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Jeudi 16 Novembre 2006 - 23:33

H.V.N : La phrase sur le bureau du maire qui n’est pas une annexe de l’A.N.P.E semble vous avoir choqué ?
F.B : Bigrement et comme tous les chômeurs à la recherche d’une chance de dignité !
Comment rester insensible à leur souffrance et à leur détresse quand on est le premier magistrat ?
Où est le respect, où est la considération pour cette partie de population, qui recherche le droit de vivre comme tout le monde, c’est à dire décemment !


Photo Daniel Baroudi
Photo Daniel Baroudi
Henri VARIO-NOUIOUA : Monsieur BERNARDINI, avec la démission de Michel Caillat, n’avez vous pas l’impression que les Istréens doivent arbitrer une querelle personnelle ?

François BERNARDINI : Tout à fait, et cela est bien regrettable. Cette élection n’a qu’un but, celui de m’empêcher de retourner sur la scène politique istréenne.
Pour y parvenir, Caillat n’a pas hésité à prendre en otage notre ville. Son objectif est préparé depuis plusieurs semaines. Déjà le 12 septembre, il a demandé au groupe majoritaire de démissionner. Abasourdis par cette proposition, les élus; ont refusé, lui demandant même de clarifier sa position pour les prochaines élections.
Devant son silence, 25 élus lui ont exprimé leur besoin d’entente mais lui ont aussi spécifié leur préférence à mon égard si lui, Caillat, optait pour une autre solution.
Caillat n’a pas apprécié ce choix de fidélité, et avec un petit groupe, il a provoqué des élections qui s’avèrent inutiles pour les Istréens, et au passage fort coûteuses, d’autant plus inutiles que nous revoterons au début de l’année 2008, et là je serai présent.
On peut qualifier son geste de manœuvre sordide à caractère purement personnel très éloigné de l’intérêt de nos habitants.


H.V.N : Vous parlez d’un accord conclu en 2002, qu’en attendiez-vous ?

F.B : Simplement qu’il soit respecté, c’est la moindre des choses.
La parole d’homme fait partie de la dignité, en politique malheureusement elle s’évapore souvent.
En 2002, lorsque Caillat s’approcha du fauteuil de maire, nous conclûmes, l’un et l’autre, que cette fonction s’achèverait au terme du présent mandat.
C’est ce que je lui ai rappelé, en ajoutant que le siège de conseiller général, avec mon entier soutien, pourrait lui être confié.
Il a jugé cette proposition insuffisante voulant être à la fois maire et conseiller général, s’ajoutant aussi à son titre actuel de conseiller régional.
Caillat a renié sa promesse et s’est transformé en ogre politique.


H.V.N : Michel Caillat évoque la trahison des élus d’Istres pour expliquer sa décision, où est la vérité ?

F.B : Quel toupet, si une seule personne doit s’estimer trahie, c’est bien moi !
Pour camoufler la vraie raison de ce départ provoqué, il épouse le rôle de la victime. Il faut lui reconnaître un certain art pour maquiller sa manipulation.
Jamais les élus n’ont exercé une pression sur lui, ils lui ont simplement demandé de respecter ses engagements, et ne désirant le faire, il a fui !
Alors que seulement 7 élus sur 39 ont démissionné, soit moins de 20 %, nous allons voter prochainement, en plus il trahit la démocratie !

...



H.V.N : Vous voilà donc aux côtés de Nicole Joulia pour préparer votre retour ?

F.B : Me voilà d’abord à côté ou derrière Nicole Joulia pour gagner cette bataille imprévue.
Nicole Joulia est une battante réfléchie. Elle a l’explosivité de l’action mêlée avec le recul de l’expérience. C’est une force dynamique de la vie istréenne. Elle est à la fois le témoin et l’actrice.
Elle écoute, elle sait faire le point après les échanges, et ensuite elle entreprend.
C’est une véritable malle d’idées dans tous les domaines, due à son intelligence naturelle mais aussi à sa disponibilité pour les gens.
C’est une femme simple, heureuse de son parcours de vie et qui veut rendre une partie de ce bonheur intérieur à la population.
En temps que professeur d’éducation physique, elle a prouvé son dévouement professionnel, comme sportive de haut niveau et on a découvert son besoin de dépassement au service d’une équipe, depuis sa fonction de directrice de la maison de la danse. Elle a donné le goût de l’art à des milliers d’amateurs dont certains sont devenus des professionnels accomplis, à la tête de ses délégations à l’Education et au Sport elle remporte l’unanimité par des décisions mûres et adaptées.
C’est un très bon choix, un choix d’évidence, elle a réellement tous les atouts d’une élue au service des autres et non à son ambition personnelle.
Elle va être entourée d’une équipe diversifiée, fondée sur les engagements loyaux et enrichie d’éléments nouveaux porteurs de leur identité et de leur qualité reconnue.
C’est un “team” très représentatif de la vie istréenne, et qui va se mettre à son service, uniquement à son service.

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