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Europe
01/09/2008 - 21:08

L'Union européenne donne un délai à la Russie

BRUXELLES -Les Européens, réunis en urgence lundi à Bruxelles, ont donné à Moscou une semaine pour respecter complètement le cessez-le-feu en Géorgie, sans toutefois expliquer les mesures de rétorsion s'il refusait d'obéir.



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Dans l'immédiat, l'Union a décidé de reporter les discussions en cours sur un partenariat stratégique entre l'UE et la Russie tant que Moscou n'aura pas retiré ses troupes.

En outre, Nicolas Sarkozy se rendra à Moscou et Tbilissi lundi prochain, le 8 septembre, pour exiger "l'application scrupuleuse du plan en six points" qui encadre le cessez-le-feu en Géorgie et prévoit un retrait des militaires sur leurs positions d'avant le déclenchement des hostilités en Géorgie, le 8 août.

Ces décisions sont de loin moins sévères que les sanctions réclamées par certains, Pologne et Etats baltes en tête, qui auraient voulu réagir plus fermement contre ce qu'ils interprètent comme la tentation russe d'imposer sa volonté à ses proches voisins. Pour autant, "le consensus a été relativement facile à obtenir", a assuré le président en exercice du Conseil à l'issue des trois heures de débat. La chancelière allemande Angela Merkel a salué un "excellent compromis". Particulièrement inquiet de l'attitude russe, le président polonais Lech Kaczynski s'est montré satisfait de ce que la déclaration mentionne la volonté de renforcer les liens avec l'Ukraine.

Pour Nicolas Sarkozy, décider de véritables sanctions était prématuré et il est en revanche urgent de "privilégier le dialogue" qu'il a lui-même engagé avec la Russie et la Géorgie. "Les contacts que j'ai avec le président (russe Dimitri) Medvedev m'amènent à penser que ce qu'on fait, c'est ce qu'il fallait faire", a assuré le président français lors d'un point presse à l'issue du Conseil. "Il y a un rendez-vous le 8 septembre (...) Si ça ne marche pas, on est parfaitement tous d'accord: on se réunira alors et on prendra d'autres décisions. Mais il faut graduer les choses."

Pour le cas où la Russie ne respecte pas les demandes européennes, l'Union, qui "restera vigilante", a demandé à la Commission d'examiner "les différentes dimensions de la relation bilatérale "dans la perspective du prochain sommet" UE-Russie, prévu le 14 novembre à Nice. Le texte ne contient pas de menace plus explicite.

Les Européens laissent donc la balle dans le camp de Moscou pour encore une semaine. La main sur le robinet qui fourni à l'Europe de l'ouest 40% de son gaz et un tiers de son pétrole, les dirigeants du Kremlin ont jusqu'à maintenant affirmé qu'ils ne craignaient pas les éventuelles sanctions européennes et qu'ils pourraient en prendre eux aussi s'ils y étaient poussés. "C'est la voie la moins productive", mettait en garde le président russe Dimitri Medvedev. Pour minimiser leur position de faiblesse face à leur fournisseur de gaz, les Européens soulignaient lundi que 80% des exportations russes se font en direction de l'Union, et que le pays ne pourrait s'en passer.

"La crise en Géorgie place la relation entre l'UE et la Russie à la croisée des chemins", lancent les 27, qui reprennent des termes proches de ceux déjà utilisés par Nicolas Sarkozy pour condamner "fermement la décision unilatérale" et "inacceptable" de la Russie de reconnaître l'indépendance des deux provinces géorgiennes séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du sud. Ils pointent aussi le non-respect des termes du cessez-le-feu, des troupes russes étant toujours positionnées en territoire géorgien et répètent qu'une "solution pacifique et durable" des conflits qui agitent la Géorgie ne se fera qu'en respectant les "principes d'indépendance, de souveraineté et d'intégrité territoriale".

Concrètement, l'Europe se dite prête à renforcer "de manière significative" la mission d'observation de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour garantir la stabilité en Ossétie du Sud. L'UE se propose aussi d'étudier une autre mission "d'observation", de faciliter l'octroi de visas et de réfléchir à la création d'une "zone de libre-échange complète" avec Tbilissi. Une conférence internationale consacrée à la reconstruction de la Géorgie devra être organisée.

Un "représentant spécial de l'Union européenne" sera également désigné pour suivre ce dossier. Les 27 devrait s'entendre sur son nom dès la réunion des ministres des Affaires étrangères, prévue vendredi à Avignon, selon un diplomate français.


Source: Yahoo News

Awa Diakhate



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