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Sénégal d'Aujourd'hui
15/10/2008 - 18:02

Aide publique: plus de 81 milliards pour le Sénégal


En 2007, la France a accordé plus de 81 milliards de francs CFA d’APD au Sénégal. Durant la même année, l’aide projet mise en œuvre par l’Agence Française de Développement et le Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France a représenté 30 milliards de FCFA, soit plus de 46 millions d’euros.



La France reste et ambitionne d’être encore pour longtemps le premier partenaire bilatéral du Sénégal: c’est l’intention réaffirmée par son ambassadeur au Sénégal, Jean-Christophe Rufin. Lors d’une conférence de presse tenue hier, il a souhaité la bienvenue aux autres et souligné que cela ne réduira en rien l’effort de la France envers le Sénégal premier bénéficiaire de son aide publique au développement dans la zone d’intervention prioritaire. Le Sénégal, selon M. Rufin, est le premier pays bénéficiaire de la coopération française en Afrique subsaharienne, et la totalité de l’aide publique française au développement de la France en direction du Sénégal représente 81 milliards de FCFA, tandis que la partie de l’aide multilatérale versée par la France est évaluée à 46 milliards de FCFA.

 « Dans le Fonds européen de développement, la France contribue beaucoup plus qu’au budget général de l’Europe, dans lequel la France paie un peu moins de 20 %, alors que dans le Fonds européen de développement, elle paie plus de 25 %. », affirme Jean-Christophe Rufin. Cet ensemble, aide publique au développement bilatéral, plus aide multilatérale, représente une valeur importante qui est au alentour de 130 milliards de FCFA.

Depuis 2006, le montant des engagements de l’Afd envers des projets ou programmes au Sénégal, a connu une bonne progression, passant de 21 milliards de FCFA en 2005 à 43 milliards de FCFA en 2006 pour arriver en 2007 à 55 milliards. Pour 2008, plus de 30 milliards ont déjà été éjectés et l’on table sur 55 milliards à la fin de l’année.

Outre les 80 milliards de FCFA que la banque mondiale va apporter pour la recapitalisation de la Sénélec, la France, par l’entremise de l’Afd, va aussi dégager 20 milliards de FCFA afin de permettre à la société d’électricité d’être reformée et de repartir sur de bonnes bases.

Le chef de la diplomatie française à Dakar est revenu sur la nouvelle orientation de l’aide public au développement qui a baissé en valeur absolue, parce que les efforts sur le désendettement se sont transformés en aide projets qui est constituée d’actions sur des programmes de partenariat avec le Sénégal et se chiffre à 36 milliards de FCFA. « Nous avons une coopération humaine et vivante, qui n’est pas seulement basée sur l’aide budgétaire, mais sur des échanges forts entre les différents opérateurs de cette coopération », a également souligné Jean Christophe Rufin, qui s’est particulièrement réjoui du partenariat France - Sénégal, bâti sur l’ancienneté et la confiance, mais surtout sur la transparence dans la gestion des projets. Comme pour dire que les vieux partenaires sont toujours là même s’il se réjouit des nouveaux partenaires.

Selon le chef de la mission française au Sénégal, les relations entre ces deux pays comportent bien des particularités, notamment l’ancienneté et la durée que l’ambassadeur qualifie de faits de qualité et de fiabilité des projets construits dans le la durée. « Nous ne sommes pas des prédateurs économiques, des gens qui passent qui prennent et qui s’en vont, mais nous sommes des gens qui ont avec le Sénégal un partenariat ancien et durable » affirme t-il. L’autre caractéristique de cette coopération, c’est surtout à ses yeux, l’étendue des secteurs qui sont touchés : santé, éducation, infrastructures, la culture, l’agriculture, la pêche, la bonne gouvernance, le développement, etc. Cette coopération de fond est aussi caractérisée par la transparence. « On nous reproche souvent d’avoir une coopération compliquée, c’est vrai qu’il y a des procédures mais, elles ne sont pas là pour ennuyer nos partenaires, mais pour garantir le déroulement des projets ; c’est une question de transparence et d’efficacité dans l’intérêt des bénéficiaires », soutien M. Rufin qui affirme que 1800 étudiants sénégalais vont en France chaque année, et que plus de 70 bourses sont attribuées en moyenne par an, pour un montant de 150 000 euros.

La France va réorganiser sa coopération sénégalaise, à travers notamment une fusion de son service de coopération et d’action culturelle (Scac) et le centre culturel français pour former ce que l’ambassadeur a appelé : l’Espace France qui va désormais devenir l’opérateur du ministère des affaires étrangères pour toute la coopération française (technique et culturelle). Il sera un instrument indépendant, placé sous la coupole de l’ambassade avec autonomie de gestion.

Abordant la crise financière internationale, M. Rufin lui attribut le mérite d’avoir dévoilé le véritable poids de l’Europe qui a fait infléchir les cours mondiaux. « La crise financière internationale a montré que l’Europe compte et elle pèse lourd dans le domaine financier ; c’est le poids de l’euro qui a entraîné la remontée des bourses internationales », pense l’ambassadeur. Cela, aux yeux de son excellence, veut dire que l’euro est en train de devenir une zone majeure sur le plan international, et qu’elle est devenue une monnaie de référence. Le franc CFA étant arrimé à l’euro, le chef de la mission française pense aussi qu’il devient une monnaie forte, et à son avis, rien ne fait craindre aujourd’hui une réduction de l’aide au développement.


Source: Le Soleil


Awa Diakhate







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