Un buste de Missak Manouchian veille désormais sur le port de Marseille. Une voix manquait pour lui rendre hommage, ce matin. Celle de son parti. Qu’il me soit permis de rompre ainsi ce silence.
Car c’est au nom de ses idéaux communistes que Missak Manouchian entra en résistance. Il en fallait du courage et des convictions pour se dresser face à l’horreur nazie, et pour donner sa vie. Il en fallait de l’humanité pour le faire sans haine. C’est grâce à lui et à ses camarades, ceux qu’on a voulu déshonorer sur une affiche rouge ainsi que tous les autres, que l’humanité a pu voir la fin des ténèbres.
Missak Manouchian est mort pour la France. Pour cette France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Pour ses valeurs universelles. Pas pour cette France qui l’aurait pourchassé et renvoyé chez lui en charter. Pas pour cette France où l’on détruit chaque jour ce qui protège la dignité humaine.