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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Histoire du mouvement social et communiste

Lundi 9 Janvier 2006

Le PCF face a la guerre (1939-1940) - seconde partie


Les signataires des accords de Munich en 1938
Les signataires des accords de Munich en 1938
A)le mot d'ordre du PCF:le refus de la "guerre impérialiste"

Au début septembre 1939, le PCF est sans ligne cohérente, l’Internationale Communiste est de son coté plus capable de faire face à la guerre, qu'elle tient pour inévitable depuis les accords de Munich et la trahison des "grandes démocraties" occidentales. La ligne des communistes est à nouveau teintée du slogan "classe contre classe", on appel les français à refuser "la guerre impérialiste" pour protéger l'URSS et les révolutionnaires. La guerre qui s'annonce n'est autre qu'une lutte entre des puissances impérialistes.

Cependant la sensibilité de l'URSS et de l'Internationale Communiste sont une chose, et celle des communistes français en est une autre. Le PCF infléchie sa position, même si demeure, dans son discours, la thématique de la guerre impérialiste. Il y a une juxtaposition de la volonté de mener une lutte sans merci contre l'hitlerisme : "nous sommes anti-hitlerien, antifascistes" déclare Maurice Thorez en octobre 1939.

La réorientation est pleinement accomplit en novembre face a l'incurie gouvernementale et à la répression systématique qui empêche toutes expressions légales et massives du Parti communiste.

B)l'interdiction

"Union de la nation française contre l'agresseur hitlerien!" titre l'Humanité, le 26 août 1939. Ceci n’empêche pas le journal communiste fondé par jean Jaurès, d' être saisi par les forces de l'ordre. Les journées qui suivent estompent peu le désarroi. Pour certains militants comme Paul Nizan c'est incompréhension.

La guerre tant redoutée éclate au début septembre 1939. Les communistes ont déjà décidés leurs attitudes en cas de conflit :ils se battront les armes à la mains contre les hitleriens honni. C'est la décision de la direction du PCF et des députés.

Peine perdue, la répression s'abat impitoyablement sur les militants actifs, et tandis qu'une campagne anti communiste sans précédent déferle, le 26 septembre 1939 la dissolution officielle du PCF, de ses organisations, de quelques 300 conseils municipaux est prononcée avec le décret du socialiste Sérol (SFIO). Les anciens alliés du Front populaire participent pleinement à la grande curée anti communiste.

Pour les militants communistes qui ne renoncent pas, le temps est venu de basculer dans l'action clandestine, des réunions éparses se tiennent, des tracts circulent sous le manteau. Pour l'humanité, qui reparaît clandestinement le 26 octobre 1939, les choses sont claires : la guerre est un prétexte pour détruire les communistes et l'URSS. Pour les dirigent cette guerre n'est pas celle des peuples mais celle de l’impérialisme. Au début de 1940, la chambre des députés vote la déchéance des députés communistes, le 19 janvier 1940 Maurice Thorez quitte son régiment et doit fuir à Moscou, Jacques Duclos fuit à Bruxelles, Marcel Cachin en Bretagne... la direction du PCF entre dans la clandestinité.

C)La répression

L'hiver 1939-1940 est très difficile pour le PCF, les autorités françaises mènent une répression forte contre les communistes. Le PCF se retrouve isolé, largement coupé d'une opinion dominée par la propagande officielle, il compte alors les coups plutôt qu'il n'en donne. Il assiste au déferlement anti soviétique qui accompagne la guerre fino-soviétique en 1940. On est dans une période, de plus en plus curieuse, ou on envisage une intervention en Finlande et vers Bakou plus que contre l'Allemagne.

Le PCF est malmené Paul Reynaud se vantera d'avoir opéré des milliers d'arrestations, déchu prés de 2800 élus communistes et suspendu 317 municipalités. Le 9 avril 1940 le décret loi Sérol (SFIO) envisage la peine de mort contre les communistes.

Le PCF est en crise en 1940, il perd 1/3 de son groupe parlementaire, ces traîtres se rallieront à la France de Vichy. 4 membre de sa direction quittent le PCF, les cadre syndicaux de la CGT, issue de la CGTU sont exclus. Le mobile de la guerre devient l'anti communisme. Etienne Fajon, François Billoux et tant d'autres sont envoyés au bagne en avril 1940.

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

i[Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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