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Afrique et Moyen-Orient
07/03/2008 - 09:46

Après l'attentat de Jérusalem, la police Israélienne est en état d'alerte


Plus de dix Palestiniens ont été arrêtés vendredi avant l'aube dans un quartier de Jérusalem-est où résidait l'auteur de l'attentat, abattu jeudi soir par un officier de réserve et deux policiers.



Israël était en état d'alerte vendredi au lendemain d'un attentat palestinien contre une institution religieuse à Jérusalem-ouest qui a coûté la vie à huit adolescents et porté un nouveau coup à un processus de paix fragile.

Le ministre de la Défense Ehud Barak tenait le matin des consultations avec de hauts responsables de l'état-major pour examiner les mesures à prendre après l'attentat, le premier à Jérusalem-ouest depuis une attaque-suicide palestinienne en février 2004 (huit Israéliens tués), selon la radio militaire.

"Nous avons fait converger de grandes forces à Jérusalem pour assurer la sécurité des habitants", a déclaré à la radio militaire le commandant de la police de Jérusalem, Aharon Franco.

Selon lui, la police est en "état d'alerte général" dans tout le pays et les mesures de sécurité ont été prises de crainte de nouveaux attentats mais aussi d'actes de vengeances d'extrémistes israéliens qui pourraient survenir lors des funérailles des victimes prévues plus tard dans la journée.

La police a notamment interdit aux fidèles palestiniens de sexe masculin âgés de moins de 45 ans d'accéder à l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam située dans la vieille ville de Jérusalem.

Le commandant Franco a précisé que la police et le service de sécurité intérieure israélien (Shin Beth) examinaient la crédibilité de "différentes revendications de l'attentat sans se prononcer à ce stade".

La télévision du Hezbollah libanais a fait état d'une revendication par un groupe jusqu'alors inconnu, les "Kataëb Ahrar el-Jalil (Brigades des hommes libres de la Galilée)-Groupe du Martyr Imad Moughnieh et les martyrs de Gaza". Le Hezbollah a accusé Israël de l'assassinat de Moughnieh, son chef militaire.

Le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a qualifié l'attentat d'acte "héroïque" mais ne l'a pas revendiqué.

Jeudi soir, un Palestinien est entré dans la Yeshiva du Mercaz Harav à Jérusalem-ouest, tirant avec un fusil automatique sur les étudiants israéliens dont huit ont été tués et dix blessés qui sont toujours hospitalisés, selon des sources médicales.

L'auteur de la fusillade, un habitant de Jérusalem-est annexée, a été touché par un officier de réserve qui se trouvait dans le secteur et achevé par des policiers.

"Il s'agit là d'une épouvantable tuerie. Ceux qui s'en réjouissent révèlent leur véritable face et la nature de leur programme extrémiste", a dit à l'AFP le porte-parole du Premier ministre israélien Mark Regev, en réaction aux manifestations de liesse à Gaza qui ont suivi l'attentat.

"Israël a le devoir de se défendre et il le fera", a-t-il souligné.

Le Mercaz Harav, une institution célèbre en Israël, a valeur symbolique comme un haut lieu du nationalisme religieux.

C'est en son sein qu'est né après la guerre des Six jours de juin 1967, le mouvement du Bloc de la Foi, le Goush Emounim, fer de lance de la colonisation juive en Cisjordanie occupée.

L'attentat est survenu dans le sillage des attaques israéliennes dans la bande de Gaza, où au moins 131 Palestiniens ont été tués depuis le 27 février. Ces attaques sont menées en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes sur le sud d'Israël.

Il est également intervenu au lendemain d'une visite à Jérusalem de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui avait réussi in extremis à arracher une promesse du président palestinien Mahmoud Abbas à reprendre les négociations de paix avec Israël qu'il avait suspendues en raison des attaques israéliennes.

Celles-ci avaient rendu encore plus aléatoires les négociations de paix destinées à rechercher un accord de paix avant fin 2008, comme les deux parties s'y étaient engagés.

L'attentat a suscité une large et forte réprobation dans la communauté internationale. Mais le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni en urgence, n'a pu s'entendre sur un texte condamnant l'attentat en raison de l'opposition de la Libye.

yahoo.com

Y. K










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