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France
08/07/2008 - 17:32

Le financement de la dépendance devra reposer en partie sur des contributions individuelles

Le Sénat vient d'apporter sa pierre à la construction du "cinquième risque" promis par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale : dans un rapport d'étape rendu public mardi 8 juillet, la mission d'information présidée par le sénateur (UMP) Philippe Marini explore plusieurs pistes afin de répondre au défi de la dépendance des personnes âgées.



Le financement de la dépendance devra reposer en partie sur des contributions individuelles
L'enjeu est de taille : la dépense publique consacrée à la prise en charge des personnes dépendantes devrait passer de 1 point de PIB aujourd'hui à 1,5 en 2025, ce qui représente une augmentation de 50 %. Comment financer un tel effort "à prélèvements obligatoires constants", selon le principe posé par le ministre du travail et de la solidarité, Xavier Bertrand ? "Il faudra compléter le socle de solidarité par une prise en compte du patrimoine des personnes âgées et un développement de l'assurance", résume le rapporteur de la mission, le sénateur (UMP) Alain Vasselle.

La dépendance ne sera pas pour autant le gouffre que prédisent certains : selon Xavier Bertrand, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait progresser d'environ 1 à 1,5 % par an d'ici à 2040. Grâce aux progrès de la médecine, les personnes âgées vivent en effet plus longtemps en bonne santé : en dix ans, l'âge moyen d'entrée en institution n'a cessé d'augmenter, passant de 77,5 à près de 80 ans. En 2000, 90 % des octogénaires vivaient encore à leur domicile, signe qu'elles jouissaient d'une certaine autonomie.

Aujourd'hui, la France consacre 19 milliards d'euros, soit 1 point de PIB, à la prise en charge de la dépendance des personnes âgées.

Au cours des dernières années, cette enveloppe n'a cessé d'augmenter : l'objectif national des dépenses de l'assurance-maladie (Ondam) personnes âgées croît plus vite que le reste des dépenses et le budget de l'APA a été multiplié par 2,5 depuis la création de l'allocation, en 2001. Malgré cet effort, les familles sont lourdement mises à contribution lorsqu'un de leurs proches entre en institution : selon la mission d'information du Sénat, le "reste à charge" assumé par la famille est en moyenne supérieur à 1 600 euros par mois. Près de 80 % des personnes qui résident en établissement font donc appel à leurs proches pour financer leur séjour.

Source: Le Monde

Awa Diakhate









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