Le gouvernement de facto n'a pas accepté le retour au pouvoir de M. Zelaya, qui ne peut quitter l'ambassade du Brésil que pour s'exiler à l'étranger, à l'exclusion des pays d'Amérique centrale.
Le 9 décembre, M. Zelaya, accompagné de gardes du corps, n'a pas réussi à se rendre au Mexique compte tenu de l'obstruction du gouvernement.
Le souhait de M. Zelaya de quitter l'ambassade du Brésil a apparemment été renforcé après que l'ambassadeur américain au Honduras, Hugo Llorens, lui eut rendu visite samedi.
Depuis que M. Zelaya s'est réfugié dans l'ambassade du Brésil, les rues à proximité sont gardées par des soldats et les visites dans le bâtiment ont été limitées.
M. Zelaya a critiqué l'attitude "ambiguë" des Etats-Unies vis-à-vis de la crise hondurienne. Washington reconnait en effet M. Zelaya comme président hondurien mais accepte en même temps le gouvernment de facto.
M. Zelaya et le gouvernement de facto ont signé le 20 octobre dernier l'Accord de Tegucigalpa-San José afin de sortir de l'impasse, en vain.
Le mandat de M. Zelaya doit expirer le 27 janvier 2010, moment où le président nouvellement élu Porfirio Lobo Sosa entrera en fonctions. Toutefois, la victoire de M. Sosa n'a pas été reconnue par de nombreux pays, qui prétendent que les élections d'où il est sorti victorieux ont été organisées sans que l'ordre constitutionnel n'ait été restauré.
Le ministre de la présidence de facto, Rafael Pineda Ponce, a indiqué que cette décision avait été prise en réunion du conseil des ministres, et qu'elle serait soumise à l'approbation du Congrès national avant d'être valide.
"Aujourd'hui (mercredi), elle sera transmise au Congrès national. Cette décision a été prise hier soir lors d'une réunion du conseil des ministres et un accord a été signé par le président (de facto) Roberto Micheletti", a indiqué M. Ponce.