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France
04/06/2008 - 06:33

Au lendemain de la collision d'un TER et d'un car scolaire, enquête et recueillement


Les enquêteurs étaient à pied d'oeuvre mardi pour déterminer les causes du dramatique accident d'Allinges (Haute-Savoie), qui a coûté la vie à sept collégiens devant lesquels le président Nicolas Sarkozy a tenu à s'incliner.



Par ailleurs, le chauffeur du car scolaire, qui a percuté lundi un TER à un passage à niveau, a été placé en garde à vue mardi en fin de matinée, a annoncé le procureur de la République de Thonon, Hervé Robin, au cours d'une conférence de presse.

Interrogé sur l'éventuelle responsabilité du chauffeur, dont l'audition était en cours à la mi-journée, le procureur a toutefois répondu : "Non, au stade actuel de l'enquête".

Le président Sarkozy, arrivé en voiture depuis Genève à 09H05, s'est recueilli pendant une vingtaine de minutes aux côtés des familles éplorées, dans la chapelle ardente ornée de fleurs blanches où avaient été disposés six des sept cercueils des victimes, le septième enfant étant décédé dans un hôpital de Genève.

Le chef de l'Etat, qui était notamment accompagné de Xavier Darcos, ministre de l'Education, "a eu des mots de réconfort pour les familles et a béni les cercueils", a raconté le maire d'Allinges, Jean-Pierre Fillon, qui assistait à cette cérémonie privée.

"Ca nous a bien touchés que Sarkozy soit là, il a demandé à nous revoir la semaine prochaine, il pense que pour lui c'est une tristesse de voir des enfants dans un cercueil et que ça ne devrait pas arriver", a déclaré pour sa part le père d'une des victimes, âgée de 13 ans.

"Hier j'étais en colère après le chauffeur, je l'aurais tué, mais ce qui s'est passé, je ne le sais pas", a poursuivi ce père avant de fondre en larmes.

Une fillette, qui a perdu son meilleur ami, Yannis, dans l'accident, a expliqué qu'elle était "venue déposer une rose sur son cercueil". "J'ai fait des cauchemars toute la nuit, j'ai pas arrêté d'y repenser", a-t-elle dit.

Pour sa part, M. Darcos s'est ensuite rendu au collège de Margencel où il a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes.

"Nous avons fait une minute de silence parce qu'aucune parole, aucun discours, aucune formule dans ces circonstances n'est de mise. Et le silence a suffi pour que nous nous sentions plus proches face à la tragédie", a déclaré le ministre, ajoutant: "Je sais que les enfants vont avoir du mal à se reconstruire."

Sur la scène du drame, les experts ont saisi les boîtes noires du bus et du train, ainsi que la borne numérique enregistrant les franchissements du passage à niveau, afin de confronter les analyses techniques aux témoignages contradictoires.

Selon une enseignante rescapée, "l'avant du car avait déjà franchi le passage à niveau quand la barrière est tombée côté gauche". "On s'est retrouvés d'un coup arrêtés. J'avais l'impression d'être ailleurs, arrêté à un carrefour mais pas sur les rails", a-t-elle dit.

De son côté, Laurent, 14 ans, qui était également à bord du car, a affirmé avoir vu le feu du passage à niveau clignoter et pense que le chauffeur du car, lui, ne l'a pas vu.

Vingt-cinq autres personnes ont été blessées, dont trois grièvement, dans cet accident, le plus grave accident de transport d'enfants depuis celui de Beaune (Côte-d'Or) en 1982.

Source: news.yahoo.com

Y.K/SourcesWeb









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