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France
18/12/2007 - 14:43

Les tensions s’exacerbent autour des sans-abri

La Croix

Il y a actuellement assez de places pour mettre chacun à l’abri du froid. Mais les associations réclament des solutions pérennes



La querelle de chiffres n’en finit pas d’opposer, depuis samedi 15 décembre, le gouvernement et les associations (Secours catholique, Fondation Abbé-Pierre, ATD Quart Monde…) mobilisées autour des Enfants de Don Quichotte, après leur tentative d’installer plusieurs dizaines de tentes à proximité de Notre-Dame de Paris.

Pour Christine Boutin, la ministre du logement, les promesses du gouvernement ont été tenues. « Il y a suffisamment de places pour héberger les gens qui souhaitent être hébergés », a-t-elle déclaré dimanche soir, en donnant des exemples, « la Haute-Corse, où 23 places sont occupées sur 61, Vannes 14 sur 18, dans le Nord où seuls trois SDF récalcitrants ne le sont pas ».

La ministre s’est d’ailleurs engagée à « publier quotidiennement le taux d’hébergement et le nombre de places disponibles dans chaque région sur le site du gouvernement ». En matière d’hébergement d’urgence, les objectifs du plan d’action renforcé en direction des personnes sans abri (Parsa) ont été atteints, ajoute-t-on au ministère, qui assure que 10.000 places ont été créées ou stabilisées.

De leur côté, les Enfants de Don Quichotte justifient leur activisme du week-end par le manque de volonté politique en la matière. Eux aussi brandissent le fameux Parsa pour dénoncer, à l’inverse, le manque de places pour les sans-abri. C’est que les termes du débat ne sont pas les mêmes.

Seules 3 000 places en maisons-relais sur les 9 000 prévues
Adopté il y a un an, juste après la première mobilisation des troupes d’Augustin Legrand au Canal Saint-Martin, ce plan portait à la fois sur l’hébergement d’urgence et les logements adaptés, comme les maisons-relais, qui offrent une solution durable à des publics fragiles sortant de la rue. C’est sur ce deuxième volet que le bilan est mitigé. De l’aveu du ministère lui-même, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes : seules 3 000 places en maisons-relais sur les 9 000 prévues ont vu le jour et le retard s’accumule concernant les résidences hôtelières à vocation sociale… Au final, un véritable dialogue de sourds s’est installé.

Pour y voir plus clair, il faut distinguer la mise à l’abri, lorsque baisse le mercure, des solutions pérennes. Avec le déclenchement du plan grand froid dans plusieurs départements, le pays est actuellement capable de parer à l’urgence et d’accueillir les personnes à la rue pour les protéger du froid. « Dire que le 115 ne peut répondre à la demande aujourd’hui est faux, souligne Xavier Emmanuelli, le président fondateur du Samu social, qui traite 1.500 appels par jour. Nous répondons à l’urgence conjoncturelle notamment grâce à un volant de places disponibles à Paris. Nous arrivons à trouver des solutions. »

Si certaines personnes dorment malgré tout dans la rue, c’est qu’il ne suffit pas de disposer de places, comme l’explique le responsable du 115 à Paris, Thomas Marie. « Certains sans-abri refusent de rejoindre les centres en raison de règles de vie assez strictes ou parce qu’ils ne souhaitent pas de vie en collectivité. D’autres, parce que les places proposées se trouvent loin de leur territoire de vie. »

lire la suite: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2323420&rubId=1094

Nicolas Maury









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