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France
14/12/2007 - 13:35

Dernier jour de visite en France pour Kadhafi



Le dirigeant libyen quittera la France samedi matin à destination de l'Espagne. Mouammar Kadhafi est attendu ce vendredi au Château de Versailles au cinquième et dernier jour de sa visite en France qui aura été marquée par une succession de déclarations fracassantes et l'embarras des autorités.



Dernier jour de visite en France pour Kadhafi
Les Français soutiennent largement Rama Yade, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, en estimant à 81% qu'elle a eu raison de critiquer vertement la visite en France du leader libyen Mouammar Kadhafi, selon un sondage publié vendredi dans le Figaro.

Jeudi, le colonel Kadhafi a poursuivi la visite qu'il a lui-même jugée "historique", en visitant le musée du Louvre lors d'une échappée touristique. Après des informations contradictoires sur son programme, libre d'engagements officiels, c'est au célèbre musée parisien que le leader libyen est apparu en fin d'après-midi, arrivé dans sa longue limousine blanche, accompagné d'un cortège d'un vingtaine de voitures.

Au programme de sa visite, menée au pas de charge en trente minutes environ, La Joconde (Léonard de Vinci) et le Radeau de la Méduse (Géricault), des "fresques libyennes", ainsi que la Vénus de Milo, célèbre statue sans bras de la déesse de l'amour, selon des sources proches de sa délégation. Dans la journée, sa délégation, forte de plusieurs centaines de personnes, avait fait du shopping.

Alors que l'opposition de gauche a renouvelé ses critiques et que la gêne est explicite au sein de la majorité de droite, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a assuré que la visite du "Guide" était "tout à fait identique" à celles d'autres chefs d'Etat. Le séjour en France du colonel Kadhafi, le premier depuis 34 ans, est néanmoins exceptionnellement long (cinq jours).

M. Kadhafi a eu deux entretiens en tête-à-tête avec M. Sarkozy, lundi et mercredi, et a multiplié les prises de parole, devant des députés, des patrons, la communauté africaine de France ou encore une assemblée de femmes.

Il a donné mercredi soir un motif de satisfaction au président français en condamnant publiquement, comme Nicolas Sarkozy le lui avait "recommandé", les récents attentats d'Alger et a qualifié la nébuleuse terroriste d'Oussama ben Laden de "criminels". Mais il n'a plus abordé le sujet des droits de l'Homme, le plus sensible de tous.

Nicolas Sarkozy a reçu jeudi soir à l'Elysée le collectif des familles des victimes de l'attentat du DC10 de la compagnie française UTA, perpétré par des Libyens. Lors de cet entretien, le président français s'est engagé à obtenir de la Libye le versement du reliquat des indemnisations prévues par les procédures judiciaires civiles et leur a promis une aide pour inaugurer le mémorial construit au milieu du désert du Ténéré en hommage aux 170 victimes de l'attentat, a indiqué à la presse le président du collectif, Guillaume Denoix de Saint-Marc.

Le député socialiste Manuel Valls a dénoncé "une espèce de circus Kadhafi" dans lequel "la France est humiliée". Il a parlé d'une "farce un peu tragique et comique" suscitant un peu "d'écoeurement".

La présidence a de nouveau justifié cette visite: "La Libye s'intègre de plus en plus dans la communauté des nations", a répété M. Guéant. En outre, selon lui, les contrats attendus avec la Libye, évalués par M. Sarkozy à 10 milliards d'euros, représentent "l'équivalent de 30.000 emplois garantis sur 5 ans pour les Français".

Quant à la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, qui avait vigoureusement critiqué la venue de M. Kadhafi, qualifiée de "baiser de la mort", elle est rentrée dans le rang, déclarant devant le Sénat que la visite recevait "le soutien de l'ensemble du gouvernement".

Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner avait plaidé la veille pour une "diplomatie de la réconciliation", tout en jugeant "assez pitoyables" les attaques de M. Kadhafi sur le manque de respect des droits des immigrés en France et en Europe.

Hasard du calendrier, la commission d'enquête parlementaire ad-hoc a entendu jeudi M. Guéant sur les conditions de la libération des infirmières et du médecin bulgares emprisonnés pendant huit ans en Libye, et libérés en juillet, dossier dans lequel M. Sarkozy et son ex-femme, Cécilia, ont joué un rôle majeur. M. Guéant a réaffirmé la position officielle: "Il n'y a pas eu de contreparties" et la "France n'a pas déboursé un centime". Paris "n'a pas échangé" la libération des soignants contre la perspective ultérieure de contrats avec Tripoli, a-t-il dit.

Source: http://fr.news.yahoo.com/


Yasmina Kehiha






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