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Nicolas Maury Militant PCF Istres






 



Luttes anticolonialistes et communistes en Afrique

La décision du Parti communiste soudanais intervient à l'issue d'une réunion entre la direction des forces civiles et la junte militaire, au cours de laquelle cette dernière est revenue sur un certain nombre d'engagements pris antérieurement - traduction Nico Maury


Le Parti communiste soudanais refuse de prendre part au gouvernement de transition
Au lendemain d'une réunion entre les dirigeants du mouvement de contestation et la junte militaire hier, le Parti communiste soudanais (SCP) a annoncé aujourd'hui qu'il ne participerait pas au gouvernement de transition.

Le parti a fait valoir que ce gouvernement, s’il était formé conformément aux propositions du Conseil militaire de transition (TMC), "ne répondra ni aux aspirations ni à la réalisation des objectifs de la révolution". Au lieu de cela, le parti a "appelé à une poursuite des actions de masse" jusqu'à ce que la junte militaire soit obligée de faire place à un véritable régime civil.

Hier, lors de la réunion avec l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), le Conseil militaire de transition (TMC) certains points sur lesquels il s’était déjà mis d’accord ont été retiré et d’autres mis en suspens. L'ALC est une alliance de partis politiques (y compris le SCP) et de syndicats représentant le mouvement de protestation.

L'ALC et le Sudan Call - une autre alliance de l'opposition regroupant les groupes rebelles armés engagés dans une guerre civile avec l'État - ont rejeté les propositions de la junte sous la forme d'une déclaration politique et d'une déclaration constitutionnelle selon une source de l'ALC à Peoples Dispatch .

Si elles sont acceptées, les deux déclarations rendront le gouvernement de transition conjoint à dominance civile incapable d’assumer un certain nombre de tâches définies pour la période de transition dans la Déclaration de liberté et de changement. La Déclaration de liberté et de changement a été signée par un certain nombre de parties qui ont formé l'ALC.

L'une de ces tâches consiste à réaligner la politique étrangère du Soudan d'une manière qui profite à la majorité de la population, plutôt qu'à l'élite militaire. Cela sera rendu impossible parce que les deux déclarations proposées par le TMC approuvent et légitiment tous les accords passés entre le régime déchu d'Omar al-Bashir et des puissances étrangères.

Le SCP a fait part de ses préoccupations concernant l'incapacité d'un tel gouvernement de transition de retirer les troupes soudanaises de la guerre menée par le gouvernement saoudien et soutenu par les États-Unis, de se retirer des accords conclus avec AFRICOM et de supprimer les bases de la CIA du pays. "Tout cela", a déclaré le SCP, "est une violation flagrante de la souveraineté du Soudan".

L'accord conclu le 5 juillet comprenait la formation d'un conseil législatif, dont 67% des membres seront nommés par l'ALC, les 33% restants étant affectés à d'autres partis politiques, à l'exclusion de ceux qui faisaient partie du régime dirigé par al-Bashir. Lors de la réunion, le TMC a refusé d'autoriser la création immédiate de cet organe.

Un autre volet de l’accord auquel le TMC s’est retiré concerne la création d’un comité choisi par le conseil des ministres nommé par l'ALC, qui enquêtera sur les crimes commis par les forces de soutien rapide sous la supervision de l’Union africaine (UA). ).

C’était cette milice notoire - dirigée par le vice-président du TMC - qui avait tué plus de 120 manifestants, violé et blessé environ 700 personnes le 3 juin.

Cet accord, lu avec les déclarations faites par le TMC, maintiendra "les intérêts des factions parasitaires, des organes répressifs de l’Etat et des milices, dont le RSF", a souligné le SCP, ajoutant que "le cadre pour le démantèlement de l'état dictatorial serait conservé. "

En outre, le conseil de la souveraineté ou le conseil présidentiel, qui sera dirigé par le président du pays, qui sera un officier militaire nommé par le TMC pour 21 mois des 39 mois de la période de transition. Il se verra attribuer le pouvoir de magistrat, procureur général et autres hauts fonctionnaires". Cela fournira "à la TMC une protection contre toute poursuite future".

Citant ces raisons, le SCP a annoncé qu'il ne participerait pas au gouvernement de transition, même s'il se formait avec le ralliement des autres partis au TMC.

Pavan Kulkarni
Peoples Dispatch

Nicolas Maury
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Perspective COMMUNISTE
Nicolas Maury
Nicolas Maury
Militant communiste, membre du Parti Communiste Français (PCF), Fédération des Bouches Rhône (13) - Ancien secrétaire de la section de Vaulx-En-Velin. (Membre du Cairde Sinn Féin / de l'Assemblée nationale catalane / et de la CGT)

Adhérent au Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) de 2004 à 2014 - Coordinateur de l'Union de ville Ouest-Etang-de-Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Saint Mitre) de 2007 à 2009, Secrétaire à l'organisation de la Fédération des Bouches-du-Rhône du MJCF (2009-2011) et Coordinateur Fédéral du MJCF du Rhône (mars- novembre 2014), membre du Conseil National du MJCF de 2009 à 2014.

Perspectiva comunista (CAT)

Militant comunista, membre del Partit Comunista Francès (PCF), Federació de Boques del Roine (13) - ex-Secretari de la secció de Vaulx-en-Velin, (Membre de Cairde Sinn Féin, Assemblea Nacional Catalana i dels CGT)

En complir amb el Moviment de Joves Comunistes de França (MJCF) 2004-2014 - Coordinador de la unió de ciutats oest estany de Berre (Istres, Fos, Martigues, Port de Bouc, Sant Mitre) a partir del 2007 al 2009, Secretari d'organització de la Federació del Boques del Rhône dels MJCF (2009-2011) i Coordinador Federal dels MJCF del Rhône (de març a novembre de 2014), membre del Consell Nacional MJCF 2009-2014.

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