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Faits Divers - Société
03/11/2007 - 15:29

Arche de Zoé: Fillon demande une enquête à Kouchner et Morin



Le Premier ministre François Fillon a chargé samedi les ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin d'enquêter sur les circonstances qui ont permis à l'Arche de Zoé de dissimuler "son identité et ses agissements" aux personnels de l'Etat, notamment ceux de l'ambassade de France au Tchad.



Arche de Zoé: Fillon demande une enquête à Kouchner et Morin
"Pour savoir dans quelles conditions cette association a continué la préparation de son opération, il convient de connaître les circonstances dans lesquelles elle a pu dissimuler sur le terrain son identité et ses agissements aux services de l'Etat, notamment ceux de l'ambassade au Tchad", affirme M. Fillon, dans une lettre adressée aux deux ministres.

Le chef du gouvernement demande aux deux ministres "de mandater conjointement une mission de l'Inspection générale du ministère des Affaires étrangères et une enquête de commandement de l'inspection des forces en opération" à ce sujet, a souligné Matignon dans un communiqué.

Dans ce genre de débats sensibles, "il est préférable d'avoir une seule parole" pour parer à de "mauvaises interprétations", justifie-t-on dans l'entourage de François Fillon.

Pour le politologue Dominique Reynié, l'explication de cette impopularité croissante du chef du gouvernement se situe plutôt du côté d'une opinion publique qui ne veut pas "désavouer" son choix électoral à la présidentielle.

"Il est plus difficile pour des Français de désapprouver un Président qu'ils ont élu il y a à peine six mois. Du coup, le Premier ministre cristallise la mauvaise humeur car, lui, n'a pas été choisi directement", argumente M. Reynié pour qui l'hôte de Matignon reste "un homme sacrificiel".

Les partisans du Premier ministre estiment, eux, qu'il est normal que sa cote de popularité soit en baisse au moment où les syndicats annoncent une série de grèves pour la mi-novembre, puisqu'il apparaît toujours dans l'opinion comme le maître d'oeuvre des réformes annoncées.

"Le Premier ministre existe bien aux côtés du Président, en tant que chef d'équipe qui gère les problèmes du pays", juge ainsi Michèle Tabarot, députée fillonniste des Alpes-Maritimes.

Et, analyse Dominique Reynié, un "hiatus" persiste entre une présidentialisation dans la pratique du régime, et la perception persistante dans l'opinion d'un Premier ministre toujours responsable de la conduite de l'action gouvernementale.

"Si la réforme des régimes spéciaux passe, sa cote remontera", pronostique Mme Tabarot.

Si les parlementaires de la majorité demeurent un soutien du Premier ministre, "peut-être devrait-il davantage expliquer ses réformes sur le terrain", suggère aussi l'un de ses proches, le député Michel Bouvard.





H.V/YahooNews








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