Twitter
Facebook
Google+
Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



La victoire électorale de la coalition entre le Parti Communiste d'Irak et le parti de l'imam Muqtada al-Sadr a une résonance forte dans une Irak ravagée par les guerres impérialistes et la corruption des élites politiques portées par les Etats-Unis. Pour le Parti communiste, les résultats sont très bon puisqu'il devrait y avoir entre 10 et 15 député.e.s, dont Suhad al-Khateeb, première femme communiste élue députée en Irak - article et traduction Nico Maury


Suhad al-Khateeb, première femme communiste élue députée en Irak
Malgré une abstention massive, les électrices et les électeurs ceux ont massivement ont voté pour l'Alliance entre les partisans de l'imam chiite Muqtada al-Sadr et le Parti communiste irakien (PCI). Peu de gens auraient pu prédire la formation d'une telle alliance il y a encore quelques années, et surtout beaucoup n'auraient pas parié sur une telle réussite.

L'unité entre le mouvement sadriste, religieusement conservateur, avec le PCI ultra-laïc, déconcerte les observateurs extérieurs. La corruption rampante et l'incompétence des élites politiques mises en place par les Etats-Unis, dénoncées par cette coalition, a permis une petite révolution en Irak.

Députée communiste d'une ville sainte

Suhad al-Khateeb, militante communiste, a remporté un siège parlementaire pour la ville religieuse de Najaf, l'un des plus importants lieux de l'Islam chiite, cette élection incarnant parfaitement cette alliance entre les chiites et les communistes.

Suhad al-Khateeb est enseignante, elle milite contre la pauvreté, pour les droits des femmes, et mène son combat à Najaf, auprès des habitant.e.s "pour écouter leurs problèmes et les aider", priorisant l'action politique dans les bidonvilles de Nadjaf et dans les quartiers pauvres.

Sa candidature est portée par les habitant.e.s de la ville. "Les gens sont venu me chercher à l'école, ils m'ont regardé et m'ont vu comme un modèle politique", a-t-elle expliqué. "Mes collègues, qui sont proches de différents partis politiques, me respectent et me soutiennent."

Les résultats des élections ont été spectaculaires a Najaf comme dans le reste de l'Irak.

Dans le Gouvernorat de Dhi Qar, la liste entre les communistes et les sadristes arrive en tête du scrutin avec plus de 26% des voix (et une avance de plus de 45.000 voix par rapport à la liste suivante) et 5/6 des 19 sièges. Les experts explique ce grand succès par la présence d'une candidate communiste, Haifa al-Amin, qui aurait permis de sécuriser plus de 15% des voix.

Des alliances communistes/chiites pas totalement inconnues

Pendant la guerre froide, le communisme et l'islamisme sont des ennemis. Au Moyen-Orient, les deux sont en conflit, l'un est accusé d'athéisme et le second accusé de "fascisme clérical".

Muhsin al-Hakim, alors responsable aux questions religieuses au sein du PCI dans les années 1950, estime que le communisme est incompatible avec l'islam. Pour de nombreux électeurs communistes et religieux, les liens ont été coupé avec le Parti communiste.

Mais les alliances politiques entre les communistes et les islamistes chiites ne sont pas totalement inconnues.

Dans les années 1950, avant l'édit de Hakim, il existait des alliances entre les chiistes nationalistes et les communistes - notamment parce que beaucoup de communistes étaient issues des milieux chiites et luttaient contre la monarchie hachémite soutenue par le Royaume-Uni.

Najaf, tout comme le reste de l'Irak, connait un chômage massif, la corruption et le clientélisme, et la classe politique actuelle dans le pays est totalement gangrenée. Le secrétaire général du PCI, Raid Jahid Fahmi, explique que son parti et les sadristes ont convergé sur un certain nombre de questions et partagent des objectifs communs: combattre le chômage, la corruption, l'impérialisme sur l'Irak. et même partagent des mêmes vues sur des questions qui pourraient être clivantes comme sur les droits des femmes ou la laïcité.

"Nos bases sociales sont assez proche, la base sociale de la gauche est la même base sociale que le mouvement sadriste"

Nicolas Maury
Facebook Google + Twitter LinkedIn Del.icio.us Digg Google Tape-moi Blinklist Furl Reddit Newsvine Y! Blogmarks Technorati Meneame Viadeo Pinterest


Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Les publications sur ce blog n'engagent pas la responsabilité de la section de Vaulx-en-Velin du PCF, mais uniquement de son auteur.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Les publicacions en aquest bloc no comprometen la responsabilitat de la secció de Vaulx-en-Velin, però només el seu autor.

Rubriques

Recherche