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Sénégal d'Aujourd'hui
07/10/2008 - 21:20

Le peintre Iba Ndiaye est décédé à Paris

Dakar-Le monde de la Culture est en deuil, après le décès vendredi dernier du Conseiller culturel Mamadou Diouf, c’est le tour du peintre sénégalais Iba Ndiaye.



Le peintre sénégalais Iba Ndiaye est mort samedi à Paris à l’âge de 80 ans. Il était un grand talent, de cette race d’artiste que l’on affuble du qualificatif de « monstre sacré ». On s’accorde aujourd’hui à sa stature mondiale de peintre.

Iba Ndiaye est un personnage incrusté dans l’histoire des arts contemporain sénégalais. Il a en effet joué un rôle fondamental dans la mise sur pied de l’Ecole des Arts du Sénégal où il enseigne de 1962 à 1966.

Il naquit en 1928 à Saint-Louis du Sénégal. Après des études d’architecture à l’Ecole des Beaux-arts de Paris, Iba Ndiaye était revenu au pays en 1959. Il avait fait un peu de sculpture avant d’opter pour la peinture. Son passage à l’Ecole des Arts de Dakar, sur la demande du poète-président Léopold Sédar Senghor, avait été l’occasion de lancer la section Arts plastiques de l’Ecole des Arts du Sénégal.

Iba Ndiaye retournera à Paris après le 1er Festival mondial des arts nègres en 1966. Entre son atelier parisien baptisé « la Ruche » et la campagne périgourdine, Iba Ndiaye crée beaucoup d’œuvres. Il y a notamment la célèbre série de dix huiles sur toile peinte sur le thème du sacrifice rituel du mouton de la Tabaski. Iba Ndiaye était un bon observateur du monde africain et occidental qu’il relatait dans ses peintures dont le discours défie le temps et l’espace. Alors que la série « jazz », qui évoquent un pan de vie du peintre Iba Ndiaye dans le Paris des années 50 est souvent en « noirs et blancs » ou monochrome, les « Tabaski » baignent dans des coloris chauds et permettent d’admirer ce style expressionniste que le maître affectionnait, entre le coup de crayon avide de précision et la peinture utilisée avec un panache dont il avait le secret. Ses toiles ont depuis lors fait le tour du monde et figurent dans les grandes collections.

Réagissant, hier, sur le décès du peintre Iba Ndiaye, le directeur des Arts, Abdoulaye Racine Senghor, déclarait à l’Agence de presse sénégalaise que : « le Sénégal et l’Afrique perdent un des monuments de la peinture africaine, un grand maître et un intellectuel solide ».

Le directeur des Arts considère Iba Ndiaye comme le plus grand peintre sénégalais. Le Sénégal lui avait souvent rendu hommage et la dernière édition de la Biennale de Dakar mai-juin 2008 a exposé une rétrospective sur son œuvre magistrale à la Place du Souvenir.

Pour M. Racine Senghor : « le plus grand legs qu’il a laissé aux générations actuelles reste son ardeur et sa rigueur dans le travail, ainsi que son souci d’être créatif. Le défi à relever c’est de poursuivre son œuvre et d’aller plus loin que lui ».

Iba Ndiaye devrait être inhumé au cimetière catholique de Saint-Louis. Selon ses proches, les dernières volontés du peintre ont été de reposer au cimetière catholique de Saint-Louis, aux côtés de sa mère Anna Diouf.


Source: Le Soleil


Awa Diakhate







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