Les citoyens russes, selon le député, commencent à ressentir les conséquences de cette politique. Une fois un crédit contracté, l'emprunteur doit porter le fardeau de l'inflation pour sa banque, cette dernière rehaussant les taux d'intérêts.
"Mais les P.M.E. aussi ont emprunté. Cela pourrait entrainer une série de faillites, des millions de personnes se trouveraient sans travail, créant une tension sociale monstrueuse", a précisé l'interlocuteur de l'agence.
D'après M.Soloviev, le gouvernement devrait entreprendre des "mesures vertigineuses" pour que la Russie évite de sombrer dans l'effondrement financier mondial. "Un demi pas nous sépare du krach, toute notre économie peut s'écrouler en une seule nuit", estime M Soloviev.
Le Parti Communiste de la Fédération de Russie avait déjà adopté une position critique vis-à-vis de la politique du ministère russe des Finances avant l'éclatement de la crise. Ainsi les communistes russes avaient voté contre le projet de budget russe prévu pour 2009-2011 à la Douma (chambre basse du parlement), le qualifiant de "budget du marasme".