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Europe
15/10/2008 - 16:44

Les autorités russes minimisent les effets de la crise

Moscou -Protégée par son matelas de pétrodollars, la Russie sera forcément moins touchée que d'autres pays par la crise mondiale, cette "infection" venue tout droit des Etats-Unis, selon le mot de Vladimir Poutine.



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Riche et forte, la Russie s'en sortira mieux que d'autres, telle est l'idée qui prévaut à Moscou. "Avec sa réserve de devises et ses richesses minérales, la Russie a de quoi voir venir", se félicite Katia, la quarantaine, à la tête d'une petite entreprise d'informatique moscovite.
 
Comme la plupart de ses concitoyens, Katia est rassurée par les mesures annoncées par le gouvernement pour soutenir l'économie et le marché financier en pleine tourmente. Vendredi 10 octobre, la Douma (Chambre basse du Parlement) a approuvé un plan anticrise pour un montant de 63 milliards d'euros. Les entreprises en difficulté auront accès au crédit via la banque de développement Vnechekonombank, les banques commerciales pourront, sans dépôts de garantie, emprunter à la Banque centrale.

Les comptes des particuliers à hauteur de 20 000 euros sont garantis à 100 %, a réaffirmé la Douma. Cette dernière mesure a un effet psychologique important sur la population, habituée à voir ses économies disparaître à chaque tourmente financière, comme ce fut le cas en 1998, en 1993, en 1990. Contrairement à ce qui se passait autrefois, aucun mouvement de panique n'a été observé.

Selon un sondage effectué en septembre par l'Agence nationale des études financières, 40 % des personnes interrogées pensent que la situation va empirer. D'autres - 20 % des sondés - estiment en revanche que la crise aura un effet bénéfique sur l'économie russe. Enfin, 16 % sont persuadés que la Russie sera épargnée.

Cet optimisme est affiché par la télévision publique, diserte sur les effets de la tourmente financière aux Etats-Unis, muette sur ses effets en Russie. Le téléspectateur assis devant son poste, lundi 6 octobre, n'a rien su de la chute de la Bourse (- 20 %), mais il a pu voir l'oligarque Mikhaïl Fridman en train de dire au président Dmitri Medvedev combien la crise globale était riche "en opportunités" pour le business local. Selon les instructions données par le Kremlin, les termes "crise financière" et "krach boursier" ne doivent pas être prononcés à la télévision. "Le mot "chute" a été banni au profit de "déclin"", explique le journaliste Vladimir Varfolomeev sur son blog.

Dans une lettre ouverte, Sergueï Polonski, le patron du groupe Mirax, bâtisseur de gratte-ciel, demande aux journalistes de contribuer à créer "une image positive" du marché de la construction au nom du "bien-être" de la population.

Les Russes ne sont pas dupes. Ils savent que, dans les mois qui viennent, des licenciements vont avoir lieu dans le secteur du commerce, de la finance, de la construction. Les signaux sont déjà là. En ce moment, la Douma cherche à ramener de trois à un mois de salaire l'indemnité prévue par le code du travail en cas de licenciement. Sur le Net, des forums entiers sont consacrés à la problématique du chômage.

"J'ai été gardien de nuit, vestiaire dans un théâtre, préparateur en pharmacie, ouvrier sur un chantier, ramasseur de pommes de terre, quelque chose me dit que je ne mourrai pas de faim", écrit un jeune homme. "On pourra toujours trouver du travail comme mécanicien sur les locomotives : ils sont très demandés", commente un autre blogueur. "Je vais me recycler dans le massage thaïlandais", annonce une jeune femme.

L'inflation (+ 15 % en 2008) reste la préoccupation majeure. Selon les sociologues de l'Agence nationale des études financières, la population russe s'inquiète bien plus de la perte de son pouvoir d'achat que du sauvetage des banques.


Source: Yahoo News

Awa Diakhate



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