Sur l'attitude très grave des délégations européennes siégeant à l'ONU est intervenu il y a quelques jours le député européen du Parti Communiste de Grèce (KKE), Giorgos Toussas, qui a dénoncé avec force le comportement « bi-partisan » des gouvernements, qu'ils soient de droite ou sociaux-démocrates, de l'UE, qui démontrerait comment l'anti-communisme, aujourd’hui ouvertement encouragé par les résolutions adoptées au niveau communautaire, « cadre parfaitement avec la tolérance vis-à-vis du fascisme et avec la glorification des groupes fascistes » tout comme il insulte scandaleusement la lutte anti-fasciste et les sacrifices endurés par les peuples du continent pendant la seconde guerre mondiale.
Dans la question posée au Conseil, Toussas demande: « Le fait que l'UE se soit abstenue sur la résolution signifie peut-être qu'elle approuve et soutient la glorification et la réhabilitation des groupes fascsistes et de ceux qui ont collaboré avec les criminels de guerre nazis dans une série d'Etats-membres de l'Union Européenne et dans d'autres pays européens? Le refus de condamner la glorification du fascisme fait peut-être partie de la tentative historiquement infondée de mettre sur le même plan Nazisme et Communisme? »
La délégation du KKE au Parlement Européen s'est saisi de l'occasion pour dénoncer également la violente campagne anti-communiste, qui connaît une escalade inquiétante ces derniers mois, à partir de la décision prise par les autorités polonais d'interdire même les symboles qui se réclament des idéaux du communisme et de la demande exprimée au gouvernement, de la part de certains secteurs du parlement de République Tchèque, d'interdire le Parti Communiste de Bohême-Moravie.
« Le Conseil condamne-t-il les mesures réactionnaires du gouvernement polonais ainsi que les persécutions actuelles contre les communistes et les travailleurs en général? », a demandé un autre député européen du KKE, Babis Angourakis.
Site du Parti communiste de Grèce (KKE): http://inter.kke.gr/