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Faits Divers - Société
17/12/2007 - 20:20

Carte de Noël pour le développement durable

Par Paola Ghillani pour 24heures.ch

La question se pose chaque année. En particulier pour les PME, pour qui acheter puis envoyer des cartes de vœux représente un coût certain. Paola Ghillani nous livre son avis sur la question. Et propose des solutions novatrices." On peut très bien le faire dans les règles de l’art, en gardant un esprit respectueux du développement durable."



Alors, faut-il envoyer des cartes de vœux à Noël ou pas ?

La réponse est oui. Envoyer des vœux par e-mail est totalement impersonnel et perd toute sa poésie. On peut se dire que le courrier électronique est moins consommateur d’énergie et de papier et moins négatif en termes d’émissions polluantes. Un joli dessin, un clic, et l’affaire est dans le sac? Soit, mais alors que devient Noël? Un email de plus dans ma boîte de mails, et un de plus dans ma corbeille? Clic, clic, on regarde et on jette, pour autant qu’on ait même reçu le dit mail, qui serait vaillamment passé à travers les filtres anti-spam. Non les vœux électroniques ne sont pas une alternative, à mon avis. Ni personnels, et souvent plus énervants qu’autre chose.

Alors que doit être la carte de vœux pour vous?

C’est quelque chose de très spécial. On peut la prendre, la toucher, l’ouvrir. Elle a été choisie, en principe, attentivement. Elle a en général un contenu spécial et personnel. A la main, ce qui transmet aussi quelque chose de particulier. Pouvoir ensuite réunir toutes les cartes que l’on a reçues, toutes différentes et personnelles est un plaisir bien particulier qui fait parti, pour moi, de la fête de Noël. Et cela crée des liens, entretient des relations qu'elles soient professionnelles ou privées. Je dis donc clairement oui aux cartes de vœux.

Quelle est donc le moyen de ne pas transformer l’opération en quelque chose de dommageable sur le plan environnemental?

On peut très bien le faire dans les règles de l’art, en gardant un esprit respectueux du développement durable.

La production de ces cartes est naturellement consommatrice d’énergie. Production du papier, impression couleurs, utilisation de produits chimiques, transports, puis envoi par poste: on pourrait calculer très précisément le bilan écologique de tout le processus. Heureusement, il est désormais possible, grâce au protocole de Kyoto, d’économiser à un endroit ce qui a été dépensé en termes énergétiques ailleurs. Il suffit pour ce faire d’utiliser les certificats de CO2. Ainsi, l’argent peut couler de l' Europe en direction des pays en développement, qui à leur tour peuvent bénéficier de la mise en place de technologies propres. Car sans ce soutien dirigé, les pays en développement hésitent à se payer les technologies propres, qui sont en principe plus couteuses que les technologies traditionnelles.

Il faut aussi choisir correctement les cartes. Idéalement, le papier peut être recyclé, ou estampillé du label FSC (label du WWF respectueux au niveau de la coupe et de la replantaion des arbres). En Suisse, quelques imprimeries offrent cette garantie et travaillent selon des processus de production diminuant leur impacte sur l'environnement.

Ainsi, si je prends garde à tout ceci, je peux envoyer des cartes de vœux de Noël respectant l’environnement. Je peux même contribuer à améliorer à la situation des pays en développement. On ne peut évidemment pas changer le monde avec une carte de Noël, mais contribuer à le faire. Et c’est déjà pas mal!

H.V/Source Web









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