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Europe
09/07/2008 - 17:30

Interdictions maintenues après la fuite radioactive du Tricastin

Des inspections officielles vont être menées pour évaluer la gravité du rejet radioactif accidentel d'uranium survenu près de la centrale nucléaire du Tricastin, dans la Drôme et dans le Vaucluse, révélé mardi mais qui s'est en fait déroulé lundi soir.



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Des mesures de précaution ont été maintenues jusqu'à nouvel ordre dans trois communes du Vaucluse après un rejet radioactif d'uranium près de la centrale nucléaire du Tricastin, qui suscite des interrogations.

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a annoncé que l'Autorité de sûreté nucléaire ferait une inspection jeudi pour "déterminer les causes précises" de l'incident et examiner les mesures mises en place par l'exploitant.

"Toutes les conclusions devront être tirées, notamment en termes d'éventuelles suites pénales et administratives", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans l'attente du résultat des expertises en cours, l'interdiction de pêche, de baignade et d'irrigation ainsi que les restrictions sur la consommation d'eau ont été maintenues dans les zones concernées.

"Au regard de la nécessité de procéder à des analyses sur une plus long durée, le préfet décide le maintien des mesures de précaution", précise la préfecture du Vaucluse dans un communiqué. Sont concernées les communes de Bollène, Lapalud et Lamotte-du-Rhône.

Les autorités ont révélé que l'incident intervenu à Socatri, filiale de retraitement de déchets du géant français du nucléaire Areva, s'était en fait produit lundi soir vers 23h00, et non mardi matin comme initialement indiqué.

Il n'a été signalé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) que plus de huit heures après, vers 07h30 mardi matin et les communes concernées n'ont été prévenues que mardi en milieu de journée, soit 12 heures après. Le maire de Bollène, Marie-Claude Bompard, estime avoir été "sous-informée".

Un porte-parole d'Areva a expliqué ce délai par le fait qu'après des fuites détectées à 23h00, le débordement à l'origine de la fuite n'aurait été constaté qu'à 04h00. L'alerte aurait été repoussée ensuite par les mesures de radioactivité.

L'ASN a annoncé qu'elle allait effectuer sur place des mesures pour évaluer l'ampleur du rejet et ses conséquences sur l'environnement. Les résultats sont attendus jeudi.

La CGT demande que "toute la lumière soit faite" et le Parti socialiste dénonce "l'opacité qui entoure la question du nucléaire en France."

Des associations écologistes ont dénoncé une "rétention délibérée d'informations" et se sont étonnées du silence du gouvernement, qui a attendu la fin de la journée de mercredi pour réagir.

"Le ministre ne veut pas réagir tant que les autorités indépendantes n'ont pas fait leur travail", a-t-on expliqué dans l'entourage de Jean-Louis Borloo. "On ne peut pas vouloir que ça se déroule sereinement et tout de suite monter au créneau."

D'après les associations écologistes, le rejet pourrait être très important. L'une d'entre elles, la Criirad, annonce un dépôt de plainte devant la justice.

Le rejet accidentel dans deux rivières, la Gaffière et le Lauzon, aurait été provoqué lors du nettoyage d'une cuve de rétention de l'usine, selon la version présentée par la Socatri, située à côté de la centrale nucléaire.

Ce site était en travaux à la suite d'une première demande de l'ASN en 2007.

Il avait été question mardi d'un rejet de 30 mètres cubes (m3) de liquide radioactif comportant 12 grammes d'uranium par litre, mais la société Socatri a réévalué mercredi la quantité à 18 m3, selon son service de presse interrogé par Reuters.

La préfecture du Vaucluse reprend cette évaluation de 18,07, précisant qu'elle correspond à un rejet de 224 kg d'uranium dans l'environnement, dont seulement 74 kg se seraient écoulés dans les rivières, 150 étant restés sur le site de la société.

La préfecture assure que le taux d'uranium relevé mardi dans les rivières "reste supérieur à la normale, mais en forte diminution par rapport aux valeurs de la matinée du 8 juillet".

L'ASN a déclaré de son côté ne "pas pouvoir répondre précisément" à la question de la quantité et il ne se prononce pas sur les risques : "le juge de paix sera les mesures de radioactivité dans l'environnement", a dit André-Claude Lacoste.

Compte tenu des délais d'alerte, des sanctions contre la société seront prises "si nécessaires", a-t-il précisé.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime qu'il y a "eu vraisemblablement mise en danger délibérée de la population, avec de possibles contaminations".

L'association Criirad, qui prône une information "indépendante sur la radioactivité", estime que sur la base des dernières déclarations de rejet de la société, il est possible de dire que la limite réglementaire de rejet mensuel a été 161 fois supérieure à la limite mensuelle.

Souece: Yahoo News

Awa Diakhate



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