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Faits Divers - Société
31/12/2008 - 15:10

LE bilan 2008 du regime de WADE

Dakar- Après avoir dressé un tableau noir du bilan de l’année 2008 du régime de Me Abdoulaye Wade, l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse soutient que le « Sénégal va tout droit au chaos ». Le mal est tellement profond qu’il ne faut rien attendre de l’année 2009, sinon le pire. Mais cette situation de crise, dit-elle, requiert la mobilisation de tous les patriotes. Et il n’y a plus place au fatalisme « quand appelle le devoir du redressement et du salut national.



Dans cet esprit, l’AFP a rendez-vous avec son destin. Ce rendez-vous ne peut être raté », renseigne le communiqué en date du 30 décembre. « Le Sénégal va au chaos et le mal est si profond qu’il dépasse largement le visible… ». Ces propos sont contenus dans un communiqué de presse en date du 30 décembre où l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse ne voit aucune lueur avec le nouvel an qui point déjà son nez. Pour les « Progressistes », 2008 marque le triomphe de l’affairisme et de la corruption qui ont été « érigés en mode de gouvernance pour tenter d’enterrer les valeurs avec le linceul de l’indignité, du mensonge banalisée, bref, des contre-valeurs que l’on pense utiliser, tel un terreau maudit, au service d’un projet de perpétuation d’un régime à tous points de vue nocifs pour notre pays et ses populations ».

Pour les camarades de Moustapha Niasse, l’année 2008 est venue, avec des données visibles, illustrer « les innombrables errements du pouvoir en place qui, dès le lendemain du 19 mars 2000, a voulu mettre en branle sa machine infernale, au service de la jouissance d’un groupe d’individus ». L’année qui va finir dans quelques heures, a été, aux yeux des « Progressistes », synonyme de « l’inflation galopante qui assomme les Sénégalais n’épargne aucune couche et frappe tout particulièrement les masses paysannes plongées dans une logique de paupérisation destinée à financer une clientèle vorace ». Avec une nouvelle trouvaille de Me Wade du nom de GOANA que les camarades de Moustapha Niasse ont vite fait d’assimiler à une « escroquerie d’Etat, dont le seul but était de mettre le voile sur le manque de vision, l’impéritie et la fin de tout espoir de remettre à flot l’économie rurale dévastée par tant de tâtonnements, tant de nébuleuses et tant de dérives ».

La jeunesse des villes, comme celle des campagnes, a payé un lourd tribut, souligne la source. Et le désespoir qui a amené des milliers de jeunes à tenter le voyage tragique vers l’Eldorado imaginaire de l’Europe, par des moyens rudimentaires, est résumé, dit l’Afp, dans le slogan presque inhumain « Barça ou Barsakh ». Ainsi, en zone suburbaine, la banlieue, qui constitue, selon ce parti, une véritable ceinture de misère autour des grandes villes, est un « condensé de tous les maux des populations pour qui chaque journée consacre une lutte impitoyable pour la survie. Insalubrité, épidémies, paupérisation, vie chère, mobilité urbaine laborieuse, chômage, sous-emploi, tel est le lot des habitants de la banlieue dans des proportions particulièrement dramatiques ». Résultat des courses, ça et là, sur toute l’étendue du territoire national, depuis plusieurs années, les contours de la révolte populaire se dessinent et prennent des formes précises, à travers, notamment la résistance des religieux et des jeunes de Kédougou, font remarquer les « Progressistes ».

Les derniers évènements qui ont eu pour cadre kédougou ont amené, selon l’Afp, le gouvernement de Me Wade à « jeter son masque et à se révéler, à la face du monde, tel qu’en lui-même, c’est-à-dire, une dictature violente qui ne se soucie guère des Droits Humains ». Une violence qui s’est traduite, disent-ils, par une répression sanglante, suivie d’arrestations arbitraires, de tortures, de harcèlements de citoyens, qui « découvrent que les tenants du pouvoir ont remis au goût du jour la notion de responsabilité collective ». Au départ, expliquent les camarades de Moustapha Niasse, il y a eu un problème de transparence dans la gestion et l’exploitation du patrimoine national. S’y sont greffées ensuite, les frustrations consécutives à l’absence de retombées sociales en faveur des populations du terroir, en particulier des jeunes. « A ces données explosives, l’attitude irresponsable du régime en place est en train d’ajouter les éléments d’un conflit identitaire, dont les conséquences sont imprévisibles », renseigne le communiqué. L’Afp qui n’est pas surprise par l’attitude du régime libéral, soutient que « c’est sous l’ère des Wade qu’il y a eu des tentatives d’assassinat d’hommes politiques, des menaces de mort adressées à des Evêques, d’assassinat d’un syndicaliste et d’un étudiant, le tabassage et l’arrestation arbitraires de journalistes, le sac de locaux d’organes de presse, tout cela sans conséquence aucune pour les commanditaires pourtant clairement identifiés ». Sans oublier la « DIC s’est métamorphosée en véritable police politique au service du projet monarchique des Wade ». 2008, l’année de la censure

L’année 2008 aurait été marquée par la censure instaurée de fait, dit l’Afp, par l’interdiction illégale et informelle de plusieurs ouvrages, films et autres biens culturels, dont le seul tort est de s’inscrire à contre courant de la pensée unique, que l’on prétend imposer au peuple sénégalais. « Parallèlement, les médias d’Etat se chargent par une propagande presque fascisante d’exalter les mérites imaginaires d’un contre-Messie, en faisant l’impasse sur les nombreux actes de mal gouvernance dont la liste est inépuisable : train de vie dispendieux de l’Etat, Sénat de Wade et Agences nationales inutiles, dépenses somptuaires et opaques lors de l’organisation du Sommet de l’OCI, affaires de Dubaï Port World, de la Plateforme de Diamniadio, de la licence SUDATEL, desdits dépassements budgétaires, de la spéculation foncière stupéfiante qui n’a épargné ni les écoles, ni les infrastructures sportives, ni les cimetières, ni les hôpitaux, choix criminel de Zam Zam pour le pèlerinage à la Mecque, tripatouillages de la Constitution , modifications unilatérales de la loi électorale, pour ne citer que ces exemples », souligne la source.

Pour toutes ces raisons, le Bureau politique de l’AFP estime que le combat politique se pose aujourd’hui en termes de libération. « Voilà pourquoi les enjeux des prochaines élections locales du 22 mars 2009 ont une dimension nationale, qui doit amener les partis politiques, la société civile et les citoyens à se dresser contre la fraude électorale, dont les principaux bras armés sont les fraudeurs zélés du Ministère de l’Intérieur, la Cellule informatique de l’Etat-PDS logée à la Présidence et le chargé des Elections du PDS », affirment les « Progressistes ». En tout état de cause, la situation de crise dans laquelle se trouve le Sénégal, soutient l’Afp, requiert la mobilisation de tous les patriotes. « Le Sénégal ne mérite pas que cette situation perdure. Ni sa propre histoire, faite de gloire et d’honneur, ni le respect dont le pays a toujours bénéficié dans le concert des nations libres ne permettent d’accepter une quelconque forme de fatalisme, quand appelle le devoir du redressement et du salut national. Dans cet esprit, l’AFP a rendez-vous avec son destin. Ce rendez-vous ne peut être raté », précise le communiqué.


Source: Yahoo News


Awa Diakhate







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