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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



La France n'est pas aux travailleurs, elle est à 500 familles qui la pillent

La conférence de l’ONU s’est conclue samedi, en Pologne, sur le sentiment mitigé d’avoir sauvé le processus multilatéral mais sabordé les ambitions en termes de lutte contre le réchauffement


La COP24  sauve la diplomatie mais pas le climat (L'Humanité)
L es diplomates « diplomatisent » et la société civile fulmine au lendemain de la COP24, qui s’est conclue samedi, en Pologne. Les uns saluent le sauvetage in extremis d’un processus multilatéral qui avance sur un fil. Les autres s’alarment d’un sabordage des ambitions qu’avait fait émerger l’adoption de l’accord de Paris, en 2015. À l’arrivée, une chose paraît sûre : cette 24e conférence des Nations unies sur le climat ne devrait pas laisser, dans l’atmosphère, la trace que l’on espérait d’elle.

Trois ans après la COP21, la vocation de ce nouveau rendez-vous était claire : il s’agissait de finaliser un manuel d’application de l’accord de Paris – rulebook, en langue onusienne – établissant les règles qui présideront à sa mise en œuvre concrète, à compter de 2020. Surtout, la COP24 devait permettre d’enclencher le renforcement des engagements internationaux en termes de réduction de gaz à effet de serre (GES), encore très éloignés des objectifs de limiter le réchauffement à moins de 2 °C, voire à 1,5 °C.

À l’arrivée, le manuel existe bel et bien, adopté à l’issue d’une ultime session de discussions houleuses. Des règles indispensables à la transparence des politiques climatiques des États ont ainsi été établies concernant la comptabilisation et le suivi des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais c’est bien là la seule base sur laquelle adosser l’espoir d’un changement rapide et solidaire.

Les États refusent toute référence aux droits humains

Car, pour le reste, le rulebook onusien « omet des éléments essentiels pour rendre la transition juste, inclusive, équitable et pour apporter des réponses aux plus vulnérables face à la crise climatique », relève Réseau Action Climat (RAC), dans un communiqué.

Ainsi les États ont-ils refusé d’y intégrer toute référence aux droits humains, à la sécurité alimentaire et à l’égalité des genres, désavouant le vœu de transition juste qu’ils avaient formulé à Paris. Or, « en n’intégrant pas la dimension humaine et sociale indispensable, (ils) risquent d’entamer la nécessaire transition écologique en créant plus d’inégalités », souligne Sara Lickel, du Secours catholique-Caritas France.

Les 100 milliards de dollars par an promis, à l’horizon 2020, aux pays en développement pour les aider à faire face aux enjeux traînent par ailleurs à être rassemblés. Là encore, le manuel d’application « établit des règles trop faibles pour (leur) assurer que les financements climatiques seront bien réels et adéquats », relève encore le RAC. Enfin, le rehaussement des ambitions en matière de réduction de GES est repoussé à plus tard. Les États se laissent jusqu’en 2020 pour mettre sur la table de nouvelles propositions, adoptant la stratégie risquée de la dernière minute.

Même les mécanismes d’échange de quotas d’émission auront posé souci. Par un ultime coup de pression, le Brésil aura obtenu d’affaiblir la régulation de futurs marchés carbone.

Les négociations, souvent « denses et techniques, ont été fréquemment paralysées par des discussions politiques aiguisées », rapporte le New York Times. À mi-chemin de la conférence, une bataille portant sur la fiabilité de la science climatique « a mis en péril le processus même des négociations », poursuit le quotidien américain. Plusieurs délégués, singulièrement ceux des pays les plus vulnérables, insistaient pour suivre les recommandations du rapport publié par le Giec en octobre dernier, lequel indique que, pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, les émissions de CO2 devront avoir diminué de moitié d’ici douze ans. Les États-Unis, épaulés de l’Arabie saoudite, du Koweït et de la Russie, sont alors montés au créneau pour décrédibiliser le travail scientifique et en affaiblir la portée.

En toute fin de session, le Brésil – dont le nouveau président, Jair Bolsonaro, jure, à l’instar de Donald Trump, d’exfiltrer son pays de l’accord de Paris – a à son tour bloqué les échanges, leur valant une nuit de prolongation. Rien que du très attendu, somme toute, venant de ces « mauvais élèves du climat », soulignent beaucoup d’observateurs, qui s’affichent au final bien plus sévères vis-à-vis de l’inertie de l’Europe. Laquelle n’aura, globalement, pas joué le rôle moteur que promettent ses discours.

Marie-Noëlle Bertrand
L'Humanité

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Les publications sur ce blog n'engagent pas la responsabilité de la section de Vaulx-en-Velin du PCF, mais uniquement de son auteur.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Les publicacions en aquest bloc no comprometen la responsabilitat de la secció de Vaulx-en-Velin, però només el seu autor.

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