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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Histoire du mouvement social et communiste

Dimanche 8 Janvier 2006

Le Parti communiste français en 1940. Première partie, le Front Populaire (1934-1939) et l’esprit anti-fasciste


Comité central du PCF en 1936
Comité central du PCF en 1936
A) L’héritage du Front populaire: "la lutte anti-fasciste" (1934-1938)

La montée du fascisme en Europe ne laisse pas indifférents les communistes. Le fascisme est considéré, par les communistes, comme une forme exacerbée de la dictature de la bourgeoisie. Avec l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933, l’Internationale Communiste, sous l'impulsion des communistes français, décide de lancer la dynamique des "fronts communs".

En France ceci se traduit par un rapprochement avec la SFIO en 1934, après la tentative de putsch des ligues factieuses en février. On veut une union pour la défense des libertés. Le rassemblement du 14 juillet 1935, rassemble des centaines de milliers de parisiens, des communistes, des syndicalistes, des socialistes, des radicaux ... Une volonté de lutter contre les fascistes apparaît : "Nous faisons le serment solennel de rester unis pour désarmer les ligues factieuses. Pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine". Un serment que les socialistes trahiront rapidement dès 1938.

Ainsi est né le Front populaire, une alliance autour des communistes, des socialistes, des radicaux, sur la base d'un programme social, démocratique et anti-fasciste. Les législatives de mai 1936 donneront la victoire au Front populaire, le PCF rassemblera plus de 15% des suffrages. S'en suivront les grandes grèves de 1936 et les accords de Matignon. La CGT réunifiée, sous l'impulsion du communiste Benoit Frachon, obtiendra les congés payés et bien d'autres choses.

Lorsque que le fasciste France tente de renverser la République espagnole, le Front Populaire se divise. Le gouvernement de Léon Blum ne soutient pas ses homologues espagnoles légalement élus, les principales puissances démocratiques répugnent a intervenir a la différence de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste. Le PCF s'oppose à ce qu'il dénonce comme "l'hypocrisie de la non intervention" et lance une campagne de soutient a l’Espagne et organise les brigades internationales (Le Colonel Fabien en sera un des héros).

B) Munich ou la fin de l'espoir

En 1937 Léon Blum décrète la "pause sociale" et suspend toutes les conquêtes obtenues par les luttes de 1936. Le PCF condamne cette attitude mais c'est peine perdue, de compromis en abondons, le gouvernement Blum va vers sa fin irrémédiable et est renversé en juin 1937. En 1938, le second gouvernement Blum tombe aussi. Le mouvement social laisse faire, les radicaux de Daladier quittent le Front populaire.

Le 29 septembre 1938 des accords sont signés à Munich entre Hitler-Mussolini-Chamberlain (Angleterre) et Daladier (France), on ne se battra pas pour la Tchécoslovaquie, Hitler à les mains libres en Europe pour permettre la libre expansion de son Reich.La paix est sauvée clame la presse française. Ce n'est pas l'avis du PCF qui refuse de voter ce traité a l'assemblée en octobre 1938 , il est presque seul.

On ne fait pas reculer Hitler en acceptant ses revendications dévorantes, on ne bat pas le fascisme en capitulant devant ses exigences. Cependant des hommes à courte vue soupirent un "lâche soulagement" comme déclare Léon Blum. Daladier, fort de sa renommée, commence la destruction des des acquis de 1936 avec les "décrets-loi" de 1938.

Le PCF, isolé face à la lâche capitulation de la SFIO et des radicaux à Munich appelle à "balayer l’esprit de Munich pour l’esprit de Valmy".

C) Le choc du pacte Germano-soviétique

Les espoirs français reposent sur une union entre la France, le Royaume Uni et l'URSS. Joseph Staline tente, en vain de relancer une alliance contre le fascisme, or le traité de Munich brouille les pistes. L'URSS souhaitait faire de la question tchèque un moment décisif du rapprochement avec la France contre l'Allemagne.

Français et Britanniques ont du mal à se dégager des vieux rêves de destruction de l’épouvantail bolchevique. Face a cela l'URSS met en garde contre la guerre "impérialiste" qui s'annonce en Europe. Face aux positions anti-soviétiques des européens, Staline choisi la sécurité.

Le coup de théâtre vient le 24 août 1939, on apprend que l'URSS et l'Allemagne ont signée un pacte de non agression. Pour l'URSS et face aux déclarations des occidentaux joue la prudence et décide de laisser face à face les puissances occidentales.Cette annonce désarçonne l'opinion française qui croyait en une alliance avec l'URSS.

Le refus des députés communistes de voter les accords de Munich déclanche une vague anti communiste qui exige la dissolution du PCF sous le pretexte d'avoir voté "contre la paix".Le pacte germano-sovietique renforce la desorientation du PCF qui est divisé entre soutient a l'URSS et l'union des français contre l'agresseur hitlerien.
Le PCF se retrouve isolé.

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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