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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Actualités et informations

Lundi 23 Octobre 2006

Alors que les privilèges explosent, la pauvreté touche des millions d'individus


Misère
Mardi 17 octobre est célébrée en France, et dans le monde, la journée du refus de la misère lancée en 1987 par le mouvement ATD Quart Monde, en partenariat cette année notamment avec Amnisty International. Cette initiative devrait être l'occasion, une nouvelle fois, de démontrer que la nouvelle pauvreté ronge notre société, qu'elle n'est pas l'apanage tragique de quelques marginaux, que c'est bel et bien le sort de millions d'individus.

Sept millions de travailleurs pauvres

Ils sont légion ces hommes, ces femmes, en général invisibles, discrets, honteux, qui sont tombés très bas en ayant souvent été salariés, insérés, socialement reconnus. Des gens dont la presse ne parle jamais, ou presque. Depuis trop longtemps, leur parole sociale a déserté les colonnes des médias. Ou alors leur vie de galère est fustigée par la droite qui a vite fait de les classer dans le camp des « oisifs qui abusent du RMI », des « fainéants qui ne cherchent pas vraiment du travail » ou encore de ceux qui « refusent de prendre des risques ». Car les possèdants savent entretenir le rejet des exlus, les divisions entre les pauvres eux mêmes. Ils savent aussi maintenir le black-out sur ces pauvres qui dérangent, surtout lorsqu'ils font des efforts pour s'en sortir car ils démontrent que leurs difficultés sont celles du système qui les rejette.
Rappelons que sept millions de personnes vivent avec moins de 722 euros par mois. En dix ans l'intérim a augmenté de 130%, le nombre de CDD de 60% et de CDI de 2%.

Alors que la richesse s'étale

Dans le même temps où des millions de concitoyens s'enfoncent ainsi dans le dénuement, les privations, la presse, si volontiers muette sur leur sort, regorge en revanche d'informations sur l'indécence de la richesse qui se montre, se pavane, s'admire. L'explosion de quelques grandes fortunes est inversement proportionnelle à la régression sociale de toute une partie du peuple. L'argent se nourrit de, et engendre, la précarité. Ce système permet à une minorité de prospérer en maintenant les plus grand nombre dans les difficultés. Le tout récent numéro de la revue économique « Capital » donnait des chiffres à donner le tournis. On assiste à un véritable retour des privilèges. Depuis la Libération, les plus nantis en rêvaient. La droite l'a faite. En quatre ans, les Chirac (UMP) - Raffarin 5UMP) - Villepin (UMP) - Sarkozy (UMP)ont délibérément abandonné toute politique sociale pour rendre aux plus riches ce qu'ils avaient perdu. On les a exonérés de taxes, on a baissé leurs impôts, leurs revenus ont doublé, triplé... Alors qu'on tente tout ce qui est possible pour exploiter les salariés.

Eradiquer la misère

Les communistes revendiquent un plan d'urgence pour éradiquer la pauvreté
. Contre une misère indigne de notre époque, des mesures de prévention immédiates sont nécessaires:
-un plan d'urgence pour le logement des sans-abri, usant du droit à la réquisition et favorisant la création de maisons d'accueil;
-l'interdiction des saisies, des expulsions, des coupures d'eau, de gaz et d'électricité ;
-la résorption de l'habitat insalubre;
-la mise hors la loi des marchands de sommeil...le relèvement systématique des revenus des plus démunis pour qu'aucun foyer ne vive dans notre pays en dessous du seuil de pauvreté; -un plan national de protection des enfants dans des situations de pauvreté (alimentation, santé, éducation, accès aux loisirs et aux vacances...);
-le développement des services publics dans tous les quartiers.

Plus généralement, c'est par une autre politique, résolument antilibérales, qu'on en finira avec les privilèges : réformes fiscales, réduction des écarts de salaires, relance du pouvoir d'achat, nouvelle mobilisation des fonds publics, réorientation du rôle de l'Etat et des services publics... Autant de pistes concrètes et réalistes pour rétablir la justice sociale et l'égalité des citoyens, pour le bien commun.


Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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