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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



L'arrivée au pouvoir au Portugal de la gauche plurielle (Parti socialiste au gouvernement avec le soutin du Parti Communiste Portugais, des Verts et du Bloc de gauche) avait irrité les chantres de l'orthodoxie budgétaire. Un an et demi plus tard, ce pays fragile de la zone euro affiche un déficit public au plus bas depuis 1974 et rentre dans les clous de Bruxelles


Portugal : la gauche anti-austérité a divisé le déficit par deux
Après avoir divisé par deux le déficit en 2016, à 2%, le Portugal compte le ramener à 1,5% cette année, puis 1% en 2018 avant de viser l'équilibre budgétaire en 2020: ce pari ambitieux figure dans le programme de stabilité adopté jeudi que Lisbonne s'apprête à envoyer à Bruxelles.

Si le Portugal est encore loin de l'excédent budgétaire affiché par l'Allemagne, il a de quoi faire pâlir d'envie nombre de ses voisins, l'Espagne enregistrant un déficit de 4,5% du PIB en 2016 et la France ratant de peu son objectif avec 3,4%.

Une politique de relance


Qui plus est, le Premier ministre socialiste Antonio Costa a réussi le tour de force de juguler les déficits tout en redonnant du pouvoir d'achat aux Portugais, en augmentant le salaire minimum et les prestations sociales.

«Nous avons eu l'occasion unique d'en finir avec la théorie selon laquelle l'Europe est condamnée à un avenir fait uniquement d'austérité. Le modèle portugais est une recette exportable dans tout le continent», a assuré le ministre des Finances Mario Centeno.

Cette rigueur dans les comptes a toutefois du mal à passer auprès des alliés du gouvernement minoritaire, le Bloc de gauche appelant les socialistes à «défier la Commission européenne» et le Parti communiste dénonçant «la soumission au diktat de Bruxelles».

La fin des mesures de rigueur

Mis en selle en novembre 2015 grâce à une alliance inédite avec la gauche radicale, Antonio Costa a détricoté nombre de mesures de rigueur adoptées par la droite après l'appel du pays à une aide financière internationale en 2011.

Le gouvernement est ainsi revenu en partie sur la privatisation de la compagnie aérienne nationale TAP, a mis fin aux surtaxes sur les revenus et instauré le retour aux 35 heures dans la fonction publique.

Pour faire passer pour la première fois son déficit en dessous de la barre des 3% fixée par Bruxelles, le Portugal a dû tailler dans l'investissement public, en chute de 30% en 2016.

«A court terme, les perspectives de l'économie paraissent radieuses. Mais à la longue, il sera difficile de répondre aux attentes des Portugais, car les coupes dans les dépenses nuiront à la qualité des services publics», s'inquiète le professeur d'économie Joao Duque.

Optimiste, le gouvernement a revu à la hausse jeudi sa prévision de croissance qui est passée à 1,8%, contre 1,5% auparavant, à l'unisson avec la Banque du Portugal.

Tirée par les exportations, la croissance a bénéficié du boom du tourisme au Portugal, qui a encore battu tous les records en 2016, avec des recettes de 12,7 milliards d'euros.

Des emplois dans le tourisme

Et le tourisme a fourni un quart des emplois créés en 2016 au Portugal, dont le taux de chômage est descendu à 10%, au plus bas depuis 2009.

Du coup, l'état de grâce du gouvernement de gauche perdure, avec 63% d'opinions favorables ou très favorables, contre 25% d'insatisfaits, selon un sondage de l'Université catholique.

«Ma situation s'est améliorée avec ce gouvernement. Avant j'avais 400 euros de pension d'invalidité par mois, maintenant je gagne 15 euros de plus», témoigne José Santos, 57 ans, un ancien maçon.

Un avis qui n'est pas partagé par tous: «Il n'y a pas d'argent, mais les centres commerciaux sont pleins, les gens vivent à crédit et s'achètent des Mercedes. Un jour, ils ne pourront plus payer», s'alarme Jorgeta Guerra, 46 ans.

Car même si le Portugal est bien parti pour sortir de la procédure de déficit excessif, il croule sous une dette publique de 130,4% du PIB. Et ses taux d'emprunt à dix ans frôlent régulièrement la barre des 4%, nettement au-dessus de ceux d'Italie ou d'Espagne.

CNEWS Matin

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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