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Commerces et services
18/11/2018 - 21:26

Lausanne, un vitrier à découvrir !

Chers lecteurs et chères lectrices nous continuons notre découverte de personnes intéressantes sur le canton de Vaud en Suisse. Sur Lausanne nous avons fait la connaissance de Besian Toqani un vitrier montrant une très belle passion pour son métier.



Editoweb : Pouvez-vous nous parler du côté artistique du métier de Vitrier ?
Besian Toqani : Les rayons du soleil filtrant à travers les surfaces vitrées, plus ou moins colorées, mettent en valeur l'art habile des maîtres verriers qui, aujourd'hui comme hier, se consacrent à la production non seulement d'objets du quotidien, mais aussi de véritables chefs-d'œuvre tels que les magnifiques fenêtres polychromes qui ornent les bâtiments sacrés. Si ce métier a aujourd'hui connu des mutations importantes du fait du développement industriel, les ateliers d'artisanat, où l'on retrouve les techniques et traditions du passé, n'ont pas complètement disparu. En eux sont produits de splendides artefacts, qui sont le résultat de l'expérience, l'imagination et l'habileté manuelle de l'artisanat capable de façonner et de donner forme à une matière incohérente.

Editoweb : Pouvez-vous nous parler de l'histoire de votre métier ?
Besian Toqani : En laissant de côté la description des verreries modernes et en rappelant que l'utilisation de ce produit remonte à l'antiquité, il est intéressant d'offrir une certaine curiosité sur ce sujet. En feuilletant les pages de divers livres de la bibliothèque de Lausanne , vous avez une idée de l'organisation des ateliers des verriers au XVIIIe siècle, où le four, qui pouvait avoir une forme ronde, ovale ou carrée, avait une grande importance. Dans celui-ci, construit en maçonnerie et équipé d'ouvertures ou de bouches, ont été introduits les  creusets, c'est-à-dire de grands récipients conçus pour contenir les éléments nécessaires à la formation du verre. Pour sa production, en effet, étaient indispensables à la fois les matériaux salins (sel de tartre, sel de potassium, sel de soude), qui permettaient de faciliter le processus de fusion puis de fabrication du verre, et les matériaux terreux, qui pouvaient être vitrifiables (quartz, cristal de roche et sable) ou calcaires (argile et chaux vive). Ces substances, savamment dosées, étaient chaulées ou "frites" dans des fours spéciaux, afin qu'elles puissent perdre toute trace d'humidité, après quoi elles étaient placées dans les creusets (elles pouvaient contenir 900 kg de masse vitreuse), placés dans le four. Par la vigueur des flammes, la matière contenue dans les récipients a commencé à se liquéfier, produisant à sa surface des scories mousseuses opaques, appelées autrefois "paillettes de verre ou sel de verre", qui étaient éliminées avec des cuillères spéciales de fer : les écumes. Cette phase, appelée raffinage, a été suivie de la phase de repos, au cours de laquelle nous avons assisté à une baisse progressive de la température de sorte que le mélange, de plus en plus épais, a acquis une plus grande ductilité. C'est alors que le verrier a pu travailler la masse de verre, laissant libre cours à son imagination.

Editoweb : Aujourd'hui en 2018 le verrier est un peu cousin du vitrier ?
Besian Toqani : En effet le vitrier n'est jamais très loin du Verrier. De son travail sont nés des vases, des bouteilles et d'autres objets d'usage courant. Pour réaliser ces verreries, l'artisan a suivi des étapes spécifiques : après avoir pris une petite quantité de matière, liquéfiée, avec un tuyau de soufflage et l'avoir enroulée sur une plaque métallique, située non loin du four, il a commencé à souffler dedans pour que le bol, incandescent et visqueux, situé à l'avant du canon, commence à gonfler et prenne un aspect sphérique, qui ne pouvait être modifié seulement en ajoutant de la masse vitreuse. Une fois la bonne quantité de matériau placée sur le fût, auquel le verrier a donné un mouvement de rotation, l'objet désiré a commencé à prendre forme, pour la fabrication duquel il ne pouvait manquer de moules en fer. Le verrier, en effet, insérait le matériau vitreux, distribué sur le devant du canon (dans lequel il ne cessait de souffler), dans ces formes de fer, ce qui donnait à l'objet l'aspect désiré. A ce stade, le produit n'était pas encore terminé, car il devait être replacé dans le four, où il a subi un refroidissement progressif. Cette phase, appelée recuit, était très importante, car elle permettait d'augmenter la résistance et la résistance du verre. Cependant, il ne faut pas oublier que les créations dont nous avons parlé, en plus d'être transparentes, peuvent prendre des couleurs différentes grâce à l'ajout de certains minéraux dans le mélange de substances salines et terreuses : l'oxyde de fer donnait au verre une teinte verdâtre.

Editoweb : C'est un plaisir de vous entendre nous expliquer cela. Vous avez une vraie connaissance encyclopédique de votre métier. Les tâches les plus communes du vitrier quelles sont elles ?
Besian Toqani : Merci de me donner l'occasion d'exprimer tout cela ! Quoi qu'il en soit sachez aussi que le vitrier réalise des travaux dans la vie de tous les jours pour toutes sortes de besoins. Le vitrier travaille le verre plat (découpage, meulage, etc.), il pose le verre du bâtiment, isolant ou profilé et créent des installations vitrées pour fenêtres, portes, entrées, portes coulissantes, portes miroirs, cabines de douche, etc. Les vitriers préparent le matériau dans l'atelier, le transportent sur le chantier et procèdent au montage. Ils connaissent les moyens mécaniques qui facilitent le mouvement et le transport des vitres. Je vous propose de vous en dire plus dans une prochaine interview.

En savoir plus : https://toqani.ch/


Josie Bonet








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