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28/09/2007 - 21:50

Dominique Strauss-Kahn prend la tête d'un FMI affaibli

Le Français Dominique Strauss-Kahn a été nommé vendredi à la tête du Fonds monétaire international (FMI), qu'il a aussitôt promis de réformer en profondeur, pour répondre aux nombreuses critiques adressées à cette institution sexagénaire. Evènement



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"A l'issue d'entretiens avec les deux candidats, les administrateurs ont évalué les forces des deux individus en lice et ont choisi M. Strauss-Kahn par consensus", a indiqué l'institution multilatérale dans un communiqué.

A 58 ans, l'ancien ministre socialiste devient le quatrième patron français de l'institution de Washington. Il succédera le 1er novembre au conservateur espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire pour motif personnel.

"C'est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité", a réagi l'intéressé, soulignant "la puissante légitimité que (lui) donne le très large soutien dont (il a) bénéficié, notamment dans les pays émergents et des pays à bas revenus".

"Je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l'emploi", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Soutenu par l'Union européenne, le Français était en compétition avec Josef Tosovsky, candidat tchèque présenté par la Russie.

Economiste reconnu, M. Strauss-Kahn s'est toujours voulu l'avocat d'un "socialisme du réel". Né le 25 avril 1949, professeur d'économie et avocat d'affaires, ce polyglotte affiche une allure élégante et décontractée qui lui a souvent valu l'étiquette de dilettante, récusée par ses proches.

Soucieux de ne pas apparaître comme le candidat du Nord contre le Sud pour prendre la tête de cette institution en crise de légitimité, M. Strauss-Kahn avait choisi d'attendre, à Santiago du Chili, le verdict des 24 membres du conseil d'administration. Il devait aussitôt rentrer à Paris.

Par tradition, les Européens choisissent le directeur général du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque mondiale, l'institution soeur, elle aussi née après-guerre des accords de Bretton Woods.

Sur les rangs depuis début juillet, M. Strauss-Kahn disposait d'une longueur d'avance sur son challenger de dernière minute. Adoubé par les Etats-Unis, il avait mis à profit les semaines précédant l'élection pour consolider sa candidature, notamment dans les pays en développement.

Il a effectué cet été un quasi tour du monde, parcourant selon ses dires "60.000 miles" (100.000 kilomètres) à la rencontre de ses électeurs, qui représentent les 185 Etats membres.

Son rival Josef Tosovsky, un banquier central de carrière, brièvement Premier ministre tchèque, qui fête vendredi son 57e anniversaire, bénéficiait d'appuis plus ténus même s'il s'est posé en défenseur des nations les moins puissantes.

En France, majorité et opposition ont accueilli avec le même enthousiasme la nomination du candidat socialiste à la tête de cette institution internationale.

Le président français, qui soutenait la candidature Dominique Strauss-Kahn, a aussitôt salué "une grande victoire pour la diplomatie française", ajoutant: "c'est ça l'ouverture".

De son côté, Pierre Moscovici, responsable des questions internationales au Parti socialiste français, a jugé que c'est "une bonne nouvelle pour la France, pour les socialistes et (...) pour le monde".

M. Strauss-Kahn s'est engagé - plus ou moins explicitement - à mettre entre parenthèse d'éventuelles ambitions pour la présidentielle de 2012 en France. "Cette tâche nécessite au moins un mandat de cinq ans sur lequel je m'engage", avait-il promis au conseil d'administration.

La nomination de M. Strauss-Kahn coïncide avec le départ de l'administrateur français du Fonds, Pierre Duquesne, ex-conseiller économique de Lionel Jospin à Matignon et cheville ouvrière de la campagne du responsable socialiste à Washington. Son successeur, Ambroise Fayolle, issu de la direction du Trésor, prend ses fonctions vendredi.

Strauss-Kahn au FMI, les socialistes français un peu plus seuls

Dominique Strauss-Kahn prend la tête d'un FMI affaibli
La nomination du socialiste français Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, qui a bénéficié du soutien appuyé du président de droite Nicolas Sarkozy, porte un nouveau coup à la gauche en France en la privant d'une de ses figures les plus populaires. Evénement

Dominique Strauss-Kahn, 58 ans, a été nommé vendredi à Washington à la tête du Fonds monétaire international (FMI) pour succéder à l'Espagnol Rodrigo Rato.

Les socialistes français ont fait bonne figure en se félicitant, à l'instar de leur chef François Hollande, des multiples appuis internationaux reçus par l'un des leurs.

Mais, sur la scène intérieure, le prix est élevé : le Parti socialiste voit s'éloigner le plus populaire de ses dirigeants, figure de proue incontestée d'un courant social-démocrate "à la française".

'Nous sommes fiers que les compétences de DSK soient reconnues à l'échelle mondiale, mais nous sommes un peu amers que les socialistes l'aient laissé partir", a déclaré Jean-Christophe Cambadelis, proche de l'ex-ministre des Finances.

Un sondage paru cette semaine désigne M. Strauss-Kahn comme le meilleur leader pour la gauche aux yeux des Français (27%) devant la candidate malheureuse à la présidentielle Ségolène Royal (15%), qui reste néanmoins la préférée des sympathisants de son camp.

Les médias décrivent un homme soulagé d'avoir trouvé le moyen de fuir, grâce à un poste prestigieux et fort bien rémunéré, l'ambiance délétère d'un parti en pleine crise où se multiplient les règlements de comptes.

Cette nomination au FMI apparaît aussi comme un nouveau "coup" réussi de M. Sarkozy dans sa stratégie d'ouverture tous azimuts qui n'en finit plus de déstabiliser un PS sonné par sa défaite présidentielle.

La candidature de M. Strauss-Kahn avait été lancée par le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker.

Le président français a été prompt à la soutenir au nom de sa volonté affichée de "rallier tous les talents", après avoir notamment confié le ministère des Affaires étrangères au socialiste Bernard Kouchner.

Il y a moins d'un an, M. Strauss-Kahn espérait être l'adversaire de M. Sarkozy à la présidentielle. Mais, en lui accordant 20% de leurs suffrages, les militants socialistes lui avaient largement préféré Ségolène Royal.

Pour Dominique Reynié, professeur à l'école des sciences politiques à Paris, l'effacement de M. Strauss-Kahn va au moins avoir le mérite de "réduire les tensions" au PS. Mme Royal devrait logiquement en profiter, tout comme le maire de Paris Bertrand Delanoë dont la cote est en hausse.

M. Reynié souligne aussi "l'effet de découragement" produit par le choix de M. Strauss-Kahn sur les militants de son courant. Pour lui, "la question désormais est de savoir ce que va devenir le centre-gauche au PS".

Ce parti a perdu "une des personnalités les plus crédibles dans l'opinion pour mener la refondation de ses idées", estime Stéphane Rozès, de l'institut de sondages CSA. Ce départ pourrait en revanche accélérer, selon lui, l'émergence d'une nouvelle génération de dirigeants socialistes.

M. Strauss-Kahn s'est engagé à accomplir, s'il était élu au FMI, la totalité de son mandat de cinq ans, ce qui devrait l'écarter de facto de la prochaine course présidentielle. A moins qu'il ne choisisse de profiter de sa stature internationale pour retenter sa chance en France, comme l'a fait Romano Prodi en Italie après avoir dirigé la Commission européenne.

Une hypothèse jugée peu probable par Dominique Reynié. "S'il revenait sur une parole non tenue au plan international, ce serait un vrai handicap". Autre difficulté: M. Strauss-Kahn n'apparaît plus désormais comme un "opposant déterminé" à Nicolas Sarkozy.

Stéphane Rozès pense aussi que M. Strauss-Kahn a sans doute tourné la page, conscient qu'"il ne pourra pas peser de l'extérieur" sur un parti auquel il a tourné le dos.

Nicolas Maury



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