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Europe
30/08/2008 - 13:57

Géorgie: Paris présente ses exigences

Paris-Lundi, à Bruxelles, les Européens exigeront que la Russie respecte ses engagements pour régler la crise géorgienne. Ils s'abstiendront de toute sanction pour le moment.



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À l'avant-veille du sommet que les Vingt-Sept tiendront lundi à Bruxelles autour de la crise géorgienne, la présidence française du Conseil européen a fait connaître, vendredi, ses objectifs pour ce rendez-vous extraordinaire, sans précédent depuis la crise d'Irak de 2003. Selon l'Élysée, il s'agira avant tout de rappeler le soutien à la Géorgie, «pays important pour l'Union européenne», notamment à travers divers mécanismes d'aides communautaires.

Le sommet européen demandera surtout à la Russie l'application «dans son intégralité» de l'accord en six points signé le 12 août par Nicolas Sarkozy, Dmitri Medvedev et Mikhaïl Saakachvili pour régler la crise. Or, précisait-on vendredi dans l'entourage du président français, des «difficultés sérieuses» persistent sur trois points.

Ces problèmes concernent, en premier lieu, le maintien par l'armée russe de quatre checkpoints sur le territoire géorgien, entre le port de Poti et la ville de Senaki. Ces positions doivent être démantelées «tout de suite», a dit Nicolas Sarkozy, mercredi soir, pendant la conversation téléphonique d'une heure qu'il a eue avec Dmitri Medvedev. Les Vingt-Sept ne manqueront pas de le rappeler lundi.

En deuxième lieu, la mise en place d'un mécanisme international destiné à remplacer les forces russes présentes en territoire géorgien, au sud de la région séparatiste d'Ossétie du Sud, achoppe toujours. Conformément au point 5 de l'accord du 12 août, Paris souhaite que des observateurs de l'OSCE on parle de plusieurs dizaines prennent dès que possible la succession des patrouilles russes. «Que l'UE soit capable de fournir un contingent d'observateurs sera un signe important», estimait-on vendredi à l'Élysée. Son pilotage pourrait être confié au haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.

En troisième lieu, l'ouverture des «discussions internationales sur les modalités de sécurité et de stabilité en Abkhazie et en Ossétie du Sud», prévues au point 6 de l'accord de cessez-le-feu, n'est guère en vue. Aucun délai n'est prévu, ce qui fait craindre que la crise ne traîne en longueur. Le sommet devrait rappeler le «caractère inacceptable» de la reconnaissance unilatérale par Moscou de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

Pour autant, pas question de rupture avec la Russie, ni même de sanctions. Pour les Européens, en effet, «l'heure des sanctions n'est certainement pas venue», comme ntait-on vendredi dans l'entourage de Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, en dépit d'approches différentes, «aucune délégation n'a utilisé le mot de sanction», précise une source proche du Conseil qui a suivi les intenses préparatifs du rendez-vous de lundi. L'idée sera plutôt, précise cette source, de «mettre l'ensemble des relations UE-Russie sous surveillance» tant que Moscou ne respecte pas l'accord signé.

C'est à l'aune des résultats obtenus notamment sur le point 6 de l'accord que sera envisagée la question d'examiner des sanctions, sur lesquelles insisteraient sans nul doute des pays comme la Pologne, la République tchèque ou les Baltes. «Le rendez-vous important, c'est le 14 novembre», souligne-t-on ainsi à l'Élysée, allusion à la date du prochain sommet UE-Russie, à Nice. D'ici là, les Européens entendent placer, dès lundi, la balle dans le camp russe. «Il faut être deux pour qu'il y ait un partenariat», résumait vendredi une source proche de la présidence du Conseil. «C'est à la Russie de montrer qu'elle est intéressée, ajoutait-on. Du côté des Européens, il y a un doute et des interrogations.»


Source: Dabio

Awa Diakhate



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