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24/09/2008 - 17:11

Au PS, quatre blocs et une majorité introuvable

PARIS- Le PS est entré mardi dans la phase active du congrès de Reims en novembre, où quatre blocs principaux tenteront de rassembler une majorité après onze années sous la houlette de François Hollande.



Réuni à Paris, le conseil national du parti a enregistré le dépôt de six "motions", les programmes électoraux soumis au vote des militants, consacrant l'implosion de la majorité sortante en trois morceaux: autour de Ségolène Royal, Martine Aubry et Bertrand Delanoë.

A la tribune, le premier secrétaire sur le départ a de nouveau appelé au rassemblement, assurant qu'il s'engagerait au service de la motion qui sera majoritaire et qu'il soutiendrait "quel qu'il soit le premier secrétaire élu par nous".

A l'heure de la crise financière internationale, les "premiers signataires" de chaque texte d'orientation ont constaté de concert l'urgence à trouver des "nouvelles solutions" face au libéralisme financier, minimisant leurs divergences.

Aujourd'hui, quand "les Etats-Unis nationalisent les banques, où est le libéralisme? Où sont leur dogmes? Ils sont en France" appliqués par Nicolas Sarkozy, a estimé Martine Aubry pour qui "l'avenir est à gauche".

Surtout, les orateurs, qui avaient 15 minutes pour défendre leur entrée en lice, ont répondu par avance aux procès intentés par leurs adversaires.

Quand tout le monde parle de renouveau et de changement, Bertrand Delanoë ferait du neuf avec du vieux? Le maire de Paris s'est allié avec François Hollande et a le soutien de Lionel Jospin et de Michel Rocard.

"Je veux avant tout être fidèle (...) J'assume tout de notre histoire", a-t-il tonné. "Si je deviens premier secrétaire, je porte tout l'héritage".

Sans port d'attache depuis qu'il avait été lâché par une grande partie du courant de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici, rallié à la dernière minute au maire de Paris, avait pris place loin de la tribune, au septième rang.

"J'ai fait le choix de ne pas fragmenter davantage le parti", a justifié l'ancien ministre des Affaires européennes.

Depuis qu'elle a tendu la main à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle en 2007, Ségolène Royal est régulièrement accusée de droitiser le parti en prônant une alliance au centre.

"Pour éviter à jamais les caricatures", François Rebsamen, l'un des 17 membres de "l'équipe Royal", a exposé la stratégie de rassemblement de la présidente de Poitou-Charentes, qui n'est pas intervenue à la tribune.

Il faut d'abord rassembler les socialistes - "et c'est pas gagné, regardez-vous, regardons-nous!", a lancé le sénateur-maire de Dijon.

Ensuite, le PS pourra se tourner vers l'extrême-gauche et "parce que le Parti socialiste n'a jamais dépassé les 36%" à une élection présidentielle, il faudra "accueillir sur notre projet des démocrates qui ne veulent pas de Nicolas Sarkozy".

Martine Aubry a fait assaut d'explication pour justifier son attelage, composé de partisans de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn, pourtant ennemis de longue date, notamment sur les questions européennes.

Il ne faut pas "être dans la continuité parce que les choses ont changé", a fait valoir la maire de Lille dont la motion s'intitule "Changer la gauche pour changer la France".

"Le traité constitutionnel, c'est terminé mais les bagarres pour les (élections) européennes, c'est devant nous! La primaire (présidentielle), c'est derrière nous, mais battre Sarkozy, c'est devant nous ", a-t-elle martelé.

Fort du rassemblement de toute l'aile gauche du parti, Benoît Hamon a officialisé sa candidature au poste de premier secrétaire prônant un coup de barre à gauche. "Il n'est pas de bon vent pour le marin s'il ne sait pas où il va, c'est la situation du Parti socialiste", a-t-il estimé.

A 41 ans et même s'il part à la bataille entouré des historiques Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, le député européen parie sur la volonté de renouveau au PS: "je suis fier d'être candidat pour que notre parti ne subisse plus le temps qui passe".

Source: Yahoo News

Awa Diakhate








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