MEURTRES

EN SOURDINE
 

Depuis plusieurs mois, l’idée de tuer m’obsédait. C’était

somme toute banal lorsqu'il existait un mobile. Mais commettre un

meurtre, juste pour savoir... juste pour ressentir cette délicieuse extase

que procurerait le pouvoir d'infliger la mort, volontairement, par désir,

par défi !

Tuer pour tuer, pour assister aux ultimes souffrances, aux

soubresauts du dernier filet de vie. Tuer sans le moindre mobile, sans

haine ni colère, voilà qui n’était pas ordinaire.

En revanche, perpétrer une série de meurtres nocturnes, après

s'être humblement tapi dans une porte cochère ou derrière un arbre, ne

me semblait pas être de nature à satisfaire l'âme et l'esprit. Je n’agirais

pas ainsi. Ce serait d’une vulgarité innommable.

Nul doute qu'en la matière, il me fallait innover, ne point

procéder comme l'ignoble individu qui sévissait dans la ville,

éventrant et violant sans élégance.

La Justice m'avait soumis, en ma qualité de légiste occasionnel

et bénévole, quelques-unes de ses victimes. Toutes des femmes, ce qui

dénotait, chez le meurtrier, un machisme intolérable.
 

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Il y avait aussi cette affaire de grille-pain qui m’indisposait au

plus haut point. L’appareil était capricieux, il lui arrivait de confisquer

mon toast pour me le rendre entièrement carbonisé. Le bricoler,

consulter des réparateurs agréés de la marque, rien ! Le grille-pain

demeurait imprévisible ! Et incompétent !

Imprévisible! C’était tout à fait cela : tuer pour tuer, ôter la vie.

Pourquoi? Pour rien. A qui? ... Des gens de rencontre, agréables et de

bonne humeur. J’étais, par principe, contre le fait d’agir comme notre

assassin, d’infliger la mort à ces tarées qui hantent les rues de jour

comme de nuit.

Cet assassin était décidément incompréhensible !

Parfois, en salle d'autopsie, j'avais même été appelé à donner une

certaine esthétique à ses méfaits. Eventrer, oui, mais encore fallait-il

que l'instrument effectuât une rotation permettant aux excréments de

quitter leurs hôtes. Ce geste, j'étais - à chaque fois - dans l'obligation

de le pratiquer. Et le sang qui s’écoulait ! Il m’était parfois possible,

grâce à un drain délicatement posé, d’en prélever qui ne soit point

souillé. Je n’en faisais rien, sinon en stocker les bocaux soigneusement

stérilisés dans un réfrigérateur acquis spécialement à cet effet.

Je m’étais également rendu propriétaire de quelques organes,

particulièrement les foies. Au contact du formole, ils prenaient une

coloration particulière, un vert de gris assorti de mauve.

Et les ongles ! Il m’avait fallu les arracher pour en examiner au

microscope la face postérieure, où siégeaient parfois des mycoses qui

survivaient à leurs titulaires. Tout cela par acquis de conscience et

amour de l’art.

Tuer par ennui? Certainement pas, j'étais un médecin de renom,

tout au moins dans cette ville de dix mille habitants. Mes loisirs

étaient amusants, exaltants même: bateau sur le lac, delta plane,
 

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lecture de vieux grimoires procurés à grand prix, pratique de la

musique et surtout de la chanson.

Il m'arrivait bien de mettre fin à la vie d'un malade

immunodéprimé, un de ceux qui ne passaient habituellement 1'hiver

qu'envahis d'une multitude d'assauts bactériens. Mais ce n'était pas des

meurtre, seulement de l'euthanasie. J’en étais là de mes réflexions,

assis à la table de la cuisine, devant ma tasse à café vide.

Mon grille-pain. Il était débranché, froid.

Il y avait aussi Adèle, la femme de ménage. Nous avions décidé, une

fois pour toutes, de suspendre ma blouse - chacun pour ce qui le

concernait - au porte-manteau, dans le couloir jouxtant mon cabinet.

Le vêtement devait toujours être éclatant de blancheur. N’était-il pas

l’attribut de la gravité de ma profession ?

* * *
 

- Je suis encore là, Docteur, avez-vous besoin de quelque chose ? »

C'était un code : " Voulez-vous me culbuter aujourd'hui ? » Encore

que depuis que sa fille comptait parmi les victimes de notre éventreur,

nos ébats s’étaient espacés. Je comprenais cela très bien.

La petite, prénommée Brigitte je crois, était grasse mais si gentille.

Douze ans à peine, de l’acné, des démangeaisons intimes qui cessèrent

dès que j’eus défloré la pauvrette à l’aide d’un doigtier.

- Oui, Adèle, je crois avoir trouvé le moyen d'avoir des toasts corrects.

Voulez-vous venir à la cuisine ? »

Elle obtempéra et nous nous retrouvâmes assis à la table de la cuisine.

Déjà, Adèle examinait le grille-pain.

- Branchez-le donc, Adèle ! »
 

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Elle obéit. C'était une jolie fille à la poitrine peut-être un peu trop

généreuse mais aux mains d'une délicate douceur.

Le grille-pain chauffait, je sifflotai. Elle appréciait visiblement

mon sens du rythme et de la musique. J’en fus attendri au point de lui

prendre la main et de l'introduire dans le grille-pain, pas longtemps,

quelques secondes tout au plus. Bien sûr, elle avait crié. Je ne m’en

étais pas inquiété : quoi de moins surprenant, dans un cabinet médical,

que quelques cris de personnes douillettes ? D'autant que la faculté

savait que la douleur est un indicateur qui facilite le diagnostic.

Dans la salle d'attente, trois personnes sagement assises lisaient

de vieux numéros de "Paris-Match" qui accusaient maintenant plus de

cinq ans d'âge. Je les saluai d'un signe de tête et entrai dans mon

bureau. Je n'avais pas de secrétaire. Pas de famille non plus. Certes,

j'aurais pu me marier et produire une ribambelle d'enfants. J'avoue

qu'il ne m'aurait pas déplu qu'ils aient la gueule pleine de taches de

rousseur et les cheveux poil de carotte. Mais même en choisissant la

femme adéquate, la chose n'était pas certaine et supposait un risque

relatif. La génétique restait imprévisible.

Comme chaque matin, je fis semblant de consulter mon agenda,

mais, en réalité, je n'en avais nul besoin, cela me permettait plutôt

d'écouter ma chanson préférée du moment, celle que j'avais composée

moi-même et qui enchantait mes oreilles en apaisant mon esprit. La

sonorité grave de ma voix ainsi que les accents d'intense émotion

n'étaient pas pour me déplaire. Je m'abandonnai à ma chanson:

<<On arrive à la cinquantaine

Moitié ange, moitié démon

Le coeur enfin vidé de haine

Sans amour et sans passion.>>
 

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Je n'avais aucune haine, il est vrai, et pour le reste, ce n'était qu'une

chanson.

Les pleurs d'Adèle me perturbaient. Je lui avais pourtant

appliqué le traitement approprié : Antibiogaze et acide picrique. Peut-

être n'aimait-elle pas ma chanson. Il était temps de lui poser la

question :

- Adèle, voyons ! Ce n'est qu'un grille-pain, vous ne pouvez pas lui en

vouloir! »

- Vous m'avez fait mal, Docteur. »

Argument fallacieux s'il en fut. Par compassion, je réappliquai sur la

plaie une couche de pommade à la menthe. Maintenant, ses cris

ressemblaient à ceux qu'elle proférait dans l'amour et ne faisaient

qu'enrichir les sensations procurées par ma chanson. La menthe,

quoique excellent anti-sceptique, avait ravivé sa plaie.

- Adèle, vous n’aimez pas ma chanson ? »

Par moments, mon vieux magnétophone à bandes, que je tenais de ma

mère, crissait. C'était toujours lorsque ma voix s'amplifiait pour

marquer l'émoi que je n'éprouvais pas mais que je jouais. Je décidai de

m'offrir une double dose et fis avancer la bande plus loin en avant:

tragédie d'amour, chant de désespoir d'avoir eu à bouffer des steaks au

poivre en ignorant qu'il s'agissait d'aphrodisiaques. C'était "ça" qu'elle

avait en tête, "ça" et rien d'autre. Il y avait longtemps, très longtemps.

Une fille de rien qui ressemblait aux victimes de notre assassin.

La voix d'Adèle s'éloignait enfin.

Je pressai le commutateur de l'ouvre porte automatique reliant

mon bureau à la salle d'attente.

Celui-là s'appelait Jean Laurette, un personnage rustre dont on

disait qu’il était le père de son petit-fils. Malgré une araignée grosse

comme le poing qui lui bouffait le foie, il pensait s'en sortir. Personne

ne croit véritablement à l'échec face au cancer. Maladie de la

mythologie moderne, dieu dont on ignore les règles morales : il frappe
 

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et c'est tout. J'examinai les dernières analyses de mon patient et

m'empressai d'empocher son argent.

Ensuite, ce furent évidemment, et jusqu'au soir, les rhumes, les

ventres trop pleins et les culs chargés d'excréments. Certains patients

mangeaient trop, d'autres pas assez. Faut-il le dire ? Cela n'avait

souvent rien à voir avec les pathologies présentées.

Oh ! Il y avait bien quelques palpations de seins et

auscultations gynécologiques pour moi toujours agréables. La pose du

spéculum tendait les muscles de la patiente. Je n'avais plus ensuite

qu'à introduire une spatule crantée en effectuant de la main gauche

une pression ferme sur le ventre. Cet examen donnait de surprenants

résultats: à chaque fois, ma petite chanson me revenait à l'esprit, et la

spatule épousait son rythme.

Je n'avais pas souvenir d'avoir reçu la moindre observation

quant à cette méthode. Des grimaces, peut-être et parfois - sûrement -

des signes de plaisir.
 

* * *
 

Ce soir, trois visites à domicile. A tout seigneur, tout honneur:

il me fallait commencer par le Commissaire de Police. Je le visitais

une fois par semaine. Un ulcère lui grignotait l’estomac. Inculte, et

grossier dans son expression. Le gros homme se pavanait dans la ville

en se vantant de tout et de rien.

La nuit était tombée. Les becs de gaz éclairaient le dédale des

petites rues pavées. Quelques passants sans importance et tête nue me

firent soulever mon couvre-chef. Rue du pont de bois, devant le café,

un attroupement de badauds me surprit.

On me céda le passage et le barman me servit comme de coutume une

fine napoléon éventée :
 

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- Vous allez avoir du boulot, Docteur. Pardon, toutes mes

condoléances. »

- Vos condoléances ? »

- Ben oui, c’est Adèle... »

L’infâme assassin me défiait-il ? Non, comment aurait-il pu connaître

mes projets ? A l’autre bout du comptoir s’agglutinaient d’autres

consommateurs, dont mon complice le pharmacien. Il tentait d’éviter

mon regard, c’est que ce méprisable commerçant m’obligeait à des

prescriptions-types contre promesse de commissions dont il

déterminait unilatéralement le montant et le versement.

Je l’interpellai :

- Et vous, Solar, qu’en pensez-vous ? L’éventreur opère souvent dans

votre rue, non ? »

- Certes, certes, Docteur, mais elle est si sombre... »

- Je pense qu’Adèle est venue vous consulter, non ? »

- Oui, oui ! Mais son corps à été retrouvé sur le parvis de l’église,

après les vêpres. »

Il était terrifié.

Le barman voulant détendre l’atmosphère intervint :

- La maison offre une tournée générale à la mémoire de cette pauvre

Adèle.

- Nous ferions mieux de boire à l’arrestation de l’assassin !

C’était le Notaire. Voix aiguë, silhouette frêle, vivant encore avec sa

pauvre Mère. Le bruit courait qu’il la maltraitait, allant jusqu’à

l’obliger à lui laver les pieds matin et soir. Adèle me l’avait un jour

affirmé. Elle m’avait appris d’autres choses encore...

- Allons, allons, voulut tempérer le barman, vous savez bien que

l’éventreur ne peut être que l’un de ces étrangers qui rôdent à la

recherche d’un mauvais coup !

In fine, j’étais quant à moi certain que le coupable se trouvait parmi

les notables. Le pharmacien ? Après tout...
 

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- Dites donc, Solar, n’avez-vous pas assisté aux vêpres ce soir ? Je

veux dire : comme de coutume ? »

- Non, non, s’empressa-il de répondre tête basse. Long silence avant

d’ajouter :

- Ce soir je ne pouvais pas, des préparations à terminer. »

La sirène stridente du véhicule de la Police s’interrompit et trois

agents entrèrent. Le barman s’empressa d’aller à leur rencontre :

- Ah! Messieurs, vous voilà enfin. Merci, merci. Constatez vous-

même comme des individus louches empêchent l’entrée de mon

établissement ! »

Les policiers négligèrent de lui répondre. Le brigadier me salua :

- Mes respects Monsieur le légiste, puis s’adressant au tenancier du

café :

- Ce sont seulement des Gitans, nous allons en embarquer quelques-

uns uns. »

- L’assassin est sûrement parmi eux, lança quelqu’un.

Le Brigadier s’en fut en haussant les épaules, ajoutant à mon adresse :

- Prenez votre temps, Monsieur le légiste, le commissaire ne sera pas

de retour au bureau avant une demi-heure. Il était en congé pour

l’après-midi. »

- Bah ! J’attendrais au commissariat, voilà tout. Peut-être cela me

permettra-t-il de glaner ça et là quelque potin. Les policiers sont plus

bavards à l’abri de leurs locaux. »

* * *
 

Le hall du Commissariat était comble. Un factotum en

uniforme m’interpella :

- Ah ! Docteur, le commissaire est arrivé. Il vous attend ! »

- Mais, je le sais bien mon ami : nous sommes vendredi. »
 

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Mon patient, en effet, m’attendait. Son état me parut détérioré : le

visage jaune, les yeux exorbités.

- Alors, Commissaire, vous persistez dans vos abus alimentaires et le

non-respect de mes prescriptions, semble t-il ? Au fait, il va vous

falloir prendre ma déposition... Cette pauvre Adèle ! »

Les petits yeux de rat du policier roulèrent vers les miens :

- En effet, Docteur, un excellent cassoulet, mais asseyez-vous donc.

Au fait, avez-vous tué votre femme de ménage ? »

Il plaqua le dos contre son fauteuil pour ricaner.

- Voyons, Commissaire, vous savez bien que je serais plutôt adepte du

crime parfait donc sans mobiles, ai-je riposté le plus sérieusement du

monde. Puis, sur un ton plus badin : tuer, tuer pour rien! Monsieur le

Commissaire, voilà le secret du crime parfait ! De fait, cher

Commissaire, je ne tarderai pas à vous lancer un défi... »

Je le savais, le Commissaire Alexis Breda préférait ce que, dans

le jargon de la police, on désignait sous le nom d'affaires de chiens

écrasés. Vols à la tire, coups et blessures... Quant à supporter les

plaisanteries et théories que je lui exposais à chaque visite, ce rustre

n’en avait cure.

Le policier se redressa, posa ses mains bien à plat sur le bureau,

un rictus déformait ses traits. Sans doute un renvoi de son déjeuner ou

encore une douleur ulcéreuse.

Mais quelque chose de plus flottait entre nous, quelque chose

de pourri, d’irréparable.

Pour me donner une contenance je me levai et corrigeai le pli

pourtant impeccable de mon pantalon. D’ordinaire, cela faisait rire

Breda qui me traitait de vieux garçon maniaque. Cette fois, ce ne fut

pas le cas. Il fixait un point dans le lointain, au-delà des murs et du

temps. Peut-être se disait-il que le cassoulet ne passerait pas !
 

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Je lançai, pour détendre l’atmosphère :

- Commissaire, votre métier n'est-il pas de prévenir le crime? »

- Le vôtre, Docteur, n'est-il pas de prévenir la mort? »

C’était ainsi que commençaient nos débats hebdomadaires. Il était

temps d’assener à l’inculte un coup de massue :

- Deux choses ne sont pas contrôlables chez l'homme, Commissaire.

Je parle de manger et de chier. Oh! Pardon, déféquer, si vous préférez.

J'ai faim, Commissaire. J'ai très faim de meurtres. »

Je dis cela en ouvrant ma trousse pour y prendre stéthoscope,

tensiomètre et ordonnancier... Comme à l’habitude.

A ce stade, Breda devait ôter sa veste et me présenter son bras nu. Il

n’en fit rien ! Mon patient se mit à taper sur sa machine portative, une

ridicule Jappy. De loin en loin, me parvenait un petit air qui

ressemblait à ma chanson. C’était lui qui le sifflotait. Ou alors cela

venait du couloir. Je n’en étais pas certain. Mon esprit était ailleurs.

- Que faites-vous, Breda, et comment connaissez-vous ma chanson ? »

- Vous êtes en état d’arrestation, Docteur, vous êtes mon assassin ! »

C’était une trouvaille, pensai-je, et nos tête-à-tête hebdomadaires n’en

seraient que plus délectables. Mais ma chanson, d’où la tenait-il ?

Soudainement, l’évidence s’imposa, l’horrible puzzle m’apparut. Ce

n’était plus un jeu. Il ne me restait qu’un faible espoir :

- Comment allez vous expliquer le fait que les meurtres continueront

après mon arrestation, Commissaire? Comment se fait-il que vous

connaissiez ma chanson ? »

Breda mima un sourire, s'adossa. Puis, prenant un ton de confidence, il

lâcha:

- Il n’y aura plus de meurtres : on se lasse de tout, même du plaisir de

donner la mort. Vous êtes ma chance, mon cher Docteur, ma très

grande chance. Il n'y aura rien à expliquer : les corps dont on vous a

confié l'autopsie nous ont été rendus avec quelques retouches qui vous

sont personnelles. J’avais gardé cela pour moi. »
 

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Après quoi, se levant, s'étirant, il fit le tour de son bureau et me posa

affectueusement une main sur l’épaule:

- L'insatiable Adèle aimait beaucoup votre chanson. La pauvre fille

était aussi docile avec vous qu’avec moi, peut être ne la culbutiez vous

pas assez ? Excellente maîtresse, cette bougresse, ne trouvez-vous

pas ? Mais trop bavarde. Au point de me parler de votre collection de

bocaux de sang et d’organes. »

- Elle aussi... Vous l’avez violée et tuée ! Pourquoi ? »

- Elle voulait déposer plainte pour violences contre le notable que

vous êtes. Vous le savez bien, cher Ami, la police doit protéger les

gens de votre classe. Quant au viol, c’est une question de point de vue.

Je l’ai seulement culbutée, et comme les autres, elle a agonisé dans un

long, très long orgasme... »

- Mais je suis un notable, Commissaire. Et vous m’arrêtez ! »

- Malgré votre grande culture, Docteur, vous ignorez que les meurtres

en série sont généralement le fait de citoyens de par ailleurs

exemplaires. Allons, Docteur, ne vous en veuillez pas. La vie est

tellement imprévisible. »

Ce disant, Breda reprit le refrain de ma chanson. Tout

doucement, en sourdine.
 

Copy right Henri VARIO/NOUIOUA.

 

 

Le 16/02/2026 à 16:43 | Commentaires {0} Facebook Twitter LinkedIn Digg Google Tape-moi Viadeo Pinterest
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