Chaque entreprise donneuse d’ordres doit être tenue pour responsable, vis-à-vis de ses sous-traitants et de ses filiales, des effets de sa propre délocalisation sur leurs salariés.
Et il faut instaurer un droit d’accès aux marchés français et européen (sur les produits réimportés), « calculé en fonction des écarts de salaires et de protection sociale entre pays importateurs et exportateurs ».
On en voit l’actualité avec Renault, Ericsson ou Total,
qui veut fermer sa raffinerie dans le Nord-Pas-de-Calais :
« Plan de désengagement progressif de l’outil industriel européen, analyse la CGT, au profit d’investissements
en Asie et au Moyen-Orient. »
Que dire du jeu de dupes Sarkozy-Carlos Ghosn sur la production de la Clio 4 en Turquie ? Principal actionnaire de Renault, à 15 %, qu’attend l’État, demande le PCF, pour prendre une minorité de blocage à 34 % ! Confronté à l’Europe libérale qui exige de la France que son aide aux industriels ne contienne « aucune mesure relevant de la localisation de leurs activités »,
le gouvernement s’est incliné. Sortir par le haut de la crise industrielle demande donc de rompre avec la logique capitaliste qui met en concurrence États, peuples et salariés. Instaurer des droits nouveaux dans l’entreprise, rémunérer l’emploi industriel à sa valeur, créer des fonds régionaux de financement, développer des stratégies de filières industrielles… Atouts majeurs de l’économie nationale, l’emploi et l’avenir industriels seront au cœur
du scrutin régional du 14 mars prochain.