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01/11/2007 - 17:40

Etats-Unis: Ultimatum à l'IRAN

Les Etats-Unis accusent la Chine et la Russie de bloquer de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran et ils menacent de les imposer si l'Iran ne cesse pas dans les quinze jours ses activités nucléaires sensibles. Selon des sources diplomatiques, il s'agit bien d'un ultimatum.



Etats-Unis: Ultimatum à l'IRAN
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a réagi en disant qu'il n'était "nullement inquiet", affirmant que de nouvelles sanctions seraient inopérantes.

Les directeurs politiques des cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de l'Allemagne se réuniront vendredi à Londres pour étudier un éventuel troisième train de sanctions contre l'Iran. Dans ce contexte, les propos de plus en plus martiaux de l'Iran et de Washington font redouter une guerre en cas d'échec de la diplomatie.

Peu avant de rencontrer à Vienne Mohamed ElBaradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), Robert Burns, sous-secrétaire d'Etat américain chargé des Affaires politiques, a déclaré que, depuis l'adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur l'Iran, le 24 mars, Téhéran avait bénéficié d'un délai de grâce.

"De fait, la Russie et la Chine bloquent une troisième résolution depuis lors", a-t-il dit à des journalistes.

Les puissances occidentales sont convenues en septembre de reporter l'adoption de sanctions plus dures après avoir obtenu de l'Iran la promesse qu'il ferait la lumière sur les éléments de son programme nucléaire dissimulés dans le passé à l'AIEA.

L'AIEA doit publier un rapport à la mi-novembre, mais Burns a affirmé que, à lui seul, un certificat de bonne conduite de l'agence n'éviterait pas un durcissement des sanctions.

"Nous jugeons que si l'Iran n'a pas suspendu (ses activités nucléaires sensibles) d'ici une quinzaine de jours, cela ne suffira pas, cela restera un refus de répondre aux exigences du Conseil de sécurité. Cela sera pour nous un facteur très pertinent".

L'UE, PREMIERE VICTIME DE SANCTIONS?

"Notre espoir est le suivant: premièrement qu'une troisième résolution sur des sanctions soit adoptée le plus tôt possible. Deuxièmement, nous aimerions beaucoup que l'UE applique (ses propres) sanctions. Troisièmement, les principaux partenaires commerciaux de l'Iran devraient réduire les échanges pour montrer à l'Iran que les affaires ne se poursuivent pas comme si de rien n'était."

L'Iran a prévenu mercredi les Etats-Unis qu'ils se retrouveraient "dans un bourbier pire que l'Irak" s'ils s'avisaient de s'en prendre à la République islamique.

Les tensions relatives au dossier nucléaire iranien constituent l'un des facteurs qui ont poussé ces derniers jours le cours du pétrole à un niveau record de plus de 95 dollars le baril.

Le président Ahmadinejad, coutumier des tirades contre les Occidentaux, a déclaré jeudi que son pays riposterait à toute initiative hostile, mais il n'a pas dit comment.

Il a suggéré que les nouvelles sanctions américaines annoncées la semaine dernière affecteraient principalement les pays européens continuant de traiter avec l'Iran, qui dispose d'importantes réserves de pétrole et de gaz.

"L'arme des sanctions ne fonctionne pas", a dit le président iranien dans un discours d'inauguration d'une installation pétrochimique. "Nous ne sommes nullement inquiets."

"Ce qu'ils (les Etats-Unis) font essentiellement, c'est dépenser ce qui ne leur appartient pas parce que les compagnies américaines ne font pas affaire avec l'Iran.

"En fait, ils n'ont rien en Iran. Ils infligent à vrai dire les sanctions aux pauvres pays européens."

Le président américain George Bush a laissé entendre que l'accès de l'Iran à l'arme nucléaire entraînerait une troisième guerre mondiale. Washington dit souhaiter une solution diplomatique, mais Burns a déclaré mercredi qu'une diplomatie plus musclée était nécessaire pour y parvenir.*

Il a notamment réclamé des sanctions européennes contre l'Iran, auxquelles certains pays membres de l'UE sont favorables, comme la France et la Grande-Bretagne, mais d'autres réticents.

La Russie juge pour sa part que le dialogue a de meilleures chances de désamorcer les tensions que des sanctions ou la menace d'une intervention militaire.

fr.news.yahoo.com


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