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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Luttes sociales et politiques en Outre-Mer (DROM-COM-TOM)

Résolution du Comité Central du Parti Communiste Réunionnais



6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
Agir pour faire aboutir une réponse urgente aux revendications des plus démunis, être les militants infatigables de l’union des Réunionnais pour le développement du pays, et entrer de plein pied dans l’ère de la responsabilité afin de concrétiser des solutions réunionnaises aux problèmes réunionnais, ce sont des orientations mises en avant par la résolution du Comité central issu du 6ème Congrès du Parti communiste réunionnais.

Les 8, 9, 10 Mai 2009, lors de son 6ème Congrès, le PCR a célébré le 50ème anniversaire de sa création.

Il a analysé la situation dans le monde et à La Réunion, tracé les perspectives d’avenir.
S’agissant de son 50ème anniversaire, il était important pour le Congrès de tirer les enseignements des 50 années passées afin de mieux appréhender les actions à venir.
Le Congrès a recensé des avancées obtenues sur le plan économique, social, politique, culturel, grâce aux luttes menées notamment par les communistes.

Malgré d’indéniables avancées, d’autres combats doivent être menés car la situation sociale, pourtant déjà dramatique, s’est encore aggravée, et l’économie de La Réunion est en crise.
Le constat a été fait que les mesures appliquées jusqu’à présent ne sont plus susceptibles de redresser la situation.
Il y a donc urgence. La politique de départementalisation a atteint ses limites : il est urgent d’envisager une autre politique capable de placer La Réunion sur la voie du développement.
Le contexte économique mondial est marqué par la crise du système capitaliste frappant l’économie de tous les pays, provoquant une forte récession, des fermetures d’usines et d’entreprises, un chômage massif, une dégradation du niveau de vie de plus de 80% de la population de la planète et causant des atteintes graves à l’environnement.

Le Congrès constate également que le monde connait de rapides et profonds bouleversements ; de grands courants ont commencé à peser sur l’évolution du monde, tels la globalisation des échanges commerciaux, la progression démographique, les effets du changement climatique et les progrès fulgurants des nouvelles technologies, le PCR se fait un devoir de tenir compte de cette situation, pour élaborer des solutions afin de sauvegarder La Réunion des conséquences de la crise, en protégeant en priorité les plus démunis du désastre social et placer La Réunion sur la voie du développement.
Dans ce but, le Congrès considère qu’il est nécessaire de s’orienter vers des solutions sauvegardant l’environnement, tout en mettant La Réunion à l’abri de la dépendance énergétique et alimentaire. Le Congrès estime que l’une des orientations fortes du développement durable réside dans le co-développement régional.

Pour le Congrès, la réalisation de tous ces projets passe par la réaffirmation de l’identité culturelle réunionnaise. De ce point de vue, la réalisation de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise est un élément essentiel pour renforcer la cohésion de notre société. Cette réalisation fait partie du projet émancipateur basé sur un développement économique sauvegardant l’environnement, créant des richesses et des emplois, et que nous appelons « projet de développement durable ». Le Congrès s’engage à faire connaitre ce projet le plus largement possible, pour qu’il soit discuté, enrichi, amendé. Il doit devenir LE projet réunionnais de développement durable.

La mise en œuvre d’un tel projet ne peut se faire que par l’union la plus large des Réunionnaises et des Réunionnais. L’une des tâches principales des communistes réunionnais est donc de contribuer à ce rassemblement et à cette union, c’est ce à quoi s’engage le Congrès afin d’être fidèle à la lutte des fondateurs du Parti, et pour que le 6ème Congrès, par ses travaux et ses propositions, pèse comme l’a fait le Congrès fondateur de 1959 sur l’avenir de La Réunion pour plusieurs décennies.
Après l’ère de la Liberté, de 1665 à 1848, après celle de l’Egalité, voici qu’arrive l’ère de la Responsabilité qui permettra aux Réunionnaises et aux Réunionnais de mettre La Réunion sur la voie du développement durable.

L’union des Réunionnais pour sauver La Réunion

Le 6ème congrès du PCR s’est terminé sur plusieurs orientations de fond. Tout d’abord agir pour les plus pauvres, car il ne peut y avoir de développement durable sans que les plus démunis n’aient pas une réponse positive à leurs revendications urgentes.

Ce 6ème Congrès marque aussi une ère nouvelle, celle de la responsabilité. Car il apparaît clairement que les mesures décidées par Paris n’ont pas permis de régler des problèmes aussi essentiels, tels que le manque de travail, de logement ou la vie chère. Poursuivre de cette façon conduira à l’impasse. Le Parti communiste réunionnais propose l’alternative du développement durable. Mais le PCR souligne tout aussi clairement qu’il appartient aux Réunionnais de se mettre autour de la table, avec la volonté de travailler ensemble. Le PCR est prêt à apporter sa contribution, et affirme que l’avenir du pays ne se fera pas sans le PCR, tout comme il déclare qu’il ne se fera pas qu’avec le PCR tout seul. C’est donc un appel à toutes les bonnes volontés pour créer ensemble un projet de développement.

Voici donc brièvement résumées les données du problèmes qui sont à l’origine de la convocation du 6ème Congrès, la méthode proposée pour les résoudre avec cette perspective : réaliser l’union des Réunionnais pour sauver La Réunion.

Le nouveau Comité central du PCR

Voici la composition du Comité central élu samedi par le 6ème Congrès du Parti communiste réunionnais.

Ah Vane Natahlie
Alaguérissamy Jean-Yves
Alamélou Daniel
Alizé Edith
Amany Daniel
Aquilimaba Alain
Atchicanon Dominique
Banon Max
Bédier Joë
Bègue Elie
Bello Huguette
Bima Josiane
Calicharane Fabienne
Carassou Doris
Coupaye Jo
Coutandy Patricia
Dally Brigitte
Damour Jimmy
Damour Krishna
Darid Jean-Claude
Dejean Yvan
Domenge Ghislaine
Dreneau Alain
Dufour Michel
Flahaut Jocelyn
Fruteau Eric
Gador Firoze
Gamarus Jean-Marc
Gauvin Georges
Gigant Jean-Yves
Gironcel Maurice
Gonthier Raymond
Grondin Henri
Grondin Jean-Bernard
Grondin Joachine
Grondin Yves
Hoarau Aline
Hoarau Claude
Hoarau Elie
Hoarau Fabrice
Hoarau Jean-Max
Hoarau Gélita
Hoarau Olivier
Hyppolyte Henri
Jaurès Daniel
Judith Daniel
Judith Martine
Juhel Georgette
Lacpatia Paulette
Langenier Jean-Yves
Lauret Hervé
Lebon David
Marée Jean-Jacques
Mouniata Sylvie
Moutien Daniel
Nativel Jean-Fabrice
Nativel Robert
Pausée Yolande
Pontalba Julie
Richauvet Marie-Lou
Robert Micheline
Robert Philippe
Robert Roland
Rustan Virgile
Saint-Lys Alain
Saint Marc Jean
Sarpédon Jean-François
Savignan Jean-Claude
Séraphin Emmanuel
Séraphine Michel
Sinapin Ginette
Siou Jacques
Sisahaye Jean-Hugues
Técher Nelson
Tréport Doly
Valéama François
Vergès Pierre
Vitry Marta
Yee Chong Tchi Kan Ary
Zitte Gérard
Zuydersee Elzie

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
Un congrès pour la priorité aux plus pauvres

Il y a dix mille informations intéressantes à retenir de ce 6ème Congrès du Parti Communiste Réunionnais, dont les travaux se sont terminés en beauté hier, et "Témoignages" ne manquera pas de faire connaître, jour après jour, tous les messages forts exprimés par les participants à cet événement historique. Ici, nous voudrions en quelques mots attirer l’attention sur une orientation essentielle fixée par les congressistes à leur parti.

Il s’agit de la priorité à donner constamment aux plus pauvres dans les tâches militantes, y compris celle d’élu. Une priorité à mettre au cœur du développement durable et de toutes ses dimensions, qui est l’orientation stratégique décidée par le PCR à ce congrès.

Cette orientation a été proposée dès vendredi par Élie Hoarau et par Paul Vergès car, ont-ils souligné, il est impossible de réaliser un développement durable si notre société reste coupée en deux mondes, de plus en plus éloignés : celui des plus riches et celui des plus pauvres. « Notre préoccupation première est d’être au plus près des 52% de Réunionnais mis sous le seuil de pauvreté, nous devons mener une vraie croisade contre la pauvreté », a déclaré le président de la Région.

Et hier, tout au long des débats sur le rapport présenté par le secrétaire général du PCR, l’ensemble des intervenants a mis l’accent, sous différents angles, sur les souffrances des victimes de la politique injuste menée jusqu’à maintenant. Ils ont parlé des 400.000 Réunionnais privés d’emploi, de logement décent, de pouvoir d’achat, de droit à la formation, des illettrés, des personnes porteuses de handicap, des personnes sans domicile fixe, des jeunes exclus et sans avenir…

Des problèmes fondamentaux ont été posés à ce sujet : si l’on prône le développement économique, c’est pour qui ? Est-ce que le pouvoir politique écoute avant tout les plus malheureux ?
Ces discriminations qui frappent le "2ème monde" concernent également la culture, avec le non-respect de la langue créole, le mépris de l’identité réunionnaise, l’étouffement de nos cultures ancestrales et de notre mémoire historique. Les descendants d’esclaves et d’engagés sont les principales victimes de ces injustices culturelles.

La voie nouvelle sur laquelle le PCR veut mettre La Réunion n’a donc rien à voir avec une autoroute sirupeuse. Elle nécessite de combattre les causes des inégalités qui gangrènent notre société, afin que la priorité soit réellement accordée aux plus pauvres. C’est en cela que ce congrès restera un grand congrès.

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
Le communiste réunionnais est un militant de l’union - Paul Vergès : « construire notre Réunion développée, libre et solidaire »

« Savigny, Laude… ne se battaient pas pour un mandat d’élu, ils se battaient pour le liberté, pour faire respecter les Réunionnais dans leur pays », c’est par ce vibrant hommage à des camarades assassinés par les forces de répression à La Réunion que Paul Vergès a rappelé la responsabilité historique qui incombe au PCR dans l’union des Réunionnais pour faire respecter les libertés fondamentales, et pour faire avancer le pays vers le développement. C’est cette bataille livrée dans des conditions très difficiles qui a forgé l’influence et la solidarité du PCR, ajoute un des fondateurs du Parti communiste réunionnais. « Ces 50 ans ont fait le tri entre ceux qui entrent dans un parti pour un mandat et ceux qui entrent dans un parti pour lutter pour la liberté, l’égalité et la responsabilité », ajoute Paul Vergès.

Et ces 50 ans ont vu se succéder de nombreux partis ayant comme point commun de prendre leurs ordres à Paris. C’est ce qui fonde la différence du PCR, le parti qui a été créé voici 50 ans parce que ses fondateurs ont considéré que « la lutte pour la libération de la société réunionnaise ne peut être faite que par les Réunionnais, pour les Réunionnais », ajoute en substance Paul Vergès.
Il rappelle ensuite les perspectives qui attendent la nouvelle direction du PCR. C’est une crise mondiale qui va s’amplifier alors que dans le même temps, le problème essentiel reste la pauvreté de la population réunionnaise, à 52% sous le seuil de pauvreté. Le Congrès a considéré que le Parti doit prendre « la tête d’une croisade contre la pauvreté », rappelle Paul Vergès. Il met aussi le doigt sur les profonds changements que connaît le monde, du fait de la croissance démographique, des bouleversements climatiques et de la mondialisation. Des données qu’une « conspiration du silence » veut cacher aux Réunionnais.

Après avoir rappelé les principaux enjeux des prochaines élections européennes, Paul Vergès a souligné qu’une condition essentielle de la victoire du pays dans la lutte pour son développement est de lutter contre les inégalités dans la société. Des inégalités dont certaines proviennent des séquelles de plus de trois siècles d’esclavage et de colonisation. De cette période de notre Histoire, il ressort qu’aujourd’hui, la majorité des plus pauvres sont des descendants d’esclaves ou d’engagés, c’est-à-dire d’êtres humains qui dans la souffrance ont construit La Réunion sans qu’il soit possible de savoir où sont leurs sépultures.

« L’objectif de la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise est d’en finir avec ce passé colonial. Notre fierté, c’est que nos ancêtres sont venus de partout », précise en substance Paul Vergès. « Tous les communistes doivent être des militants, égaux entre eux et qui se respectent », poursuit-il, « c’est le message de ce Congrès. La condition de l’alliance de tout le monde, c’est de respecter notre voisin, même s’il ne pense pas comme nous », ajoute Paul Vergès avant de conclure : « C’est un message de combat et d’espoir, nous allons enfin construire notre Réunion développée, libre et solidaire ».

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
« Tout communiste doit rester modeste », et « être militant est une tâche noble »

Ce 6ème Congrès du PCR (8, 9 et 10 mai) s’est terminé par un meeting hier à la Rivière Saint-Louis, au "Parc Expo Bois". L’occasion pour Élie Hoarau, candidat à l’élection de député européen, d’éclairer les militants sur l’importance de cette échéance. Outre cette annonce, ces journées ont été formatrices, passionnantes et déterminantes dans la vie d’un militant. Il est fin prêt à diffuser et partager auprès des adhérents de sa section, la population, etc… les projets et réflexions du PCR. Cet acte est noble ! Bravo pour vos contributions que l’on a “cueillies”.

Élie Hoarau, secrétaire général du PCR
« On réunit un Congrès car la situation est grave ».
« La politique de départementalisation a atteint ces limites ».
« Pendant 50 ans, le PCR a mené des combats rudes, et parfois seul ».
« Faire prospérer la liberté, la justice, l’égalité… ».
« Rester communiste impose des devoirs, des obligations (…). Le communisme, c’est agir dans sa vie quotidienne (…). Être communiste, c’est militer pour des valeurs, faire de notre île une terre de liberté, c’est répondre aux aspirations de la population la plus pauvre, lutter contre les séquelles du colonialisme, l’esclavagisme, l’engagisme… ».
« Apporter des réponses immédiates à ceux qui en ont le plus besoin ».
« Combattre les monopoles ».
« Comment expliquer que ceux qui sont au plus bas de l’échelle sont les descendants des victimes de l’esclavagisme, l’engagiste et le colonialisme ? ».
« Sauvons d’abord les plus pauvres ».
« Être militant, une tâche noble ».

Jean-Yves Langenier
« À nous tous de faire vivre les luttes ».

Paul Vergès
« Des Réunionnais ont participé à la bataille contre le nazisme et le fascisme ».
« Le sang réunionnais a été répandu sur la terre de France ».
« Le PCR (…) s’affirme réunionnais dans ses décisions ».
« Les communistes — réunionnais — se sont battus pour la liberté de vote, de la presse… ».
« Faisons la croisade contre la pauvreté à La Réunion ».
« Où sont les sépultures des esclaves ? ».
« Tout communiste doit rester modeste ».
« Étudier pour connaître, et connaître pour aider les autres ».
« Renforcer le plan de ses connaissances politiques… ».
« Nous sommes tous des enfants de métis ».
« La Réunion sauvée par tous les Réunionnais ».

Georges Gauvin
« Alon vanz lilétrism »
« Comment une personne illettrée vit ? ».
Son vœu, « la lutte de masse contre la maladie de l’illettrisme ».

Aline Hoarau
« La culture est essentielle (…), elle permet au citoyen de devenir acteur de son pays ».
« Les premiers marrons, les premiers défenseurs des droits de l’Homme en terre réunionnaise ».
« La MCUR, gardienne de nos ancêtres, point de départ pour construire l’unité de La Réunion ».

Julie Pontalba
Au sujet des personnes handicapées, « les choses peinent à se mettre en place ».

Sabine Le Toullec
« Nous avons le devoir de réclamer l’accessibilité pour tous ».
« Combien d’animateurs sont formés aux handicaps ? ».
« Les États Généraux oublient la personne handicapée ».

Jean-Fabrice Nativel
« Le Service d’aide à la personne — l’un des deux services d’intérêt public, l’autre est l’environnement — a son rôle a joué dans la prise en charge des SDF et il peut-être un moyen d’insertion ».

Éric Fontaine
« En 2009, l’abolition de la pauvreté ».
« La pauvreté, pire forme de violence » (Gandhi).
« La lutte contre la pauvreté, une cause régionale à défendre ».

Daniel Jaurès
« Un élu est un militant avant tout pour faire avancer la cause populaire ».
« Les militants et les électeurs ne lui — l’élu — ont pas donné un CDI ».
« L’élu ne court pas derrière les indemnités ».

Alain Dreneau
« Nos positions (…) sont des leviers de luttes sociales ».
« La vision réunionnaise doit accompagner l’action communale ».
« Les élus ont une mission importante confiée par le Parti, la tentation du clientélisme doit être bannie ».

Sylvie Mouniata
« La valeur humaine, clé du développement durable ».

Firose Gador
« Des dispositifs réunionnais pour permettre à notre jeunesse de s’insérer dans la société ».

Maurice Gironcel
« Pour un développement durable et solidaire ».
« Le Plan de survie préconise le développement des énergies renouvelables ».
« La mise en place d’un Agenda 21 dans toutes les villes ».

Simone Biedinger
« Mettons-nous tous ensemble pour un projet tram-train, piste cyclable… ».

Michel Pontiac
« Les erreurs politiques » — en parlant notamment de la destruction du chemin de fer.

François Valiama
« La coopération régionale, moteur du développement de l’agriculture ».

Jean-Yves Dennemont
« Sept Groupes en France détiennent les centrales d’achat ».

Patrick Miniopoo
« À La Réunion, la Fonction Publique Territoriale compte 80% de précaires, en France, c’est l’inverse ».

Christophe Rocheland
« Le PCR continue à placer La Réunion sur la carte du monde ».

Rachid Athoumane
« Le rôle du PCR auprès des forces de progrès ».
« Pensée particulière pour ceux qui ont perdu leur vie pour La Réunion ».
« La création d’un grand forum qui réunira les forces progressistes de l’océan Indien ».

Yves Grondin
À propos de la section du Tampon, « trois demi-journées par semaine, on tient une permanence sociale ».

Sully Morbi
« La mise en place d’un programme d’abonnement et la relance de la vente militante de "Témoignages" ».

Manuel Marchal
"Témoignages", « le journal de la lutte pour le développement du pays ».
Hommage à Jean-Marcel Courteaud qui a été Directeur de publication de "Témoignages".
« "Témoignages" doit être lu par les délégués, adhérents (…). Tous ensemble, allons renforcer "Témoignages" ».

Simone Yee Chong Tchi Kan
« La femme subit la domination masculine ».

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
Interventions sur le 1ère partie du rapport du secrétariat

• Georges Gauvin: « Revanche sur l’illettrisme »
A La Réunion, plus de 110.000 personnes sont en situation d’illettrisme. Et malheureusement, ce chiffre ne connaît pas de baisse. « Une personne sur 5 que nous rencontrons dans la rue est illettrée. Comment vivre avec ce handicap ? Comment faire dans la vie quotidienne ? », demande Georges Gauvin. Les causes sont multiples, parmi lesquelles l’école. En effet, selon Georges Gauvin, « l’école est une machine qui fonctionne bien. Si ou lé bien intégré, lé bon, sinon ou reste su le côté. Y parle pas nous de notre histoire, ni de notre langue, le créole ». Or, cette langue fait partie de notre culture, de notre personnalité réunionnaise. « Mais nous doit pas abandonner », dit Georges Gauvin. Il prend l’exemple d’autres pays, notamment Cuba, la Bolivie, où la langue des ancêtres a été mise en avant et où l’illettrisme recule. « Il ne faut pas oublier que le créole est un moyen d’accéder à la connaissance, la lecture, l’écriture ». Il est également nécessaire que les anciens, les plus âgés, les parents aident ceux qui sont dans la difficulté. « Pourquoi ne pas créer un service pour lutter contre l’illettrisme ? Il faut se battre pour que dans La Réunion d’un million d’habitants, na pu d’illettrés ».


6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
• Aline Murin Hoarau « La mémoire, c’est la santé d’un peuple »
Aujourd’hui, la mondialisation contribue à la remise en cause des cultures, les comportements individualistes mettent à mal certaines valeurs. « Nous devons permettre à chaque citoyen de devenir acteur de son pays, et cela passe la culture ». Pour Aline Hoarau, la culture s’appuie sur différents points : « la langue, l’histoire de notre pays, les valeurs de cette histoire, notamment le marronnage, la lutte des esclaves et la préservation de l’identité réunionnaise ». L’accent doit être mis sur notre langue créole, elle doit être valorisée et respectée. Les travaux et les recherches inscrits dans la MCUR sont donc indispensables, il est important de renouer les liens avec nos ancêtres venus d’ailleurs. La MCUR se positionne donc en gardienne de nos ancêtres. La militante de Sainte-Suzanne propose que « les ouvrages d’art de la route des Tamarins, qui traversent différents lieux de marronnage, soient baptisés de noms de guerriers réunionnais (Pitsa, Simandare…) ainsi que les femmes (Sarlave, Rahariane…) qui ont accompagné ces grands hommes, un hommage élevé à ces premiers grands défenseurs des droits de l’Homme, ceux qui ont dit non au Code Noir, au nom de leur liberté, leur identité ».

• Julie Pontalba « Les personnes handicapées, une priorité de la politique de Développement Durable »

La loi du 11 février 2005 sur l’égalité des chances avait pour but de favoriser la scolarisation des enfants handicapés, « chaque école a vocation de recevoir des élèves de leur secteur. Malheureusement, dans la réalité, nous voyons que les choses peinent à se mettre en place, les infrastructures manquent et les personnels ne sont pas formés ». C’est une injustice. Aujourd’hui, on construit des écoles HQE, « pourquoi ne pas les adapter tout de suite à l’accueil des enfants handicapés ? Les personnes les plus démunies ont toujours été aidées par le PCR, les personnes handicapées doivent donc être une des priorités de la politique du développement durable ».

• Sabine Le Toullec « Créer une structure locale de vigilance avec des personnes handicapées »

Au nom des principes d’égalité et de fraternité, tout lieu doit être accessible à tous. Les personnes handicapées sont aujourd’hui encore exclues de tout. « En matière de logement, le manque est encore plus flagrant pour ces personnes, pour l’intégration professionnelle, même constat, pour les sports et loisirs, combien d’éducateurs sont formés ? ». Dans le domaine de la santé, les bénéficiaires de l’AAH (Allocation pour Adulte Handicapé) n’ont pas droit à la CMU. « Il faut intégrer la fraternité à nos décisions et il est important que ces personnes aient leur mot à dire dans ces décisions qui les concernent. La création d’une structure locale de vigilance avec les personnes handicapées ainsi que leur famille s’impose. Une motion relative au seuil de la CMU doit aussi être adoptée pour que les personnes handicapées puissent avoir accès plus facilement à la santé ».
• Jean-Fabrice Nativel « Trop de SDF à La Réunion »

Aujourd’hui, trop d’hommes, de femmes, d’enfants, de jeunes et moins jeunes vivent dans la rue, dans des voitures, sous les ponts, et « sa lé intolérable. Or, néna des solutions », des bénévoles travaillent tous les jours pour aider ces personnes en difficulté, des repas et des vêtements sont distribués, mais cela est loin d’être suffisant. « Et la situation de ces personnes s’aggrave ». Jean-Fabrice Nativel se dit donc prêt à s’intégrer dans des groupes de travail pour que la vie de ces personnes change enfin.

• Eric Fontaine « Abolition de la pauvreté »

« Après l’abolition de l’esclavage en 1848, pourquoi pas 2009 abolition de la pauvreté ? ». Eric Fontaine le rappelle, 53% de la population réunionnaise se situe sous le seuil de pauvreté, « comment développer harmonieusement notre pays sans ces personnes ? ». De plus, de nouveaux pauvres sont apparus, « ces personnes qui touchent 1.000 euros par mois et qui sont dans la difficulté, nous sommes donc à plus de 53% de pauvres à La Réunion ». Il faut donc trouver des moyens pour aider ces personnes. « Il y a aussi la pauvreté intellectuelle, nou coné l’histoire de la France sur le bout des doigts, mais nou coné pas l’histoire de La Réunion. C’est donc le moment d’envoyer un signal fort dans un cadre stratégique pour lutter contre toute forme de pauvreté ».

• Daniel Jaurès « La place de l’élu, la place du militant »

« L’élu est un militant avant tout », il est chargé de porter la mission que lui a confiée la section dont il est issu. Il est mandaté pour une période, « la pa donne à lu un CDI et lu doit pas court derrière les indemnités ». Quant au militant, il a pour rôle de diffuser la vie politique du Parti, « il est l’interface entre la section et la population, na poin de militant hors section ». Et le militant élu est le porte-parole de la population, « l’accession au pouvoir n’est pas un moyen d’ascension sociale et l’élu y peut pas passe à lu des débats ». En tout cas, « face aux défis, si nous veut être un Parti fort, il faut que nou lé à la hauteur de nos engagements ».

• Alain Dreneau « Comment améliorer les liens entre les élus, le Parti et la population ? »

Comment ouvrir des pistes pour La Réunion tout entière ? Pour que dans chaque commune, il y ait une vision globale réunionnaise. « Cette vision réunionnaise doit toujours accompagner l’action communale. Dans le contexte actuel, il est important de mobiliser les moyens pour toutes les personnes privées de leurs droits fondamentaux et la commune doit être un levier de cette mobilisation ». Selon Alain Dreneau, il semble essentiel aujourd’hui d’avoir une vision globale de la politique à mener sur l’île. « Ne serait-il pas possible de faire rencontrer nos élus pour une meilleure articulation de la politique d’ensemble ? », conclut-il.

2ème partie du rapport : le développement durable

• Sylvie Mouniata « La valeur humaine, clé du développement durable »

Sylvie Mouniata est intervenue pour évoquer ce qui est au cœur du développement durable : l’humain et les valeurs qui doivent lui être associés au sein de la société réunionnaise. La condition essentielle du développement durable, c’est, dit-elle, « la dignité », « la solidarité », la « fin de la discrimination homme/femme », la « cohésion sociale et la citoyenneté ». « Nous sommes tous des chargés de mission, des relais, puisque nous sommes tous responsables du développement durable de notre pays. Le moment n’est-il pas venu du combat de la fraternité ? », a-t-elle lancé à l’assemblée avant de rendre hommage à Laurent Vergès, et de remercier Paul Vergès pour son engagement en faveur du développement durable.

• Firose Gador Pour une jeunesse actrice du développement

Firose a pris la parole au nom de la section des jeunes communistes portois afin de partager leur réflexion sur l’avenir de la jeunesse. 50% des inscrits à l’ANPE ont entre 16 et 25 ans, a-t-elle rappelé. Une dure réalité qui témoigne de cette « jeunesse en danger ». « Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Les effets d’annonce, les tours de passe-passe de Sarkozy… Le jeune est devenu un alibi pour offrir des cadeaux fiscaux aux entreprises », constate Firose.

Pour les jeunes déscolarisés, la section des jeunes communistes portois préconise « un parcours d’insertion professionnelle sur une longue durée, en adéquation avec les besoins de notre territoire et ses potentialités ». Firose évoque les services à la personne, la protection de l’environnement, les énergies renouvelables, les transports doux, la récupération des déchets, toutes les « initiatives leviers de la création d’emplois ».

« Qui d’autres que les jeunes Réunionnais peuvent être acteurs du développement ? », interroge la militante. La réponse est évidente, mais elle ajoute des conditions. A ces jeunes, il faut redonner « la valeur du travail et les moyens de vivre dans la dignité ».
« En avant pour la lutte, en avant pour que les jeunes soient acteurs du développement », a-t-elle conclu avec enthousiasme.

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
• Maurice Gironcel « Agir local et penser global, changer notre façon de vivre et de consommer »

Maurice Gironcel a présenté le résultat d’un travail d’équipe mené depuis des années pour le développement durable. « L’acharnement judiciaire à Sainte-Suzanne nous a renforcé dans nos convictions. Tous ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts », a-t-il précisé.

En matière de développement durable, La Réunion est en avance dans plusieurs domaines. Bien avant la signature de Gerri en juillet 2008 au Centre d’enfouissement technique de Bagatelle, les communistes réunionnais étaient conscients des atouts géographiques et économiques du pays. Bagasse, hydraulique, éolien, solaire, énergie de la mer… le PCR y pense depuis 20 ans, « le PCR est bien un parti d’avant-garde », a déclaré Maurice Gironcel.

« Nous devons vivre autrement, ne plus vivre dans le gaspillage, afin de préserver notre planète. Agir local et penser local, changer notre façon de vivre et de consommer », a-t-il ajouté.

Ainsi, pas de développement durable sans la fin des inégalités sociales contraignant 52% de la population à vivre avec moins de 800 euros par mois. Pas de développement sans réponses aux attentes de la jeunesse, dont les jeunes diplômés, qui ont « une impression de gâchis, se retrouvent au bord du chemin ».

Maurice Gironcel a ainsi plaidé pour un développement endogène dans un contexte de récession de l’économie occidentale. « Nous sommes à un tournant historique important. Les pays de l’océan Indien vont changer la donne qu’on le veuille ou non ». Le co-développement devra ainsi se faire dans la responsabilité et la fraternité.

La protection de l’environnement, la valorisation des déchets, les énergies renouvelables doivent s’accompagner d’emplois innovants et qualifiants pour la jeunesse. Maurice Gironcel a ainsi évoqué l’exemple de Sainte-Suzanne avec ses panneaux solaires, ses éoliennes, son biogaz. Il a ainsi plaidé pour la mise en place d’un Agenda 21 dans toutes les communes. Les énergies renouvelables devraient créer 15.000 emplois.

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
• Simone Biedinger Pour une vraie politique de déplacement

« Plus nous tarderons, plus nous subirons la politique du tout automobile imposée par les différents gouvernements ». Pour Simone Biedinger, il est impératif d’agir rapidement pour contrer les effets négatifs de la destruction du train lontan et du chemin de fer : gaspillage du foncier pour les parkings, dépenses liées aux voitures, impact sur la qualité de l’air, embouteillages.
Quelle alternative proposer aux Réunionnais pour une meilleure qualité de vie ? « Une politique multimodale de déplacement ». Voitures moins polluantes, vélos, rollers, bus, les moyens de se déplacer ne manquent pas. « Il faut accélérer le projet tram-train et La Réunion île cyclable », a-t-elle conclu.

• Michel Pontiac « Tous pour le tram-train »

« Les embouteillages sont devenus une spécificité réunionnaise », constate ce militant de la section communiste de Saint-Denis. La route des Tamarins, la route du Littoral ne seront qu’un « soulagement à court terme ». La Réunion a déjà perdu 40 ans depuis la destruction du chemin de fer. Le militant n’exclut pas des moyens de locomotion par voie maritime, mais la priorité reste le tram-train. « C’est presque un crime de mettre des bâtons dans les roues de ce projet Tram-train. Un projet utile à tous et créateur de 6.000 emplois ».

• François Valiama « La coopération est le moteur du développement de l’agriculture »

François Valiama est fier de faire partie du PCR. Il a profité de son intervention pour remercier les personnes charnières qui ont fait vivre le Parti.

Comment concilier préservation des activités agricoles et croissance démographique sur un territoire insulaire restreint ? Solutions évoquées par François V : reconsidérer le rôle de la filière canne, filière en perte de vitesse dans notre île ; mettre en place un système d’échange et de coopération avec les pays de l’océan Indien ; se concentrer sur l’autosuffisance alimentaire ; créer des usines de biocarburants pour la création d’emplois, valoriser la canne, contribuer à la protection de l’environnement ; construire les logements en hauteur.

• Jean-Yves Dennemont Circuit de distribution des marchandises

Sept Groupes de la grande distribution dominent le marché avec leurs propres centrales d’achat. De là viennent 90% des produits achetés à La Réunion. Comment notre île peut-elle s’affranchir de ces oligopoles ? Les associations des usagers et des consommateurs peuvent lutter pour la création de nouvelles centrales d’achat. La Réunion peut développer des collaborations avec des distributeurs autres que la métropole et l’Europe, et lever ainsi l’exclusivité des liens avec l’Europe pour l’Asie du Sud-Est. Ce qui nécessitera un changement de mentalité des consommateurs.

• Patrick Niobe « Quel service public pour La Réunion du million d’habitants ? »

Patrick Niobe invite à une réflexion sur l’avenir du service public à La Réunion. En 1946, le gouvernement a transféré un service public dans le nouveau Département d’Outre-mer en accordant des avantages aux fonctionnaires métropolitains. Grâce à la lutte, les Réunionnais ont pu obtenir l’égalité de traitement. Mais on constate qu’aujourd’hui, ce modèle ne fonctionne plus. Ainsi, dans la fonction publique territoriale, 80% des 32.000 agents sont précaires. En France, c’est le contraire. En 2025, La Réunion aura 200.000 habitants de plus, des jeunes de plus en plus diplômés. Il est temps d’ouvrir une réflexion pour un service public résolument moderne.

• Christophe Rocheland « Le PCR doit continuer à placer La Réunion sur la carte du monde »

Le maire de Saint-Louis a donné l’exemple cette semaine avec l’accueil des Sud-africains. Il faut trouver « une alternative au lien néocolonial qui nous relie à la métropole », rompre avec l’économie de comptoir, renforcer les échanges avec les pays émergents : Inde, Madagascar, Chine, Mozambique, etc… en menant « une politique extérieure unifiée en collaboration avec la diplomatie française ».
C’est le travail entrepris par le président de la Région Paul Vergès et qui doit être poursuivi. Ainsi, pourquoi ne pas installer des « bureaux de promotion de nos atouts touristiques, économiques et culturels dans les pays émergents ? ».

• Rachid Athoumane Le PCR et les forces progressistes de l’océan Indien

Un militant du Port ému et fier de célébrer les 50 ans du PCR avec l’un de ses pères fondateurs, Paul Vergès. 50 ans de combat et de persévérance à continuer. « Il reste un long chemin à parcourir avec l’océan Indien ». Rachid propose ainsi de renforcer la coopération car le PCR a toujours répondu présent pour trouver un terrain d’entente avec les forces progressistes. Il lance ainsi l’idée d’organiser un forum avec les forces progressistes des pays de l’océan Indien ainsi que la tenue d’Assises régionales.

6ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE RÉUNIONNAIS
Les 800 congressistes : une photographie de la société réunionnaise du début du 21ème siècle

Un questionnaire avait été remis au congressiste, afin de mettre en exergue des données statistiques. Ces statistiques nous fournissent des données sociologiques (âge, profession…) de nos congressistes. Ces données pour l’essentielle sont le reflet de notre société. Une comparaison peut être faite par rapport au 1er congrès du Parti le 17-18 mai 1959 où 155 délégués étaient présents contre près de 800 aujourd’hui.

Il est à noter tout d’abord que 57% des congressistes sont des hommes contre 43% de femmes. Pour rappel, en 1959, les femmes ne représentaient que 20% des congressistes. (Voir graphique)

L’âge moyen était de 46 ans contre 43 ans en 1959
18-30 ans 11%
30-60 ans 73%
60 et + 15%

Concernant l’activité

(Plus voir graphique)
66% en activité
34% non actifs
Dont 15% de retraités

Profession des congressistes
Agriculteur 1,6%
Ouvrier 10,7%
Employé 70,6%
Artisan, commerçant 6%
Cadre 10,7%

La grande majorité de nos congressistes travaillent dans le secteur tertiaire. On peut noter le faible pourcentage d’agriculteurs. Cela reflète la structure actuelle de notre société. La société réunionnaise est aujourd’hui fortement « tertiarisée ». En effet, le secteur agricole ne représente aujourd’hui que moins de 2% de l’emploi à La Réunion ainsi qu’une infime partie de la valeur ajoutée créée.
Si on compare par rapport à l’année 1959, près de 20% des congressistes étaient des agriculteurs car le secteur représentait un poids important dans l’économie. A cette époque, le taux chômage à La Réunion n’était pas aussi important qu’aujourd’hui, d’où le faible nombre de sans profession (5%).

Niveau d’étude
Sans diplôme 31%
Brevet, CAP, BEP 38,5%
Bac 14,5%
Bac + 16%

Le système éducatif s’est mis en place avec beaucoup de retard à La Réunion, ce qui explique que bon nombre de Réunionnais n’ont aucun diplôme. Mais la situation change. Ces dernières années, la Région a mis l’accent sur le système éducatif réunionnais. En effet, 43 lycées ont été construits sur les 20 dernières années et l’enseignement supérieur compte près de 15.000 étudiants.

Nous vivons dans une société de consommation à outrance et de communication et d’information de masse qui véhicule une idéologie et des images qui ne valorisent pas le développement durable de la société réunionnaise.
Nous devons tout faire pour porter à la population, aux électrices, électeurs, des informations plus justes, plus adaptées à notre situation.

Plus que jamais, il faut mettre fin aux injustices et inégalités qui sont criantes dans notre pays. Rappelons que 52% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et la barre des 112.000 demandeurs d’emploi a été atteinte cette année. Pour développer notre économie, l’accent doit être mis sur les secteurs productifs tels que le primaire (agriculture) ou le secondaire (industrie).
Les grands projets proposés par le PCR concernant l’autosuffisance alimentaire ou l’autonomie énergétique permettront de créer des milliers d’emplois.

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Les publications sur ce blog n'engagent pas la responsabilité de la section de Vaulx-en-Velin du PCF, mais uniquement de son auteur.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Les publicacions en aquest bloc no comprometen la responsabilitat de la secció de Vaulx-en-Velin, però només el seu autor.

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