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France
13/11/2007 - 23:26

La France plonge dans une grève des transports, épreuve du feu pour Sarkozy



Une nouvelle grève a commencé mardi soir en France dans les transports, le pays se préparant à affronter plusieurs journées de chaos avec ce mouvement de protestation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, voulue par le président Nicolas Sarkozy qui prône une politique de "rupture". Évènement



La France plonge dans une grève des transports, épreuve du feu pour Sarkozy
Les cheminots ont commencé à cesser le travail mardi soir, et seront rejoints mercredi par les conducteurs du métro parisien, ainsi que par les gaziers et électriciens.

Dans les transports, déjà quasiment paralysés lors d'une première journée de grève le 18 octobre, le mouvement est reconductible, laissant planer la menace de plusieurs jours de chaos.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a prévenu que les usagers des transports devaient se préparer à "une journée de galère" mercredi, "et peut-être d'autres jours encore".

Selon les prévisions de trafic de la compagnie des chemins de fer SNCF, seuls quelque 90 Trains à grande vitesse (TGV) sur 700 devraient rouler mercredi sur le réseau national, et très peu de trains en régions, banlieues et région parisienne.



Le trafic restera "très perturbé" jeudi et "très probablement encore pour le week-end", a mis en garde la SNCF, qui a en revanche prévu "un service normal" mercredi pour les trains européens Eurostar et Thalys.

La direction du métro parisien a annoncé de son côté un trafic "quasi nul".

Au coeur du mouvement, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui prévoit le rallongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans pour toucher une retraite complète, et qui concerne 500.000 personnes face à 18 millions de salariés du secteur privé.

Cette réforme est présentée par le président Sarkozy comme emblématique de sa volonté de "rupture", et le chef de l'Etat, élu il y a six mois, a réitéré à maintes reprises qu'il ne céderait pas et "irait au bout". "Rien ne me détournera de mon objectif", a-t-il encore affirmé mardi devant le Parlement européen à Strasbourg.

Après avoir reçu mardi soir les dirigeants de la SNCF (chemins de fer), de la RATP (transports parisiens), d'EDF (électricité) et de GDF (gaz), M. Sarkozy a émis le souhait que "les négociations s'ouvrent rapidement entre les directions des entreprises et les organisations syndicales sur l'ensemble des mesures proposées dans l'intérêt des salariés pour accompagner la réforme des régimes spéciaux".

Peu avant, le syndicat majoritaire dans les transports, la CGT, avait accepté lors d'une rencontre avec le ministre du Travail, Xavier Bertrand, le principe de négociations dans les entreprises mêmes, et non pas au niveau national, selon M. Bertrand.

Dans la soirée, la formule proposée par la CGT a été approuvée par deux autres syndicats: la CFDT a déclaré qu'elle lui "convient bien" et l'Unsa a jugé qu'elle n'était "pas absurde".

Se réjouissant de l'ouverture de la CGT, le Premier ministre François Fillon a annoncé avoir demandé au ministre de recevoir les représentants des autres syndicats "pour recueillir leurs propositions" sur la réforme.

Le ministère du Travail a indiqué que M. Bertrand, qui avait vu dans la soirée la CGT et l'Unsa, recevrait mercredi matin quatre autres syndicats dont la CFDT.

Une manifestation syndicale est prévue mercredi à Paris.

Le numéro un du Parti socialiste (PS), François Hollande, a accusé le gouvernement de mener les réformes avec "l'arbitraire et l'autoritarisme", "sans aucune concertation, sans aucun dialogue", évoquant un "grave et profond malaise social" en France.

Les fonctionnaires seront en grève le 20, les magistrats seront mobilisés le 29, et depuis plusieurs jours un mouvement de contestation s'étend dans les universités, où une quinzaine de facultés sont bloquées.

Mais dans cette épreuve de force, le pouvoir mise sur le soutien de l'opinion, 59% des Français se situant dans le camp du chef de l'Etat à propos des mouvements sociaux, selon un sondage publié mardi par le quotidien de gauche Libération.

Photo: www.cersncfnormandie.fr


H.V/Source Edicom






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