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Afrique et Moyen-Orient
29/01/2008 - 18:59

Kenya: ouverture des pourparlers entre gouvernement et opposition

La séance de pourparlers officiels entre le camp du président kényan réélu Mwai Kibaki et celui de son opposant Raila Odinga a débuté mardi à Nairobi en présence du médiateur Kofi Annan, au cours d'une cérémonie retransmise en direct à la télévision.



"Il n'y a qu'un seul Kenya. Nous avons tous des identités multiples", a déclaré en préambule l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, médiateur de l'Union africaine dans la crise kényane.

M. Annan s'est exprimé à la tribune d'une annexe du Parlement, dans la capitale Nairobi. Il est entouré à cette tribune par MM. Kibaki et Odinga.

Dans le reste du pays, la situation reste tendue. Des hélicoptères de l'armée kényane ont ouvert mardi le feu à Naivasha, dans la Vallée du Rift, pour la première fois depuis le début des violences secouant le pays fin décembre.

Au moins 22 personnes ont en outre été tuées dans le pays depuis lundi soir. Mardi, neuf kényans ont été tués: trois à Kakamega, dans la Province de l'Ouest, deux dans les bidonvilles de Nakuru (ouest), trois autres à Naivasha (ouest) - un "tué par la police et deux autres à la machette" - et un émeutier a été "lapidé par une foule en colère" à Kisumu (ouest), selon un haut responsable de la police nationale sous couvert d'anonymat.

Auparavant, quatre personnes avaient été tuées dans le plus grand bidonville de Nairobi, Kibera, et neuf dans la région d'Eldoret (Vallée du Rift, ouest).

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, en visite mardi au Rwanda, a jugé que la situation au Kenya était "inacceptable" et déclaré qu'il était "profondément préoccupé" par les violences qui ont fait plus de mille morts depuis un mois.

Le secrétaire général de l'ONU a indiqué qu'il s'entretiendrait de la situation au Kenya avec les dirigeants africains qu'il va rencontrer dès mercredi à Addis Abeba, où un sommet de l'Union Africaine doit débuter jeudi, "pour voir comment l'UA et l'ONU peuvent travailler ensemble" à tenter de résoudre la crise.

Un correspondant de l'AFP a vu les hélicoptères, deux de l'armée et un de la police, en vol stationnaire, ouvrir le feu au dessus de manifestants en différents points de Naivasha, à 90 km au nord-ouest de Nairobi.

Depuis deux jours, des face à face très tendus ont lieu entre membres de l'ethnie kikuyu d'un côté et luo de l'autre à Naivasha, dans la Vallée du Rift devenue l'épicentre d'affrontements interethniques.

"La foule est incontrôlable et nous voulons la disperser, c'est pourquoi nous avons recours à des hélicoptères," a indiqué à l'AFP un responsable policier à Naivasha.

Plus tôt mardi, la police avait tiré à balles réelles pour protéger un groupe de Luos qui quittaient les lieux en bus, avait constaté une journaliste de l'AFP.

Dans plusieurs autres villes du pays (notamment à Nakuru et Kakamega), des partisans de l'opposition kényane avaient manifesté leur colère dès l'aube après le meurtre d'un député de l'opposition à Nairobi.

Melitus Mugabe Were, élu fin décembre député du Mouvement démocratique orange (ODM, opposition) dans une circonscription de Nairobi, a été tué par balles "devant sa maison" à Nairobi vers 00h30 mardi (21h30 GMT lundi), avait indiqué plus tôt un officier de police sous couvert d'anonymat.

"Il semble que cela soit lié aux violences post-électorales, mais l'enquête est en cours", a-t-il ajouté.

M. Were est la première personnalité politique à mourir dans les violences qui ont suivi la réélection du président Mwai Kibaki, contestée par le chef de l'opposition Raila Odinga.

Un peu plus tôt, le porte-parole de l'ODM, Salim Lone, a qualifié la journée de mardi de "jour très sombre" pour le Kenya et appelé les partisans de l'opposition au calme.

Dans la capitale kényane, la situation était très tendue dans le bidonville de Kibera, bastion de l'opposition. Au moins quatre personnes ont été tuées à la machette mardi dans ce bidonville, a indiqué à l'AFP un commandant de la police kényane.

A Kisumu (ouest), fief de l'opposition, la police avait tiré des gaz lacrymogènes et à balles réelles mardi matin pour disperser des manifestants.

Le Kenya, un des pays d'Afrique les plus stables jusqu'à la fin de l'année dernière, traverse une crise majeure née de la contestation par M. Odinga (un Luo) de la réélection de M. Kibaki (un Kikuyu). En un mois, près de 1.000 personnes ont été tuées et environ 250.000 ont été déplacées dans les affrontements.

Depuis plusieurs jours, les conflits ethniques et fonciers, récurrents et jamais mis à plat depuis l'indépendance en 1963 dans la Vallée du Rift, ont pris le pas sur les rancoeurs électorales dans cette province.




A.M/source Web










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