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France
15/11/2007 - 14:32

Les syndicats jouent leur crédibilité

Le gouvernement n'est pas le seul à jouer gros - La Croix

Le gouvernement accepte l'offre de négociation de la CGT. Les syndicats doivent composer entre les intérêts divergents de leurs adhérents du privé et de ceux des régimes spéciaux. Ils ont pourtant annoncé la poursuite du mouvement jeudi 15 novembre, notamment à la SNCF



La CGT joue les équilibristes

Il est 12 h15 ce mercredi 14 novembre, jour de grève, et le portable de Didier Le Reste, secrétaire général de la puissante fédération CGT des cheminots, sonne dans le vide. « Désolé, il vient de partir en urgence voir Bernard Thibault », explique son secrétariat. Plus que jamais, la CGT est en première ligne.

La veille au soir, mardi 13 novembre, à la surprise générale, Bernard Thibault, numéro un de la CGT depuis 1999 mais surtout figure de la grève de 1995 contre la réforme des régimes spéciaux, a soufflé au gouvernement un scénario de sortie de crise.

En acceptant désormais de négocier entreprise par entreprise la réforme des régimes spéciaux – dont il conteste toujours officiellement les grands axes – pour peu que soit assurée la présence d’un représentant de l’État, Bernard Thibault permet à chacun de sauver la face : le gouvernement peut escompter amener enfin un nombre significatif de syndicats à la table des négociations ; et les organisations de salariés peuvent espérer que la présence du gouvernement garantira la pérennité financière des compromis à arracher dans la négociation.

Pour autant, cette sortie de crise prendra un peu de temps. Mercredi, en milieu d’après-midi, Didier Le Reste annonçait que le mouvement serait reconduit jeudi 15 novembre à la SNCF. Tandis qu’à la RATP et à EDF-GDF, certains syndicats ont déjà annoncé qu’ils se cantonneraient à vingt-quatre heures de grève.

Si la date du dénouement est donc incertaine, une chose est sûre : l’issue de cette réforme des régimes spéciaux ne sera pas un test uniquement pour le gouvernement. Chaque confédération, en effet, joue gros.

« Nous savons très bien que le gouvernement ne bougera pas sur les trois piliers de sa réforme, les quarante ans, la décote et l’indexation sur les prix des pensions, expliquait mercredi un négociateur syndical. Nous voulions marquer notre détermination avec une grève massive. Mais personne n’a non plus intérêt à une grève longue, à part peut-être SUD et dans une moindre mesure FO. Pour les autres, les choses sont claires, il s’agit désormais de sortir la tête haute du conflit. »

Mais comment ? Les stratégies diffèrent. Pour SUD, syndicat où la Ligue communiste révolutionnaire est très bien implantée, pas de doute : les travailleurs doivent jouer, à chaque fois que l’occasion se présente, l’affrontement avec le gouvernement. Force ouvrière, syndicat hétéroclite où cohabitent réformistes et révolutionnaires, suit ses troupes cheminotes, qui se situent plutôt dans le camp radical.

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Nicolas Maury









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