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08/04/2008 - 14:04

Egypte: municipales sous haute tension


Mardi, les Egyptiens votaient pour des élections municipales sans enjeu immédiat mais boycottées par l'opposition islamiste et se déroulant sur fond d'une violente contestation sociale qui a fait au moins un mort.



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Faute de vraie concurrence, le parti du président Hosni Moubarak est certain de remporter les élections mais le régime est confronté à un mécontentement qui a éclaté notamment dans une ville industrielle du nord de l'Egypte, Mahalla.

Un adolescent de 15 ans y est décédé après avoir été touché par un tir de la police lors de heurts dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 (06h00 GMT) et devaient fermer 19h00 (17h00 GMT) pour l'élection des maires des 52.000 localités de ce pays de près de 80 millions d'habitants, dont 35,6 millions d'électeurs.

Les élections concernent 30% des sièges à pourvoir, 70% des maires n'ayant pas de concurrent, selon l'agence officielle Mena.

Déjà mis de facto hors jeu par le pouvoir, les Frères musulmans, dont les candidats ont été victimes de rafles ou empêchés de se présenter, ont appelé lundi à boycotter le scrutin.

Le parti du président Moubarak, le Parti national démocrate (PND), est présent partout avec ses 52.000 candidats qui submergent un millier de candidats d'un camp adverse divisé, du parti libéral Wafd aux communistes du Tagammou.

Les municipales se tiennent dans un climat tendu, en raison d'une flambée de prix et d'une pénurie de pain subventionné, aliment essentiel pour les près de 40% des Egyptiens vivant autour du seuil de pauvreté.

Cette consultation avait été reportée en 2006, le pouvoir redoutant de voir se rééditer une percée des islamistes. Officiellement interdits mais tolérés, les Frères musulmans, principale force d'opposition du pays, avaient remporté un siège sur cinq aux législatives de 2005.

Selon une équipe de l'AFP, la participation était faible jusqu'en fin de matinée mardi au Caire et dans sa région. Les forces de sécurité, très présentes, empêchaient la presse d'interroger des votants et tentaient d'intimider ces derniers.

"Je vote dans l'espoir d'une vie moins dure, sans pénurie de pain. Espérons que le scrutin ne soit pas truqué comme d'habitude", a affirmé à l'AFP Mohamed Abdel Meguid, 28 ans, venu voter dans une école d'Agouza, au Caire.

"Ce n'est qu'hier, en regardant la télé, que j'ai su qu'il y avait des élections", affirme pour sa part Aboul Foutouh Abdel Maougoud, 29 ans, en dénonçant un régime éloigné des préoccupations du peuple.

Si le pouvoir affiche en général des taux de participation élevés, il ne serait en réalité inférieure à 10% pour les scrutins en Egypte, selon les organisations des droits de l'Homme.

Les résultats du scrutin seront annoncés par les gouverneurs des provinces à partir de mercredi et pendant cinq jours.

Ces deux derniers jours, de violents heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre à Mahalla, dans le delta du Nil, faisant plus de 80 blessés et entrainant 340 arrestations, selon les services de sécurité.

Un leader ouvrier joint par téléphone, Mostafa Foda, a précisé que les forces de l'ordre avaient répliqué dans la nuit de lundi à mardi par des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc à des pierres lancées par de jeunes manifestants criant des slogans contre la vie chère et hostiles au gouvernement.

"Nous portons la cause de toute l'Egypte", "nous menons une révolution", scandaient les manifestants, selon M. Foda.

Face à la pression policière, mais aussi en raison de divisions internes, une grève envisagée dimanche des 24.000 ouvriers de cette usine textile publique, Misr Filature et Tissage, n'a pas eu lieu.

Il y a deux ans, c'est de là qu'était parti un grand mouvement de contestation qui avait gagné le secteur textile public - le second secteur industriel du pays.

Source: yahoo news

Arame Diène



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