Outre ces clivages politiques et géographiques, on constate des différences d'appréciation en fonction des tranches d'âge: plus les Russes sont âgés, plus ils jugent négatif le bilan de la pérestroïka (67% des plus de 60 ans contre 30% des 18 à 24 ans).
En vingt ans, l'idée que les habitants du pays ont de la pérestroïka n'a pas profondément changé, et reste dominée par l'avis que celle-ci, quoi que nécessaire, a été appliquée de façon peu cohérente (48%). Pour près d'un Russe sur quatre (24%), ces transformations constituaient une idée erronée dès le départ.
Ceux qui reconnaissent que les réformes étaient nécessaires et, dans l'ensemble pertinentes, restent minoritaires (16%).
Enfin, plus les Russes sont instruits, plus ils reconnaissent que la pérestroïka était nécessaire mais mal préparée (38% de personnes peu instruites contre 53% de diplômés). En revanche, les personnes peu instruites sont les plus persuadées que ces réformes étaient une erreur dès le début (36% de peu instruits, contre 21% de bien instruits).
Le sondage a été réalisé les 13 et 14 mars auprès d'un panel de 1.600 personnes dans 42 territoires russes. La marge d'erreur statistique ne dépasse pas 3,4%.