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17/11/2007 - 18:45

Euro 2008 - L'Italie n'a plus le choix

Ce samedi, la Squadra Azzura se rend en Ecosse pour un rendez-vous capital. Une défaite et les hommes de Donadoni, actuels troisième s du groupe B, n'auront plus leur destin entre leur main. Les champions du monde comptent sur leur expérience pour décrocher un résultat à Glasgow.



Les champions du monde absents de l'Euro. Un cas unique ou presque. Pour le championnat européen de 1984, les vainqueurs de la Coupe du monde 1982 sont absents, incapables de franchir le stade des éliminatoires.

Les Italiens, puisque c'est déjà d'eux dont il s'agit, sont sortis par de surprenants Roumains de la course à l'Euro. Et si en 2008 l'histoire bégayait ? Si les Transalpins, maîtres du monde en 2006, devaient mettre entre parenthèse leur destin continental ? Si les Ecossais endossaient le costume des Roumains ? Le cas de figure, s'il n'est pas encore certain, est à envisager. Car les hommes de Donadoni sont dans une situation qui n'incite guère à l'optimisme.

La Squadra Azzurra, qui compte un match en moins que ses adversaires directs, occupe la troisième place du groupe B avec un point de retard sur l'Ecosse et deux sur la France. Autant dire qu'une défaite de l'Italie en Ecosse gèlerait une grande partie de ses ambitions européennes, même si la qualification resterait envisageable (en cas de victoire sur les Iles Féroé conjuguée à une défaite de la France en Ukraine). Les Transalpins joueront donc ce samedi à l'Hampden Park de Glasgow leur match le plus important depuis un certain 9 juillet 2006, il s'agira là-aussi d'une sorte de finale au terme de laquelle le vaincu n'aura plus grand-chose à espérer.

L'expérience des grands rendez-vous

En cas de faux pas, l'Italie pourra longtemps regretter ses nuls concédés à domicile face à la France (0-0) mais surtout face à la Lituanie (1-1). Deux résultats que les Transalpins traînent comme un boulet alors que l'Ecosse a remporté tous ses matchs sur ses terres. Que le sacre mondial fut difficile à digérer pour les hommes de Donadoni ! Des nombreux blessés, des retraites internationales prématurées (Totti, Nesta), l'Italie a accumulé les soucis hors du terrain. Et la Squadra fut bien souvent la pâle copie de cette équipe conquérante et combative sacrée à Berlin le 9 juillet 2006 : "Ce sera un beau match à jouer à Glasgow, dans ce stade et devant ce public impressionnant. On montrera que l'Italie est l'Italie."

Espérons pour eux que les Azzurri auront un peu plus que leur réputation et leur statut à opposer. Pour cette rencontre capitale, Roberto Donadoni a encore décidé de se passer des deux vétérans Alessandro Del Piero et Filippo Inzaghi, pourtant en verve en Ligue des Champions, tandis qu' Alberto Gilardino fait son retour dans le groupe. Le sélectionneur a décidé de faire appel à des noms moins ronflants (Quagliarella, Iaquinta, Lucarelli ou Di Natale), alors que Del Piero est remplacé numériquement par l'inexpérimenté Raffaele Palladino qui ne compte aucune sélection nationale.

La Squadra comptera également sur sa capacité à toujours se sortir des situations délicates, une aptitude qui a contribué à bâtir son palmarès. Elle possède, contrairement à son adversaire, une expérience des grands rendez-vous. En septembre dernier, les coéquipiers de Pirlo se devaient de l'emporter en Ukraine pour rester dans la course à la qualification. Résultat : de la rigueur, de la discipline et une victoire (1-2) confirmant l'adage selon lequel les Italiens ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont dos au mur.

Sans Pippo ni Del Piero

Pourtant Alex McLeish, sélectionneur de l'Ecosse, ne se montre pas impressionné par la réputation des Italiens : " Nous savons que nous affrontons les champions du monde en titre. Ils se sont déjà retrouvés dans cette situation à de multiples reprises. Ils devraient donc être capables de gérer cela grâce à leur mental ", déclarait-il. Avant de nuancer aussitôt: "Mais c'est un match de football, à onze contre onze, et je suis persuadé que les joueurs italiens sont comme les autres. Si nous trouvons les ressources nécessaires pour les ébranler, cela promet d'être très intéressant. "

Côté italien, même si le match aller fut maîtrisé (victoire 2-0), la prudence est de mise à l'image de Fabio Cannavaro qui ne manque pas de louer les qualités de la Tartan Army : "Je suis surpris par ce qu'a démontré cette sélection tout au long des éliminatoires. Je l'ai été encore plus lorsqu'ils ont battu la France au Parc des Princes, l'une des équipes les plus fortes au monde. Avant l'entame des qualifications, tous pensaient que la France et l'Italie allaient se qualifier sans problèmes, mais l'Ecosse est toujours là et a sa chance. Ce match va être très difficile. Ca sera dur, mais on sait qu'on peut le faire".

Un nul pourrait suffire à l'Italie, de là à penser que les Transalpins se rendront à Glasgow pour ne pas perdre, il n'y a qu'un pas que Donadoni se refuse de franchir : " En 25 ans de carrière, comme joueur puis entraîneur, je ne suis jamais allé sur un terrain en me disant: cette fois-ci, je joue le nul. " L'Italie se rendra donc en Ecosse pour vaincre. Vaincre mais aussi prendre sa revanche sur l'Histoire et sur ces maudits éliminatoires de l'Euro 84, du temps où, déjà, elle avait tant de mal à tenir son rang de championne du monde&hellip

Martin MOSNIER

H.V/YahooNews







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