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Europe
25/01/2006 - 23:05

Conseil de l'Europe et ''crimes communistes''



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Il invitait également les ex-pays communistes, tous membres de l'organisation paneuropéenne à l'exception du Bélarus, à lancer des campagnes de sensibilisation, à ériger des monuments commémoratifs aux victimes et à réviser leurs manuels scolaires.

De Prague à Zagreb, en passant par Berlin, Athènes ou Paris, les partis communistes s'étaient mobilisés depuis plusieurs semaines contre une possible condamnation des "crimes communistes".

Le projet de résolution relevait que la chute des régimes communistes en Europe "n'a pas été suivie d'une enquête internationale exhaustive et approfondie, ni d'un débat sur les crimes commis par ces pays". Et les "crimes commis, ajoutait le texte, "n'ont pas été condamnés par la communauté internationale, comme cela a été le cas pour les horribles crimes commis au nom du national-socialisme (nazisme)".

La résolution estimait que les victimes des crimes commis par les régimes communistes totalitaires, qui sont toujours vivantes, méritent sympathie, compréhension et reconnaissance pour leurs souffrances», est-il écrit dans la résolution. «Des régimes communistes totalitaires existent encore dans certains pays et des crimes continuent d'y être commis.»
Les parlementaires communistes de l'Assemblée et de nombreux socialistes étaient opposés à cette résolution, tandis que les parlementaires du centre et de l'extrême-droite ont souligné la faible sensibilisation des opinions publiques à ces crimes, peu de dirigeants communistes ayant été traduits en justice.
»Sous le communisme, les individus n'avaient aucun droit et aucune valeur. Si nous étions aujourd'hui dans un Etat communiste, ce débat n'aurait pas lieu», a noté un député suédois, Goran Lindblad.

Inversement, le chef du Parti communiste russe, Guennadi Ziouganov, a estimé qu'avec cette résolution, les partis de droite tentaient de diviser l'Europe. Il a accusé le Conseil de l'Europe de rechercher des ennemis pour justifier son existence.

L'Assemblée parlementaire est une émanation du Conseil de l'Europe qui se réunit quatre fois par an pour débattre des droits de l'homme. Le Conseil de l'Europe est le gardien de la Convention européenne des droits de l'homme, un traité qui, lui, a une valeur contraignante pour ses 46 membres.
Lors de cette même session, l'Assemblée a par ailleurs réclamé à la délégation russe la création, au sein de la Douma (chambre basse du Parlement russe), d'une commission d'enquête sur les graves violations des droits de l'homme en Tchétchénie.
»La timidité avec laquelle la communauté internationale a répondu aux violations des droits de l'homme en Tchétchénie a jeté un voile d'invisibilité» sur les Tchétchènes, qui se sentent aujourd'hui »abandonnés et désespérés», a déploré la socialiste belge Marie-José Laloy.

Dans cette autre résolution, les parlementaires demandent au Comité des ministres (CM) de l'organisation de «faire face à ses responsabilités vis-à-vis de l'une des plus graves situations des droits de l'homme touchant l'un des États membres».
Selon les parlementaires, le manque de véritable réaction de cette organe pourrait menacer sérieusement la crédibilité de l'Organisation tout entière. Étant donné la gravité de la situation, l'Assemblée a recommandé que les missions d'observation du CM sur la situation des droits de l'homme en République tchétchène soient relancées, précise le communiqué de l'Assemblée.

"Ce texte condamnait un peu plus que les régimes totalitaires. Il condamnait aussi des hommes idéalistes qui se sont battus pour la liberté et dont certains sont dans cette assemblée", a toutefois estimé le socialiste espagnol Luis Maria de Puig.

Sylvie Delhaye




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Mardi 2 Février 2010 - 23:19 Conditons d'Utilisation des Blogs Editoweb




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