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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Municipales et Européennes 2014

Dans cet ancien bastion communiste, le clientélisme est roi depuis l'arrivée aux affaires de l'UDI Stéphane De Paoli. Nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d'ascenseur éhontés : la vieille tambouille politique n'a pas changé de recette, et les gourmands ne manquent pas. A commencer par le maire qui, en plus de son indemnité d'élu, perçoit une allocation chômage de 1 851 € net par mois


Bobigny : la gestion folle du nouveau maire
Il s’en passe de belles à Bobigny. Depuis six mois, les murs de la mairie sont le théâtre de petits arrangements entre amis et de méthodes pour le moins expéditives. Après s’être illustrée dans une sombre affaire de pressions et de menaces auprès d’une adjointe à la petite enfance – que Marianne révélait en juillet dernier –, la nouvelle équipe UDI continue de pratiquer une gestion pour le moins folklorique des ressources humaines, comme le prouvent les documents que Marianne a épluchés. L’idée fixe du nouveau maire : optimiser les rémunérations de la valeureuse équipe qui l’entoure. En quelques semaines seulement, certains des jeunes et fidèles lieutenants de l’édile ont ainsi bénéficié du même traitement qu’un agent titulaire d’un bac + 5 en fin de carrière. Revue de détail.

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le principal intéressé. Tout juste ceint de l’écharpe tricolore en avril dernier, Stéphane de Paoli s’est accordé une confortable indemnité de 4 500 € net, le maximum légal pour une ville préfecture de moins de 50 000 habitants. Une première décision, hautement symbolique, qui a beaucoup fait jaser dans les couloirs de l’hôtel de ville. Ce natif de « Boboche » – le surnom de Bobigny – qui travaillait jusqu’ici dans le secteur du bâtiment est passé du statut d’illustre inconnu en politique à celui de premier magistrat le mieux payé du département. « Le maire a abandonné son activité de conducteur de travaux », justifiait son entourage, en juin, dans les colonnes du Parisien, pour expliquer ces 4 500 €. Soit.

Bobigny : la gestion folle du nouveau maire
Mais « l’entourage » cité par notre confrère a omis de préciser une chose : selon nos informations, Stéphane de Paoli pointe aussi à l’agence Pôle emploi de Bobigny depuis le 10 novembre 2013, soit pile quatre mois avant le début officiel de la campagne municipale. En vertu de quoi, il touche, outre son indemnité d’élu, une allocation chômage de 1 851 € net par mois, avec des droits qui courent encore pendant plus d’un an. Rien d’illégal à cela : la fonction de maire n’étant pas une activité professionnelle, il est possible de cumuler les deux. A une condition toutefois : accomplir des « actes positifs et répétés de recherche d’emploi ». Ce que le chômeur de l’hôtel de ville assure faire puisque, début septembre, il s’est connecté sur le site de Pôle emploi pour « s’actualiser », comme on dit dans le jargon de l’agence. Les 20 % de demandeurs d’emploi balbyniens seront heureux d’apprendre que leur maire partage leur triste sort…

Après de Paoli, la médaille du mieux loti revient au turbulent Kianoush Moghadam. Artisan de la victoire de l’UDI grâce à ses réseaux dans les cités de la ville, ce fan de Scarface et de la série « Braquo » a été bombardé directeur du développement territorial de Bobigny, en charge de l’habitat, du logement, de l’urbanisme et du développement économique. Diplômé d’un master 1 en urbanisme de l’université Paris-X Nanterre, le trentenaire était celui qui avait le plus élevé la voix lors de la séance d’intimidation de juillet dernier, où le premier adjoint, Christian Bartholomé, entouré de deux de ses sbires avait voulu faire craquer une employée qu’ils suspectaient de trahison. « Ferme ta gueule ! Tu crois que tu parles à qui, ici ? Tu parles à Kianoush, là ! Réveille-toi, y a personne qui me parle comme ça dans cette ville ! Ferme la ta bouche de merde. » Un sens de l’abnégation et de la formule qui valait bien d’être élevé par arrêté du maire au grade d’« ingénieur en chef de classe normale » échelon 10. Rien de moins. Son salaire ? 3 625 € brut par mois. Auxquels s’ajoute une mystérieuse et généreuse « indemnité spécifique de service » de 2 025 € brut, soit un total mensuel de 5 650 €. Aux petits soins, la municipalité lui verse également une « prime de rendement » de 245 € brut mensuels. La maman de ce brillant sujet n’est pas oubliée : embauchée comme secrétaire personnelle de Stéphane de Paoli, elle émarge à 1 724 € par mois. Chez les Moghadam, le militantisme paie ! Mais ce n’est pas tout…

http://www.marianne.net/Bobigny-la-gestion-folle-du-nouveau-maire_a241879.html

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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