Twitter
Facebook
Google+
Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Programme et idées du Parti communiste français

Cet article du PCF de Morlaix récapitule la position historique du PCF sur les langues régionales et leurs enseignements. Un article portant sur la défense et la promotion du Breton. Cette analyse se transpose sans difficulté sur la Catalogne-Nord (avec sa langue catalane et ses écoles en immersion - les Bressola)


Ce que propose le PCF sur les langues régionales (ici le Breton)
«La langue et la culture bretonnes constituent une richesse qu’on ne saurait accepter de perdre.»

Ainsi commence l’exposé des motifs d’une proposition de loi élaborée en 1974 par les fédérations de Bretagne du Parti communiste et destinée à défendre et à promouvoir la langue et la culture bretonnes, tout particulièrement dans le domaine de l’Enseignement, mais aussi dans les domaines de la radio et de la télévision. Soulignant tout l’intérêt porté à ces problèmes par le PCF, nous ne pouvons que rappeler ce qui nous relie en la matière aux institutrices et instituteurs qui reconstruisirent Ar Falz après la Libération, aux interventions de Marcel Cachin(1) dont le nom reste attaché à la première proposition de loi tendant à la «conservation de la langue et de la culture bretonnes» présentée le 16 mai 1947 par les députés communistes Pierre Hervé, Gabriel Paul Alain Signor pour le Finistère, Hélène Le Jeune et Marcel Hamon pour les Côtes-du-Nord, Louis Guiguen pour le Morbihan et l’ensemble du groupe des députés communistes et apparentés (2) .

Dans la période récente les Fédérations bretonnes du PCF ont pris des initiatives de rencontres et de débats comme ce fut tout particulièrement le cas lors de la venue de Pierre Laurent, secrétaire national de notre Parti en Bretagne : eut lieu à cette occasion à Loudéac le 2 avril 2016 une rencontre avec des représentants d’associations culturelles et de syndicats attachés à la défense et au développement des langues et cultures régionales. Plus récemment ce fut à la Fête de l’Humanité le 10 septembre dernier un riche débat organisé par les communistes bretons auquel participaient des responsables syndicaux et associatifs oeuvrant pour notre vieille langue celtique. Plus récemment encore fut organisé lors de la Fête de l’Humanité Bretagne à Lorient le 3 décembre dernier un autre débat portant sur ces questions.

C’est ce travail d’écoute, de prise en compte des exigences de celles et ceux qui, sur le terrain, travaillent au maintien et à l’épanouissement des langues (breton et gallo) et des cultures populaires propres à notre région qu’entend poursuivre le PCF en Bretagne. Ce travail est d’autant plus nécessaire que la politique d’austérité conduite par l’actuel gouvernement, dans la foulée des précédents, met en péril tous les efforts des milliers de personnes qui se dévouent à cette cause dans le cadre de leurs associations ou dans le système scolaire. Ce combat pour les langues et cultures régionales doit par conséquent également passer par le combat populaire pour rompre avec ces politiques de régression.

Aussi bien ce petit document que nous publions ici ne saurait donc être considéré comme clôturant nos réflexions. Il ne vise qu’à présenter les grands axes d’une réflexion collective, et c’est avec le plus haut intérêt que nous recevrons toutes les remarques et contributions de nature à enrichir notre document dont nous ne pouvons que souhaiter qu’il puisse dores et déjà contribuer à faire avancer dans les institutions et dans la société la cause de la langue bretonne, et celle du gallo ; bref celle d’un héritage de haute valeur auquel une véritable démocratie doit faire toute sa place... et sans barguigner.

Amédée Perrot mai 2017

(1) Marcel Cachin : Né à Paimpol. 1869-1958, dirigeant du PCF, sénateur, fondateur en 1930 des «Bretons émancipés», association qui se transforme après la guerre en «Union des sociétés bretonnes d’Ile de France», très vivante encore aujourd’hui.

(2) Le rapporteur désigné par l’Assemblée s’empressa d’enterrer le projet; c’était monsieur Dexone , le futur auteur de la loi de 1951 qui porte son nom, loi très en retrait par rapport à celle qu’avaient proposée les communistes.

A propos de la Charte culturelle européenne des langues et des cultures minoritaires.

Nous nous sommes déclarés favorables à la ratification de la Charte. Malheureusement la proposition de loi constitutionnelle autorisant cette ratification a été enterrée par le Sénat, à majorité de droite alors qu’elle avait été largement approuvée par l’Assemblée nationale. Les élus communistes et Front de Gauche, tant à l’Assemblée qu’au Sénat ainsi qu’au Parlement européen ont avec constance réitéré leurs prises de position et leurs votes en faveur de cette ratification. Face au capitalisme mondialisé qui détruit la diversité dans tous les domaines et ne connaît d’autre langue que celle de la finance, ratifier cette Charte, loin de mettre en cause l’unité de la République ne pourrait que l’enrichir et la renforcer. Au demeurant il va de soi que pour nous ce qui vaut pour le breton et le gallo vaut pour toutes les autres langues existant dans les autres régions de France, comme pour celles d’Outre-Mer et celles issues des immigrations. Il s’agit de mettre en avant un processus de démocratisation de la société, de reconnaissance des cultures populaires et de création des conditions de leur plein épanouissement. Il s’agit du respect dû à chaque individu dans ce qu’il porte souvent au plus profond de lui-même. Il s’agit ici de liberté, de démocratie, d’égalité.

A propos de Diwan.

Lors de la demande de l’école associative Diwan d’intégrer le service public d’éducation, nous nous y étions montrés favorables. Il est regrettable que le Conseil d’État, pour des motifs qui ont peu à voir avec la culture, ait bloqué toute possibilité d’intégration. Qui peut en effet raisonnablement penser que l’emploi de la méthode pédagogique d’immersion représenterait un danger pour la République? Nous ne perdons pas l’espoir que le chemin puisse à nouveau être recherché pour l’intégration et que l’obstacle du Conseil d’État puisse être levé.

PCF Morlaix

Nicolas Maury
Facebook Twitter LinkedIn Digg Google Tape-moi Reddit Meneame Viadeo Pinterest


Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

i[Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Rubriques

Recherche




RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile