Mais comme tout a une fin, il était récupéré le lendemain matin dans un état lamentable, les pieds ensanglantés, les vêtements déchirés. Il demanda aux policiers de le ramener sur son bateau ancré à Cavalaire. Ceux-ci ne se firent pas prier pour le raccompagner d’autant plus que la perquisition effectuée sur le bateau devait s’avérer des plus fructueuses. On y trouva des pièces de voitures, un pistolet 6.35 garni de cinq cartouches, et des pièces d’identité appartenant à Mlle Castells Eliane.
Devant le magistrat instructeur, Devedjian niera toute participation aux vols d’essence, Madelin, lui, reconnaît les faits qui lui sont reprochés, et fait entrer dans la danse, à la place de Devedjian, un dénommé Gérard.
L’enquête déterminera bien vite tous les vols commis par les deux tristes sires : vol d’une Simca 1000 à St-Cyr le 2 août 1965, à Laréol le 19 juillet vol d’un moteur de bateau, le 23 juillet vol à Villefranche-Laranguais de pièces d’identité, à la Croix-Valmer le 6 août d’avoir fait usage de fausses plaques d’immatriculation et enfin à Cavalaire également le 6 août de détenir illégalement un pistolet 6.35. On possède pourtant de bons renseignements sur eux. La peine de prison avec sursis et les trois ans de mise à l’épreuve leur donneront peut-être matière à réfléchir. »