Le triptyque censé inspirer le nouveau staff de la « com » sarkozyste est tout un programme : « garder le cap, faire de la pédagogie, répéter le message » ; Alors que l’hyperprésidentialisation est largement dénoncé, tout se resserre encore davantage autour du président lui même. Pour ceux qui n’auraient pas compris, un « staff politique » est créé au sein de la cellule « com » pour « expliquer les réformes », animé par une ancienne journaliste du Point. Bref on va faire dans la finesse...
Pour le reste, tout l’arsenal est déployé pour marteler le maintien du cap. Aucun des grands problèmes quotidiens des Français qui ont motivé les électeurs ou conduit beaucoup d’autres à rester chez eux ne sont un tant soit peu évoqués. Pouvoir d’achat, crise du logement, dureté des conditions de travail, précarité... La droite prend soin d’éviter ces sujets qui fâchent pour rabâcher un discours convenu et téléguidé sur la nécessité « d’accélérer les réformes ». Or derrière cette formule se profilent de nouvelles attaques contre les retraites et l’assurance maladie, le dépeçage du Code du travail, une nouvelle dérive présidentialiste des institutions, des mesures en rafale contre le système éducatif, la lente agonie de l’audiovisuel public... Toutes orientations devant lesquelles les électeurs viennent précisément de mettre le holà. Mais qu’importe pour nos gouvernants, ils campent sur leur arrogance. Ce mépris du suffrage universel est insupportable.