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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Dominique Bucchini devrait endosser un nouveau costume : il devra diriger les débats territoriaux en tant que Président de l'Assemblée Territoriale de Corse



Le corsaire, le Cyrano, le Don Quichotte de Sartène. Dans les années 1995-2000, la presse nationale l'avait affublé de ces surnoms quelque peu surréalistes. C'était l'époque où Dominique Bucchini était maire et conseiller général de Sartène. L'époque où il s'élevait avec véhémence contre la violence et autres dérives. Après sa défaite aux municipales, Dominique Bucchini s'est fait discret, tout en continuant à tracer son sillon sur la route communiste. Aujourd'hui, il retrouve le devant de la scène. Avec force.

En engrangeant sur son nom plus de 10,02 % des suffrages dimanche dernier, il conduit la deuxième force politique de gauche en Corse. À présent, élu aux côtés de Paul Giacobbi, il est idéalement placé pour décrocher le perchoir de l'assemblée de Corse, jeudi prochain. Une belle revanche après la perte de la citadelle rouge.

Ceux qui ne le détestent pas l'adorent

Né en 1943 à Sartène au moment où la Corse se libérait, Dominique Bucchini boit très tôt du petit-lait communiste. Enseignant de profession, politicien par vocation, il adhère au PCF en 1972. Après avoir fait ses humanités militantes à Montreuil, il regagne la Corse. Et il enchaîne les mandats : conseiller municipal de Sartène, maire et conseiller général de 1977 à 2001, député européen de 1981 à 1984, conseiller à l'assemblée de Corse depuis 1982, vice-président de la collectivité aux côtés de Prosper Alfonsi... Il s'impose sur la scène politique. Le verbe haut et tranchant, amateur de petites phrases et d'anecdoctes (qu'il sert aussi bien en français qu'en corse), il régale ses amis d'une chronique imagée. Parle foot régulièrement et décerne les « cartons rouges » à tour de bras. Il en fait beaucoup, mais ceux qui ne le détestent pas l'adorent. Son credo : les dérives insulaires mafieuses et terroristes. Bref, petit à petit, Dominique Bucchini irrite (surtout au niveau local) et cristallise sur sa personne les rancoeurs. Sartène devient une des villes les plus plastiquées de Corse. En 1997, il enfonce le clou avec un ouvrage, « De la Corse en général à quelques vérités en particulier », dans lequel il stigmatise et démonte le mécanisme de l'état de non-droit dans lequel s'est enfoncée l'île.

Toujours présent, toujours opposant

La défaite des municipales le prend totalement au dépourvu. Peu d'élus y auraient survécu, mais pour lui, « le combat continue ». Dumè, comme l'appellent ses amis, entame sa traversée du désert qui durera neuf ans. Grâce à sa réélection en 2004 à l'assemblée de Corse, il se reconstruit. Il arpente les villes et les villages pour dénoncer le libéralisme à tous crins, il parle de social, de précarité, des thèmes qui intéressent. Au plan régional, il poursuit son bonhomme de chemin. Toujours présent, toujours opposant, il vote contre presque tous les projets de la majorité... En chantant.

Adossé au Front de gauche, le communiste version « coppa » s'engage dans la campagne pour les territoriales avec diplomatie. Il ne s'éternise pas dans les réunions de la famille de gauche à Corte, il prend le risque de faire cavalier seul en prêchant la bonne parole (sociale) au cours de quelque 110 réunions. Pêle-mêle, il dénonce : l'absence de moralité politique, la politique antisociale du gouvernement Sarkozy-Fillon et à ses projets de réformes institutionnelles antidémocratiques, le bilan négatif de l'équipe UMP sortante, « les magouilles, les Jacouille et les fripouilles »... «Nous sommes la seule liste propre » disait-il. Bingo ! Sa stratégie a fonctionné.

En position d'être élu au perchoir de l'assemblée, il devrait diriger les débats territoriaux durant les quatre prochaines années. Un costume qui réclame doigté, finesse et sens du consensus. A mille lieues du simple rôle d'opposant. « Je resterai fidèle à mes engagements » promet-il. Une nouvelle étape pour le plus « ancien » élu de l'assemblée de Corse.

Paule Casanova - Corse Matin

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération du Rhône (69) - Secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Les publications sur ce blog n'engagent pas la responsabilité de la section de Vaulx-en-Velin du PCF, mais uniquement de son auteur.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Rhône (69) - Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

Les publicacions en aquest bloc no comprometen la responsabilitat de la secció de Vaulx-en-Velin, però només el seu autor.

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