Nicolas Sarkozy veut donner le sentiment qu’il tourne la page de la Françafrique. En réalité, il change de langage mais pas de politique.
Le Président de la République dit que les accords de défense seront « transparents » mais ils s’inscrivent toujours dans la même politique définie depuis des années dans le cadre internationaliste de la stratégie de défense et de sécurité de la France. Il affirme que le « pré-carré » de la France n’existe plus mais il exprime une fois encore sa « grande confiance » à un Président gabonais dont l’élection, contestée par l’opposition pour cause de fraude, n’a même pas été validée par la Commission électorale du Gabon.