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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Actualités et informations

Vendredi 21 Décembre 2007

Sans aucune concertation, sans aucune préparation, sans prendre en compte les conclusions du rapport expérimental mitigé, le ministre Xavier Darcos entend généraliser la durée de formation pour les baccalauréats professionnels à 3 ans. D’ici 2010 cela concernera plus de 45 000 élèves. Une première étape à la rentrée 2008 consisterait à remplacer 25% des secondes professionnel BEP par une 1ère année de Bac pro


Réfome des bacs pros : halte à la casse !

Cette transformation des filièresBEP (2ans) + Bac pro (2ans) en une filière directe Bac pro 3ans n’estpas sans conséquences !!!Alors même que les filières professionnelles souffrent du manqued’enseignement général, la réforme prévoit une baisse conséquente desheures de Français, histoire géo (102h supprimées), de langue vivante 1(68h supprimées), de maths sciences physiques (136h qui sautent).L’enseignement professionnel est une composante importante del’Éducation Nationale !!! Alors pourquoi priver ces élèves d’unenseignement général de qualité ? C’est une question d’égalité entreles formations et une question de citoyenneté. L’enseignementprofessionnel ne doit pas être exclu de ces enseignements sous prétextede réduction des coûts de notre éducation !

En plus d’une baisse conséquente du nombre d’heure desfilières générales, la réforme du bac pro aura pour conséquences :· Baisse du niveau de la formation dans la spécialité choisit (Etoui !!! C’est pas si simple que ça de faire tenir une formation de 4ans en 3 ans sans baisse de la qualité) et donc la galère pour trouverun emploi stable· Augmentation des effectifs par classe en 2eme année pour intégrer lesélèves issus l’enseignement général qui souhaitent se réorienter, ainsique des CAP.

Mais ceci n’est pas tout pour compléter sa reformeDarcos précise « il faudra mieux identifier les établissementsscolaires autour d’un ou deux champs professionnel » c’est-à-direréduction du nombre de formations existantes, de spécialités,… et sit’es pas content il reste le CFA et la galère pour trouver un patron !



Depuis des années, la mise en place de lycées desmétiers avaient permis de mieux organiser la formation dans un certainnombre de domaine. Mais à l’évidence, le regroupement des domainesprofessionnels par lycée pose la question du lien entre formation,bassin d’emploi et projets de vie des jeunes. C’est à chaque jeune dechoisir sa formation en fonction de ses envies et non pas en fonctionde la demande du marché du travail. A ce rythme, ce sont de véritablesghettos éducatifs qui seront créés. Tu veux devenir menuisier dans unerégion où il n’y pas ce type d’industrie ou d’artisanat ? Déménage !!!(Si tu en as les moyens bien sûr...)



Nous ne sommes pas plus bêtes que les autres : choisissons l’école que nous voulons !!!

Évidemment, cette réforme a pour but de réduire lescoûts de l’enseignement professionnel tout en permettant au marché debénéficier d’une main d’œuvre toute faite. Nous voulons rester maîtrede notre avenir, nous voulons des filières professionnelles de qualitétant sur le plan de l’enseignement professionnel (diversité desfilières et des lieux d’enseignement) que sur celui des enseignementsgénéraux nécessaires à la vie en société et à l’égalité desconnaissances et des savoirs !

Les jeunes de ce pays, quels que soient leurs choix deformation, ont droit à mieux que cela. Ils ont droit de bénéficier dupartage des connaissances, le droit de revendiquer un enseignementprofessionnel de qualité et diversifié.



Dans ce sens, nous proposons de mettre en place unsystème de formation obligatoire de 2 à 18 ans durant lesquelles onpourrait alterner période de formation générale et période de formationprofessionnelle. Il est nécessaire dans une société des nouvellestechnologies et des savoirs de favoriser l’émergence d’une école de lacompréhension du monde et de ses problématiques, une école del’intervention citoyenne. Cela ne signifie pas la fin de l’enseignementprofessionnel, cela signifie au contraire son renforcement au sein d’uncursus scolaire plus long avec la mise en place de suivis individuelspour pallier aux décrochages scolaires, des systèmes de boursepermettant à tous de suivre une formation au moins jusqu’à 18 ans (etplus encore pour ceux qui le souhaitent).

Ses propositions peuvent être mises en place, l’argentest là partout dans la société. Nous devons prendre en main notreavenir, exiger une meilleure répartition des profits !


Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

i[Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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