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France
09/06/2007 - 23:36

Legislatives France 2007: Point presse Editoweb

Il y a quelque chose d'indécent dans cette façon de traiter le peuple de France: Nicolas Sarkozy se fait élire sur la base d'un programme, puis demande aux électeurs de lui donner une majorité à l'assemblée nationale pour le réaliser. On peut dès lors se demander ce que valait ce programme au moment de son énoncé par le candidat aux présidentielles. Cela donne l'impression d'un chantage. Ci dessous grâce au NouvelObs une revue de presse qui balance tel un pendule qui ne s'arrêtera jamais. Il est 23h36, nous serons bientôt demain...



LE FIGARO

Alexis Brézet

"Entre des caciques socialistes tellement persuadés de la défaite qu'ils en ont oublié d'entretenir le moral des troupes et des dirigeants UMP à ce point convaincus de la victoire qu'ils n'ont pas attendu pour s'endisputer les trophées, le débat n'a jamais vraiment décollé. (...) Côté PS, c'est l'avenir du vieux parti d'Epinay qui se joue. Une Berezina, et François Hollande aura bien du mal à s'accorcher: la route s'ouvrira alors devant Ségolène Royal et une jeune garde décidée (...) à faire table rase du passé. Tandfis q'une défaite honorable laisserait aux adversaires de l'ex-candidate - qui espèrent désormais en Bertrand Delanoë - un peu de temps pour s'organiser ... Mais c'est, bien sûr, du côté de la droite et de son chef, Nicolas Sarkozy, que se situe l'enjeu principal. Une victoire nettement moins large que prév, et le chef de l'Etat verrait son état de grâce assombri. (...) A l'inverse une victoire franche et massive donnerait à la légitimité présidentielle le trachant des lames trempées et retrempées.

LIBERATION

Laurent Joffin

"Résister simplement à une vague bleue qui menace de tout emporter dans la vie politique et parlementaire. Y aura-t-il en France un contre-pouvoir capable de limiter l'omnipotence d'un homme qui aura tout gagné en un mois, l'Elysée, Matignon, l'Assemblée et toutes les dépendances du pouvoir, dans l'économie, l'administration et les médias? Voilà ce qui va se décider pendant ces élections législatives. (...) Résister: on sent affleurer, surtout dans les élites, une acceptation et un calcul. L'acceptation, d'abord. Celle d'un nouveau chapitre de l'histoire du pays, qui verrait une droite décomplexée mettre en oeuvre les réformes longuement attendues par le coeur de son électorat et tacitement avalisées par une partie de ses opposants, dans l'espoir qu'une potion amère remette la France sur les rails de la croissance. Le calcul, ensuite. Si l'on veut une gauche renouvelée, suppute-t-on, autant qu'elle perde très largement. Du passé on fera table rase."

L'HUMANITE

Pierre Laurent

"Sarkozy veut une Assemblée de clones et ne voir dans les travées de l'hémicycle qu'une seule tête : la sienne. Les cinq années qui viennent devraient se résumer à appliquer sans discuter toutes les décisions prises à l'Élysée. (...) la seule manière de faire vivre la démocratie et de faire entendre une autre voix que celle du gouvernement est d'élire à l'Assemblée de nombreux députés de gauche (...) Et à l'intérieur de la gauche, seule l' élection de députés communistes, notamment dans les circonscriptions sortantes qui peuvent permettre la constitution d'un groupe à l'Assemblée, rendra à la gauche le pluralisme dont elle a un impérieux besoin pour affronter les combats à venir. L'élection de dimanche peut envoyer un double message : le refus de donner les pleins pouvoirs à un homme seul et l'attente d'une gauche qui ne lorgne pas le centre mais se concentre sur la défense des salariés et la reconstruction d'une alternative à la politique Sarkozy."

LA VOIX DU NORD

Hervé Favre

"Avec l'instauration du quinquennat et l'adoption du calendrier qui fait élire le président juste avant les députés, les élections législatives ont perdu leur fonction de vote sanction à mi-mandat présidentiel, générateur de trois cohabitations ces vingt dernières années. Le nouveau président élu en attend au contraire un vote de confirmation des Français, surtout après une victoire aussi nette que celle du 6 mai. Pour les amis de la perdante, il ne reste que l'argument du rééquilibrage des pouvoirs pour faire campagne, avec l'espoir que les résultats écrits d'avance démobiliseront plus dans l'autre camp. Dans une centaine de circonscriptions, l'écart droite - gauche observé le 6 mai est inférieur à quatre points, sinon à deux points pour quarante d'entre elles. C'est dans cette France des points chauds que se formeront l'ampleur de la victoire des uns et la lourdeur de la défaite des autres..."

Suite dans le NouvelObs en pièce jointe:

Henri VARIO-NOUIOUA









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