Informations et Actualités des blogs EditoWeb MagaZine

Dimanche 21 Octobre 2007 - 22:39

Un Allemand sur quatre estime que le le IIIe Reich avait aussi ses bons côtés. Manifestement, l'Allemagne a toujours du mal à gérer son lourd héritage Nazi et hésite entre normalisation et mauvaise conscience.


Neo-Nazi
Neo-Nazi
Survenant au lendemain de la controverse qui avait coûté son poste à la présentatrice de télévision Eva Hermann pour avoir loué la politique familiale du régime totalitaire nazi, les conclusions d'un sondage d'opinion pour le magazine Stern ont jeté la consternation dans la communauté juive et les milieux politiques.

Comme exemples de ce qu'ils jugent «positif» sous Hitler, 25% des Allemands indiquent la construction des autoroutes, la réduction de la criminalité ou la politique familiale, 70% estiment pourtant que le régime hitlérien «n'avait aucun bon côté». Les opinions conciliantes envers le IIIe Reich varient selon l'âge: 37% des plus de 60 ans; 15% entre 45 et 59 ans, mais ce taux remonte à 20% chez les plus jeunes.

Les déclarations d'Eva Hermann avaient relancé un débat qui revient régulièrement en Allemagne: comment intégrer le passé tragique sans charger les générations futures de la culpabilité des grands-parents? La présentatrice de la télévision régionale NDR, qui a bâti sa notoriété sur sa croisade en faveur des femmes au foyer, en présentant son dernier livre, Le principe d'Eva, avait évoqué comme référence la politique familiale du régime nazi.

Selon la presse, qui avait donné un grand écho à ses paroles, elle aurait notamment déclaré que «des valeurs comme la famille, les enfants et le rôle de la mère, qui ont été soutenues par le IIIe Reich, ont été défaites par la période post-68». Ces propos avaient été très applaudis par le NPD néo-nazi, qui souhaitait manifester en sa faveur. Sur le coup, la présentatrice avait été congédiée de son poste... Lire la suite en ouvrant la pièce jointe ci dessous: