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10/06/2008 - 16:18

EDF voit British Energy comme une belle cible mais trop chère


BE a fait savoir lundi à EDF qu'il lui faudrait débourser davantage que 735 pence par action pour racheter la société. De source proche du dossier, on a précisé que l'électricien français, qui aurait offert plus de 680 pence par action, examinerait la suite à donner au dossier.



EDF réaliserait une belle opération en rachetant British Energy (BE) mais le prix évoqué par l'exploitant britannique de centrales nucléaires est excessif, estiment des analystes consultés par Reuters.

L'opérateur, dont l'Etat britannique détient 35%, a souligné qu'aucune des propositions de rachat formulées jusqu'ici n'était supérieure à son cours de clôture de vendredi. Ces propositions ne seraient donc pas intéressantes pour ses actionnaires.

Le titre du groupe avait fini à 735 pence vendredi, ce qui valorisait la société à environ 11,78 milliards de sterling (14,8 milliards d'euros).

BE a notamment estimé que les propositions ne tenaient pas compte de la hausse future du prix de l'électricité.

Cependant, "quand il y aura davantage de nucléaire, les prix de l'électricité vont-ils rester au même niveau ou vont-il baisser ? Si on fait entrer EDF dans British Energy et qu'on le force à revendre des morceaux, il y aura plus de concurrence et donc une baisse des prix. Il n'y a pas de raisons d'intégrer des prix stratosphériques", a estimé mardi un analyste basé à Paris.

"Pourquoi EDF devrait-il surpayer British Energy ? Bien sûr, la société vaudra beaucoup plus en 2020 car la rente du nucléaire sera là, mais aujourd'hui cela ne vaut pas plus cher que ça (...) EDF a compris qu'il n'y avait peut-être pas besoin de se précipiter", a-t-il ajouté.

STRATÉGIE NUCLÉAIRE

Le 6 juin, des sources bancaires ont indiqué à Reuters qu'EDF était en train de lever un crédit de 11,5 milliards de livres sterling (14,4 milliards d'euros) pour son projet d'offre sur BE. A la fin 2007, son endettement net atteignait 16.269 millions d'euros et ses capitaux propres 28.796 millions.

Dans une note à ses clients, Oddo Securities relève qu'"en cas d'opération sur BE, les ratings de EDF devraient être placés sous 'creditwatch négatif'". "Outre la taille de l'acquisition, S&P ne juge pas favorablement le fait que les centrales nucléaires à reprendre en Grande-Bretagne soient vieillissantes", relève l'intermédiaire.

De même, alors que des rumeurs d'une annonce imminente du rachat de BE par EDF à un prix inférieur à 11 milliards de sterling circulaient lundi, la banque Santander jugeait que la société britannique constituerait "une bonne acquisition de moyen terme mais quelque peu onéreuse".

BE - gestionnaire de 8 centrales nucléaires sur les 10 présentes sur le sol britannique - est au coeur du projet du gouvernement d'accroître la production d'énergie nucléaire, notamment par le renouvellement du parc des centrales du royaume, dont la plupart devront être fermées au cours de la prochaine décennie.

La société, qui assure près d'un sixième de la production d'électricité du pays et alimente les gros consommateurs industriels, est aussi le principal propriétaire des terrains destinés à accueillir les futures centrales à construire.

EDF, dont l'Etat français détient près de 84,9%, a placé la Grande-Bretagne parmi les quatre pays prioritaires de sa stratégie nucléaire au même titre que la Chine, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud.

"SE FAIRE LA MAIN"

"L'enjeu du renouveau du nucléaire anglais s'accompagne certes d'une reprise d'un pas de porte (...) au coût non négligeable, mais offre un accès au seul marché véritablement dérégulé", soulignait dans une note récente Patrice Lambert de Diesbach, de CM-CIC Securities.

EDF veut construire quatre centrales nucléaires de nouvelle génération EPR en Grande-Bretagne à partir de 2012, la première d'entre elles devant entrer en service avant la fin 2017. Sa filiale britannique EDF Energy vend actuellement plus d'électricité qu'elle n'en produit et est donc acheteuse nette sur le marché.

Le groupe a multiplié ces derniers mois les projets de croissance externe pour se développer à l'international, alors qu'il a réalisé 54% de ses ventes en France en 2007 et que le futur ensemble Suez-GDF compte lui aussi participer au renouveau du nucléaire en Europe.

"Au-delà de la participation au renouveau du nucléaire à grande échelle en Europe, EDF trouverait avec British Energy un moyen d'équilibrer enfin son business model anglais et de se 'faire la main' à grande échelle", estime CM-CIC.

BE a précisé lundi que les discussions avec les parties intéressées par un rachat ou un partenariat se poursuivraient, sans garantie qu'elles aboutissent.

Un partenariat pourrait rouvrir la porte à Centrica, propriétaire de British Gas, qui avait soumis une proposition de fusion en actions. BE n'avait reçu que l'offre d'EDF à l'expiration de l'appel d'offres le mois dernier. L'allemand RWE et l'espagnol Iberdrola avaient aussi pris contact avec BE mais sans faire d'offre.

CM-CIC relève que "si le gouvernement britannique veut pousser à la baisse les tarifs sur le sol anglais, il n'y a pas d'autre moyen que de faire entrer sur les projets au moins deux nucléaristes continentaux, voire trois" et évoque "un partage inéluctable de BE entre plusieurs acteurs".

Source: news.yahoo.com


Y.K/SourcesWeb






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